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La deuxième génération de Spring a été conçue à partir de la nouvelle Twingo électrique. Look, équipements, prix : qu’est-ce qui différencie les deux modèles ?
Moins d’un an et demi. C’est le temps record qui a été nécessaire pour imaginer la seconde génération de la Spring. Pour s’en rendre compte, il n’y a pas si longtemps, la moyenne pour concevoir une auto était de 3 à 4 ans. Oui mais, il y a une astuce !
Cette Spring a été développée sur la base de la nouvelle Twingo électrique, qui avait elle même été pensée en seulement deux ans en s’inspirant des méthodes chinoises. Ici, ce n’est pas juste une opération de changement de logo comme on peut le voir dans l’industrie automobile, avec juste une calandre et un pare-chocs revus !
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A l’intérieur, les différences sont moins importantes. A l’avant, elles se concentrent sur le haut de la planche de bord, avec une coiffe propre à la Spring. Le design des aérateurs a été revu, tout comme le graphisme des écrans. La Twingo soignera un peu plus son apparence grâce aux inserts couleur carrosserie dans les portes avant. Une différence majeure se trouvera en fait à l’arrière. La Twingo soigne sa modularité avec deux sièges indépendants et coulissants, la Spring se contente d’une banquette fixe.
Sur le plan technique, rien ne bouge. Moteur (60 kW), batterie (LFP 27,5 kWh) et solutions de recharge (AC 6,6 kW en série, AC 11 kW + DC 50 kW en option) sont les mêmes. Si les deux modèles font l’impasse sur la pompe à chaleur, la Twingo se réserve le mode One Pedal (mode B sur la Spring).
La Twingo avait déjà marqué les esprits en s’affichant à partir de 19 490 €, petit tour de force pour une citadine électrique avec 263 km d’autonomie produite en Europe. Forcément, pour respecter la logique de groupe, la Dacia se doit d’être encore plus abordable. Et elle l’est, puisqu’elle s’affiche dès 17 900 €.
A ce prix, elle a donc une fiche technique identique à la Twingo. Et côté équipements, elle embarque l’essentiel, avec en série la clim manuelle, les rétros électriques, les radars de recul, l’aide au maintien dans la voie.
La Twingo de base est donc 1 590 € plus onéreuse. Mais elle est mieux dotée. Outre sa modularité plus évoluée avec les sièges indépendants et coulissants à l’arrière, elle a en série l’écran tactile 10,1 pouces avec la connexion sans fil Apple Car Play et Android Auto. Elle soigne un peu mieux son look avec roues de 16 pouces (contre 15 chez Dacia) et une couleur de série plus joyeuse (jaune au lieu de blanc).
En finition haute Journey, la Spring est à 19 400 €, soit quasiment le prix de la Twingo de base, avec l’écran tactile et la navigation. Mais il y a aussi l’accès mains libres et la caméra de recul. La Twingo garde l’avantage de sa modularité… mais c’est tout.
Pour avoir avec la Renault la caméra de recul et l’accès mains libres, il faudra monter au niveau techno à 21 090 €. A ce prix, on a aussi les feux de route automatiques, le régulateur adaptatif, le dossier de siège passager rabattable, le mode One Pedal et la clim auto, des équipements qui ne sont pas proposés sur la Dacia.


On sent que le groupe Renault a dû résoudre une équation compliquée pour ce duo car au final, la Spring est identique techniquement à la Twingo et est fabriquée dans la même usine. Dans la mesure où la Twingo est déjà proposée à un prix serré, la différence n’a finalement que pu se faire sur la dotation en équipements, allégée avec la Dacia. Celle-ci est 1 590 € moins chère, mais avec moins d’équipements donc. Si les dotations étaient alignées, il n’y a plus beaucoup d’écart de prix !


L’intérêt de la Dacia résidera donc dans l’idée d’être encore moins chère en faisant l’impasse sur des éléments dont les clients peuvent se passer assez facilement s’ils cherchent d’abord un prix et une voiture utile pour les petits trajets du quotidien. Le souci peut toutefois venir de la stratégie commerciale. Dacia est connu pour n’accorder aucune remise. Si on arrive à obtenir un petit geste chez Renault, la Twingo gommerait l’écart en étant mieux dotée.
On sent quand même que si Renault avait besoin de Dacia pour mieux rentabiliser la base de la Twingo, il n’était pas question de donner naissance à une rivale dangereuse en interne. Au final, l’idée est d’avoir une complémentarité : une Spring plus sage et un peu moins dotée face à une Twingo plus fun et plus techno, permettant aux clients d’avoir un choix de philosophie, et donc deux types de clientèle, une pouvant être aussi plus urbaine, l’autre plus campagne.
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De série, la banquette se rabat en 50/50 (juste le dossier).
Les sièges arrière indépendants n'existent pas sur Spring, même en option.
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