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C’est officiel : la réglementation européenne sur les émissions de CO2, qui inquiétait tant les constructeurs automobiles, sera moins contraignante. Le Parlement européen vient de voter en faveur de la proposition formulée par la Commission. L’industrie va pouvoir souffler, mais à quel prix ?
Après avoir longuement insisté auprès des autorités européennes, les marques automobiles ont obtenu gain de cause. Le patron de Renault avait tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises. Luca de Meo réclamait notamment une plus grande « flexibilité » sur les quotas CO2 afin d’éviter des conséquences financières majeures pout le secteur.
Trois ministres français étaient même montés au créneau pour défendre les constructeurs automobiles. Marc Ferracci, Agnès Pannier-Runacher et Benjamin Haddad avaient publié une tribune dans l’objectif d’interpeller la Commission européenne. Ils enjoignaient Ursula von der Leyen de « lisser les objectifs sur plusieurs années ».
Une recommandation que la présidente de la Commission a prise au sérieux. En effet, l’institution bruxelloise a déclaré début mars qu’un « mécanisme de flexibilité » allait être mis en place. Le 8 mai 2025, les eurodéputés ont voté en faveur des mesures proposées par la Commission par 458 voix pour, 101 contre et 14 abstentions.
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Normes CO2 : l’Europe propose de nouvelles règles du jeu, mais cela ne plaît pas à tout le mondeSelon le texte publié par le Parlement européen, « la modification proposée offre aux constructeurs automobiles la possibilité de se conformer à leurs obligations pour les années 2025, 2026 et 2027 en calculant la moyenne de leurs performances sur la période de trois ans, plutôt que sur chaque année de façon séparée ».
Un processus qui va leur permettre d’équilibrer les émissions annuelles excédentaires. Les députés précisent qu’un « objectif annuel de réduction des émissions de CO2 de 15 % par rapport aux valeurs de 2021 sera appliqué pour la période 2025-2029 ». Le texte doit encore être approuvé par le Conseil européen, mais le suspense est mince.
C’est une bonne nouvelle pour le secteur, en difficulté depuis plusieurs mois pour diverses raisons. Mais il ne faudrait pas que cette décision retarde le passage à l’électrique de nos marques européennes. Car c’est bien là le risque. Les fabricants ne doivent pas se détourner de l’objectif final : la fin du thermique en 2035.
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Je ne suis pas un spécialiste des statistiques mais je ne crois pas me tromper en disant que l'espérance de vie en bonne santé n'a pas bougé, ou même baissé. (et un ouvrier sur quatre meurt avant de partir en retraite mais c'est un autre sujet)On nous a bassiné avec le chiffre de 5.000 morts par an sur les routes, mis des radars pour soit-disant le faire baisser.
Ici, on parle de 8x plus et la situation bouge à la vitesse d'un escargot dans un train conduit par des grévistes.
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"Victoire pour les constructeurs " ?je pense plutôt à"Défaite pour l'environnement" ! 40.000 morts par an en France liés à la qualité de l'air. Les moteurs thermiques ont une part de responsabilité.
Au Yemen, la température la plus basse de la journée (cette semaine) c'était 38° - en pleine nuit, au plus frais -
Au Pakistan, il a fait 48° cette semaine. Tiens, c'est presque la température de l''eau dans mon ballon d'eau chaude !
Pas si sûr que ça soit une bonne nouvelle
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Créer un vrai marché du VE comme les Chinois le font actuellement, tant côté offre que demande...
Il est évident que l'ensemble du parc ne sera pas électrifié dans 10 ans, mais chaque année où ce n'est pas une priorité absolue est une année où les émissions de CO2 et de polluants locaux sont plus élevées qu'elles ne le seraient autrement. Et presque aussi important, une année où l'outil industriel perd en compétitivité internationale en demeurant axé sur des technologies obsolètes.
Il est bien sûr plus difficile d'électrifier le secteur des transports lourds, et là, il me semble essentiel de travailler plus encore sur les flux et l'infrastructure que sur les types de propulsion: redévelopper le ferroviaire et le ferroutage, améliorer l'efficience de la logistique en général, minimiser les transports inutiles encore bien trop fréquents (l'histoire caricaturale mais vraie du poisson pêché en Bretagne, envoyé à Rungis, et qui revient dans l'assiette d'un resto breton ensuite), etc
Personnellement, je ne suis pas opposé à un mix de technologies, mais encore faudrait-il que les prix reflètent les externalités des produits. Et pour cela, malgré toutes les taxes pesant sur les carburants fossiles, il faudrait pour compenser les dommages qu'ils occasionnent que leur prix soit augmenté de 25 à 200% environ...
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