À quoi ressemblera le parc automobile français en 2020 ?

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parc automobile
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Pour certains, il s’agit d’un exercice prospectif à part entière. Pour d’autres, c’est un non-sujet dans la mesure où le moteur thermique devrait continuer à représenter l’essentiel des immatriculations de véhicules neufs.

Entre ces deux points de vue, comment imaginer l’évolution du parc automobile français d’ici à 2020 ? Etant donné la part que représente le transport dans les émissions de CO2 de la France, le sujet mérite que l’on s’y intéresse.

Premier constat : le piéton de l’an 2012 peut déjà observer dans la rue plus de la moitié des véhicules qui constitueront le parc automobile français en 2020 ! Pas besoin d’avoir fait de longues études pour affirmer cela : le marché français des véhicules particuliers neufs représente environ 2 millions d’unités vendues chaque année. C’est un marché de renouvellement pour l’essentiel. En 2020, les 32 millions de VP qui composent actuellement le parc auto auront donc été renouvelé à environ 50%. La question qui se pose alors est de savoir quels seront les véhicules qui continueront à circuler à cette date. La réponse est loin d’être triviale mais en réfléchissant un petit peu, on peut quand même avancer quelques hypothèses probables.

Ce seront majoritairement des véhicules mis en circulation après 2006, qui consomment peu et qui constituent déjà aujourd’hui une part importante du marché de l’occasion : citadines et berlines compactes, essence de petite cylindrée (< 1,2L) ou Diesel (<1,6L). Du coté des monospaces, des breaks et des petits SUV, pas de grosse révolution à attendre : les motorisations les plus économes du moment devraient poursuivre sans trop de difficulté leur route jusqu’en 2020. Faute de dispositifs très contraignants (?) pour réglementer la circulation automobile en ville, les citadins devraient continuer à jouir des particules et des pollutions à l’ozone pendant quelques années encore…

Intéressons-nous maintenant au 50% restant représenté par les véhicules neufs qui viendront – indirectement – remplacer les véhicules les plus anciens actuellement en circulation et/ou les moins prisés sur le marché de l’occasion. Pour les toutes prochaines années, pas de grosse révolution à attendre. Tant que la fiscalité du gazole demeura ce qu’elle est aujourd’hui, les véhicules Diesel devraient continuer à se tailler la part du lion face à l’essence. L’offre constructeur en matière de petites cylindrées essence devrait néanmoins permettre de rééquilibrer un petit peu le marché, notamment du coté des citadines. Les petits 3 cylindres essence turbo ne seront plus réservés aux seules petites voitures puisqu’ils devraient assez rapidement détrôner le bon vieux quatre cylindres de papa sous le capot d’une majorité de berlines compactes (Renault Mégane, BMW série 1, Peugeot 208 & 308, etc…).

Quant aux véhicules hybrides (full hybride) et électriques, oui ils vont continuer à progresser. Oui leur côte va bondir vis-à-vis des acheteurs potentiels. Mais combien pèseront-ils exactement en 2020 ? 5%, 10%, 20%, plus encore ? Difficile d’avancer un chiffre avec certitude. Même dans les scénarios les plus optimistes, peu probable qu’ils représentent plus de 15% des véhicules en circulation compte-tenu de leur popularité actuelle qui reste modeste (je ne parle pas des adeptes de la Prius qui eux sont ne reviendront en arrière pour rien au monde !).

En l’absence de vraie rupture, on peut quand même se rassurer en se disant qu’en 2020, près d’une voiture sur trois aura enfin (!) son moteur coupé au feu rouge. Un petit pas pour la planète et le CO2, un autre petit pas pour la qualité de vie des citadins.

Enfin, c’est très probablement à Paris et à l’intérieur des grandes villes de provinces que l’évolution s’annonce la plus spectaculaire. Avec la part croissante des transports collectifs, des modes actifs et des nouvelles offres de mobilité partagée (Autolib’, Car2go, voiturelib’, Twizy Way, etc…), la voiture individuelle à pétrole va progressivement perdre sa place au profit d’alternatives de transport à la fois plus efficientes et plus attractives. Notamment vis-à-vis de la jeune génération qui s’apprête aujourd’hui à entrer dans la vie active en ayant bien l’intention de dépenser son argent ailleurs que dans les voitures…

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Pragmaticil y a 14 ans

Oui je comprends …
Mais vous raisonnez comme un citadin !
Vous avez en général tout sous la main, le petit commerce à côté et le cinéma pas trop loin.

Mais pour les gens en pavillon à 20km de leur travail, eux généralement après le boulot, ils doivent aller chercher les enfants, puis faire un détour inopiné au Carrefour à 20km de-là, pour acheter vite une télé pour remplacer celle qui est tombée en panne chez leur grand-mère au village voisin, et qui veut absolument regarder son émission préférée le soir même, et donc 50km de plus pour aller l’amener et 50km pour revenir à la maison avec la vieille télé, que vous jetterez le lendemain au centre de récupération le plus proche de chez-vous.

Cela a fait 180km sans prévenir !
Il est là le « où on veut et quand on veut ».
Puis la pollution sera à ZERO en ville avec les VEHR !
§

regulieril y a 14 ans

J'y ai été peut-être un peu fort.. Il n'empêche que plus de 90% de la population "va ou elle veut quand elle veut" pendant 350 jours par an à moins de 60 kms de chez eux.. il reste 15 jour ou elle a besoin de 500+ kms... et comme mentionnait Guillaume, cela pollue l'espace public car il y a plus de voitures garées que en circulation au cas ou il nous prendrait l'envie "d'aller ou on veut quand on veut"
Ca donne à réfléchir...

Pragmaticil y a 14 ans

@Etienne,
Hérésie, vous allez un peu fort !
Vous ne jugez que sur les performances « médiocres » en pur électrique des « pseudo-hybrides » actuels. Les bons hybrides rechargeables et Flex-fuels vont venir bientôt, et à mon avis, ils deviendront LA référence de demain (2015-2020) en ce qui concerne le véhicule alliant 0 pollution en ville sur 50km, et un minimum de rejets « pseudo propres » sur nos autoroutes, sur 500km. Les plans des motorisations VEHR sont déjà dans nos cartons, reste plus qu’à trouver les financements et surtout la volonté des constructeurs nationaux à développer cette technologie en coopération avec les grands équipementiers. Car je pense encore que les constructeurs ne « lâcheront » le pur moteur thermique (leur cœur de métier) vraiment que quand les gens commenceront à demander avec insistance des VEHR en concession.

Il ne faut pas oublier que le véhicule particulier a été inventé pour « aller où on veut, quand on veut », juste en s’arrêtant quelques minutes pour faire le plein. Voilà ce que veulent en fait les gens en matière de véhicule particulier. Ce qui ne sera pas possible avec le VE ! Les véhicules purement électriques resteront cantonnés en ville, de par leur « réservoir » difficile à remplir en général, et plus particulièrement sur autoroute.

Alors, comme le dit assez-bien Guillaume, in-fine, nous auront sûrement les deux technologies sur nos routes, au prorata des besoins en 2020.
§

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