A partir de 22 000 euros, ce pick-up électrique est-il vraiment une bonne affaire ?

La suite de votre contenu après cette annonce

Prix Pick-up Slate

Malgré les vents contraires qui soufflent en Amérique du Nord, Slate approche de la mise sur le marché de son pick-up électrique abordable. Fidèle aux annonces précédentes, le prix s’accompagne même d’une amélioration des performances. Mais que cache réellement ce tarif si bas ?

Les mauvaises langues diront que Slate a augmenté son prix. En effet, les annonces initiales évoquaient un tarif sous la barre des 20 000 dollars. Toutefois, la prime à l’achat de 7 500 $ était comprise dans ce montant. Dès lors, on peut bel et bien considérer qu’à 24 950 $, sans prime (elle a été supprimée), la promesse est tenue.

À ce prix, il s’agit simultanément du véhicule électrique et du pick-up le plus abordable du marché étasunien. Au passage, il est aussi une des dix voitures les moins chères, toutes énergies confondues. Et certaines prestations sont revues à la hausse. Mais le concept reste inchangé : celui d’un pick-up électrique économique, simple et dépouillé.

À lire aussi
Où est passé ce pick-up électrique pas cher qui devait tout révolutionner ?

Brut de décoffrage

Tout d’abord, tempérons les ardeurs : le pick-up de Slate n’est pour le moment pas prévu pour l’Europe. Son prix canon est en outre, comme toujours dans les annonces aux États-Unis, un prix brut : hors taxes, frais de livraison ou d’immatriculation…

Du prototype à la série, le véhicule n’a pas changé pour son look. Une carrosserie à simple cabine à deux places, sans fioritures, des panneaux de carrosserie en plastique uniformément gris… Un aspect austère qui sera rehaussé en parcourant le large catalogue de personnalisation : autocollants, covering complet, enjoliveurs de roues, masques de feux avant et arrière, grilles de calandre.

Le côté brut, voilà déjà un aspect du prix bas ! La personnalisation ultime, ce sera la conversion du pick-up en SUV à 5 places en trois versions : découvrable avec arceau, cabine à hayon vertical (Squareback) ou hayon incliné (Fastback). Les deux dernières variantes sont affichées à 29 950 $ (26 400 €).

Il en est de même à bord. En série, il n’y a quasiment rien. Il faudra également faire appel aux accessoires pour personnaliser l’habitacle : décors, console centrale, rails de fixation d’accessoires, etc. Il n’y a pas d’écran central, remplacé par un support pour tablette (en accessoire).

Sièges à réglages électriques, chauffants ou ventilés, clim régulée multizone ou plastiques moussés n’ont pas droit de cité. Idem pour les aides à la conduite dont les alertes sonores laisseront tranquille conducteur et passagers. Jusqu’aux vitres qui reviennent à un équipement dont beaucoup ont oublié la simple existence : la manivelle. Avantage ultime : on peut acquérir ces diverses personnalisations à n’importe quel moment de la vie du véhicule… Reste qu’en cochant des options, on a un prix qui se rapproche des modèles plus classiques. Et Ford a promis un pick-up électrique pour 30 000 $ d’ici deux ans.

Moins puissant, pour aller plus loin

Par rapport au prototype initial, le moteur arrière voit sa puissance reculer de 150 à 135 kW. En revanche, la batterie change du tout au tout. Désormais de type LFP, elle propose 65 kWh (63 utilisables) contre 52,7. L’autonomie fait un bond de 240 à 328 km (cycle EPA).

Si le principe d’un pick-up électrique, même abordable, n’est pas forcément très adapté à l’Europe, la proposition de Slate a pour intérêt de montrer qu’il existe peut-être une autre voie : celle de véhicules qui font leur job de déplaçoir en toute simplicité et économiquement. Et, si c’était cela la véritable voie que devrait prendre la nouvelle catégorie des citadines électriques en Europe ?

Cet article vous a plu ? Lancez la discussion

Accéder au forum

Nos guides