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Dacia a levé le voile sur la deuxième génération de la Spring, sa petite citadine électrique. Si la nouvelle venue est dérivée de la Renault Twingo, elle a son propre look et est encore plus abordable. Avec une bonne nouvelle : elle va de nouveau profiter d’aides à l’achat renforcées ! Nous avons pu approcher en avant-première cette nouvelle Spring, voici nos premières impressions à bord.
Dacia va accélérer sur le marché de l’électrique. Le roumain a annoncé le lancement de quatre nouveaux modèles d’ici 2030. Voici le premier d’entre eux… qui est aussi le renouvellement du premier véhicule électrique du constructeur, la Spring.
Lancée en 2021, elle a connu un joli succès, avec plus de 200 000 exemplaires écoulés, grâce évidemment à des prix cassés. Mine de rien, à cette époque pas si lointaine, une auto électrique à 16 990 € avant le bonus, c’était incroyable. Une Renault Zoé était à plus de 30 000 €.
Dacia avait profité d’une bonne opportunité. Renault avait initialement conçu pour la Chine une citadine électrique à prix serré, dérivée de la citadine low-cost Kwid imaginée en Inde. Le projet a été rebadgé Dacia pour l’exporter en Europe.
Pour la nouvelle venue, tout change, sauf le nom. Avec toutefois un point commun : l’auto découle là encore d’une opportunité avec Renault. La Spring 2 est en effet étroitement dérivée de la Twingo. Ce qui a permis un développement express ! Le projet n’a été validé que début 2025. Dacia a concocté la voiture en 16 mois.
L’exercice était toutefois simple, puisqu’il a surtout consisté à revoir le design extérieur. Si la structure et des éléments de vitrage sont communs avec la Twingo, tout le reste change et il est impossible de confondre les deux véhicules. Ce n’est pas qu’un simple petit remaquillage comme on a pu en avoir l’habitude avec les petites citadines proposées au sein d’un même groupe. La Spring a son propre look et sa propre personnalité, que l’on peut résumer en ces mots : des angles et du sérieux. Tout le contraste donc avec une Twingo arrondie et fun !
Une stratégie assumée par Dacia et dictée par la logique de groupe ! Si Renault avait besoin d’un projet comme la Spring pour rentabiliser la base technique de la Twingo, surtout dans la mesure où l’idée d’un partenariat avec Volkswagen avait capoté, pas question d’avoir une voiture qui venait trop marcher sur le terrain de la Twingo. Ce qui donne au final une Spring assez sage, pour une clientèle qui veut une petite auto électrique pas chère et efficace.
Si la Spring reste une petite voiture, le changement de base technique lui donne de nouvelles proportions. Alors que la longueur grimpe de 15 centimètres, à 3,85 mètres, la largeur prend 18 centimètres (1,74 m) ! De quoi donner à l’auto une allure plus solide, ce qui est donc renforcé par les formes anguleuses, avec même des épaules bien marquées.
La silhouette se distingue aussi de la Twingo avec un capot quasiment à plat, qui coiffe l’ensemble phares/calandre. On note que la nouvelle signature lumineuse en « T » vue sur le break Striker n’est pas présente ici, la Spring recevant une signature qui va évoquer le logo de la marque.
Un peu influencée par le monde des SUV, cette Spring reçoit de larges protections en plastique sur les boucliers, ce qui est une bonne chose pour affronter la jungle urbaine. Il manque une protection semblable sur les portes, où l’on trouve juste un décor. D’autres inserts décoratifs détachent visuellement le toit du reste, mais pas question d’imaginer une silhouette bicolore, qui aurait nécessité un processus industriel coûteux. D’ailleurs, on note que le choix des couleurs de carrosserie est limité à quatre teintes : le Bleu Agave ici en photo, le Gris Schiste, le Noir Etoilé et le Blanc Glacier. Côté, roues, c’est 15 ou 16 pouces, avec des jantes de type « flexwheel » (la Twingo propose 16 ou 18 pouces).

Chez Dacia, on veut faire beau et pas cher, nous l’avions vu avec le patron du design de Dacia lors de la présentation du break Striker. Nouvel exemple avec la signature lumineuse de la Spring. Seul l’élément haut est éclairé. La partie basse est inclinée à 45° pour la refléter, façon jeu de miroir. Une astuce utilisée à l’avant comme à l’arrière, qui permet de réduire les coûts tout en donnant un effet de style, avec ici de la profondeur.

A l’intérieur, changement de discours. La proximité avec la Twingo est visible ! C’est assez simple, les designers de Dacia ont juste revu le dessus de la planche de bord, le bas ne bougeant quasiment pas. La partie supérieure a ici l’avantage de dégager un petit peu mieux le champ de vision. Elle adopte une couleur bleutée. Le design des aérateurs a été revu, avec un décor qui évoque là aussi le logo Dacia.
De la Twingo, on retrouve donc l’instrumentation avec un écran de 7 pouces et l’écran tactile 10,1 pouces, aux graphismes plus simples dans les codes de Dacia. L’écran est en série sur la version haute. En version de base, on retrouve le système Media Control : on fixe son smartphone au tableau de bord et on peut commander des fonctions de l’application Dacia dédiée via les touches au volant. Nouveauté : on peut utiliser la fonction avec le téléphone en format portrait, plus adapté aux applications de navigation. Si la clim est en série, elle est toujours manuelle (pas de clim auto en option).
Pour les rangements, on retrouve la rigole vue sur la Twingo, qui permet de poser quelques petits objets. Des nouvelles Dacia, la Spring reprend le concept des fixations « YouClip » pour avoir quelques accessoires astucieux à bord. Trois points sont en série, un sur la console côté passager, deux dans le coffre. Il y a par exemple un élément pour enrouler un câble de smartphone, un étui à lunettes… On peut avoir un accoudoir central avec rangement fermé.
A bord, la grande différence avec la Twingo tient à la modularité. Plus simple et plus abordable, la Spring délaisse les sièges arrière indépendants et coulissants. A la place, une classique banquette deux places, fixe. L’espace aux jambes est correct… tant que les occupants avant ne sont pas trop grands. Mais on est dans la logique d’une voiture de 3,85 mètres de longueur. Il faut aussi faire avec une assise courte et un plancher haut. Tout est simple à l’arrière, de l’absence de rangement dans les portes à la présence de vitres qui s’ouvrent à compas… comme dans la Twingo.
Côté coffre, le volume est de 337 litres. Le plancher amovible est constitué de deux parties indépendantes permettant de compartimenter le coffre pour, si besoin, caler ou dissimuler certains objets. Autre astuce, il y a un frunk, un coffre avant, sous le capot. De quoi ranger par exemple un deuxième câble de recharge.
Du coté de la technique, vous nous voyez venir, c’est une Twingo ! On retrouve ainsi le bloc de 60 kW (82 ch) qui délivre un couple de 175 Nm, un moteur qui a été conçu en Chine. La batterie est une LFP de 27,5 kWh en capacité utile.
L’autonomie mixte WLTP est de 250 km, un peu moins que la Twingo, en raison notamment du capot relevé. Mais c’est 25 kilomètres de plus que la dernière version de la Spring 1, qui avait adopté en fin de carrière une batterie LFP de 24,3 kWh. C’est largement suffisant pour l’usage classique de ces petites voitures. Selon Dacia, les clients de la première Spring font en moyenne 34 km par jour !
Ce qui peut expliquer le choix d’une offre de recharge modeste en série. Il faut en effet se contenter d’un chargeur embarqué AC 6,6 kW. Avec une simple prise renforcée, on repasse de 15 à 80 % de charge en 5h40.
Pour ceux qui veulent de la polyvalence, un pack optionnel permet d’avoir une recharge AC 11 kW et une recharge DC 50 kW. On passe ainsi de 15 à 80 % en 28 minutes. Ce pack donne aussi accès à la recharge birectionnelle V2L (adaptateur en option).
La Spring fait dans la simplicité, assumant de faire l’impasse sur des technologies plus évoluées. Pas de pompe à chaleur donc, pas de mode One Pedal (mais un mode B) et la batterie est refroidie par air.
Grâce à la base de la Twingo, la voiture va progresser sur la route, que ce soit en matière de comportement et de bruit à bord. On note aussi la présence de pneus Continental (15 pouces) ou Goodyear (16 pouces) à la place des pneus chinois de l’ancien modèle.
La fiche technique
| Longueur | 3,85 mètres |
| Largeur (hors rétros) | 1,74 mètres |
| Moteur | 60 kW / 82 ch |
| Batterie | LFP 27,5 kWh (capacité utile) |
| Autonomie mixte WLTP | 250 km |
| Conso mixte WLTP | 12,7 kWh/100 km |
| Recharge en série | AC 6,6 kW |
| Temps de recharge 15 à 80 % en série | 9 heures sur prise standard, 5h40 sur prise renforcée, 2h55 sur wallbox 7 kW |
| Recharge en option | AC bidirectionnelle 11 kW + DC 50 kW |
| Temps de recharge 15 à 80 % avec l’option | 1h55 avec borne wallbox en triphasé 11/22 kW, 28 minutes en DC. |
Dévoilée ce 8 septembre, la nouvelle Spring est déjà disponible à la commande en France. Le prix de base est de 17 900 €. Soit 1 000 € de plus que l’ancienne Spring… mais la nouvelle sera plus abordable grâce à la prime « coup de pouce ». En effet, la production passe de la Chine à l’Europe (en Slovénie), ce qui va permettre à la voiture de valider l’éco-score et de profiter des aides renforcées, qui varient dans le groupe Renault de 3 620 à 6 180 €. La Spring commence donc à 14 280 € avec la prime minimale… et à 11 720 € avec la prime maximale !

| Expression | Journey | |
| 82 ch – Batterie LFP 27,5 kWh | 17 900 € | 19 400 € |
Le pack pour avoir la recharge birectionnelle 11 kW et la recharge rapide 50 kW est à 500 €.
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