Le poids des SUV et monospaces électriques pose problème en Chine, Pékin veut réagir

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Plus lourds que les thermiques à cause de leur batterie, les véhicules électriques ont un impact important sur l’usure des routes. La législation actuellement en vigueur permet aux électromobilistes d’échapper aux taxes de l’entretien des routes. Mais Pékin veut changer les règles du jeu.

La Chine paie aujourd’hui le succès spectaculaire de la voiture électrique. Tandis que les modèles à batterie occupent une place croissante dans les ventes, ils privent progressivement les pouvoirs publics d’une partie des recettes issues des carburants. Dans le même temps, l’essor de véhicules toujours plus imposants augmente les besoins d’entretien du réseau routier. Une équation complexe à laquelle Pékin veut répondre.

Des modèles de plus en plus grands et lourds

D’autant que la tendance au gigantisme s’accélère sur le marché automobile chinois. Selon les données de l’Association chinoise des voitures particulières, 60 % des nouveaux modèles lancés dans le pays au premier semestre mesuraient plus de 5 m de long… À l’inverse, les véhicules de moins de 4,50 m n’ont représenté que 2 % des nouveautés, contre 13 % un an auparavant. En Europe, les autos font en moyenne 4,38 m de long.

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Cette évolution s’explique notamment par le succès des grands SUV et monospaces électriques haut de gamme. Pour séduire les familles chinoises, les constructeurs multiplient les véhicules à six ou sept places. Certains modèles approchent désormais les trois tonnes, soit le poids de deux petites citadines. Or, plus un véhicule est lourd, plus les contraintes exercées sur la chaussée sont importantes. À grande échelle, la multiplication de ces modèles peut accélérer l’apparition d’ornières et de fissures, même si les camions restent les principaux responsables de l’usure structurelle des routes.

Un trou de 38 milliards d’euros par an

Le problème est aussi (surtout) financier. En Chine, l’entretien des routes repose en partie sur les taxes prélevées sur l’essence et le gazole. Mais avec la progression rapide des voitures électriques et hybrides rechargeables, les recettes associées aux carburants diminuent. Le déficit annuel consacré à l’entretien et à la gestion du réseau atteindrait près de 300 milliards de yuans, soit environ 38 milliards d’euros.

Faute d’argent, de nombreux chantiers ne peuvent pas démarrer. Une étude liée au ministère chinois des Transports estime qu’environ 40 % des routes locales qui nécessitent une rénovation ont obtenu une autorisation, sans pour autant disposer du financement nécessaire… Ça commence à coincer sérieusement !

Vers une taxe calculée selon les kilomètres parcourus

Pour rééquilibrer le système, Pékin étudie l’instauration d’un nouveau système : une redevance kilométrique. Les propriétaires de véhicules électriques paieraient alors en fonction de la distance parcourue, éventuellement avec un tarif modulé selon le poids ou la catégorie du véhicule. La province insulaire de Hainan teste déjà un dispositif reposant sur la navigation par satellite pour suivre les déplacements de certains véhicules.

En parallèle, la Chine réduit progressivement les avantages fiscaux accordés aux modèles électrifiés. La réduction de la taxe à l’achat des véhicules à énergie nouvelle a notamment été divisée par deux, tandis que certaines exonérations concernant les hybrides rechargeables et les électriques à prolongateur d’autonomie doivent disparaître.

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Enfin, les autorités veulent aussi pousser les marques à revoir cette course à la taille. De nouvelles normes énergétiques pénalisent les voitures trop lourdes. Elles encouragent l’utilisation de matériaux plus légers et instaurent une limitation de la capacité des batteries. Les médias chinois appellent aussi l’industrie à « revenir à la raison ». Ils estiment que ces véhicules surdimensionnés nuisent aux efforts de sobriété énergétique.

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Ryvalil y a une heure

Il me semble que l'état reste encore vraiment gagnant en électrifiant sont parc électrique même bénéficiaire.
Achat a l'étranger de pétrole pour le transport routier 78,8 milliard d'euros.
Taxe que l'état prélève sur le carburant 36,5 milliard d'euros.égale 42,3 milliard d'euros d'économisé.
Plus la TVA récolté sur la consommation d'électricité, il me semble qu'il serait mesquin de nous dire qu'il manque de l'argent pour l'entretien du réseau routier.

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