Manque de place en ville, accidents plus graves : faut-il surtaxer les voitures trop grosses ?

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Chaque année, les voitures neuves s’allongent de 1,2 cm. Une étude montre que les grosses voitures commencent à poser de sérieux problèmes dans certaines villes européennes. Au point de remettre en cause le partage de l’espace public.

+1,2 cm par an !

Alors même que l’espace public est de plus en plus disputé entre les automobilistes, les cyclistes, les piétons, les transports collectifs et la végétalisation, les voitures prennent de plus en plus de place dans les métropoles européennes. Ce phénomène n’est plus qu’une impression, il devient aujourd’hui un véritable sujet d’aménagement urbain. Selon une analyse de Transport & Environment et Clean Cities, la longueur moyenne des voitures neuves vendues en Europe progresse de 1,2 cm par an depuis 2000.

Et cela vaut aussi pour la largeur ou la hauteur des capots : chacune augmente d’environ 0,5 cm par an. L’essor des SUV et des véhicules familiaux imposants, des modèles particulièrement rentables pour les marques, explique en grande partie cette évolution…

Des centaines de milliers de places en moins

Le problème, c’est que les rues ne s’élargissent pas. Dans les grandes villes, l’augmentation de la taille des voitures pourrait réduire mécaniquement le nombre de places disponibles. D’après l’étude, Paris pourrait par exemple perdre jusqu’à 12 000 places de stationnement en surface d’ici 2040 en raison de ce seul facteur. À Londres et Berlin, la perte pourrait dépasser les 100 000 places (chacune) dans les scénarios les plus défavorables. Rome, Varsovie et Madrid sont également concernées.

Pour les collectivités, la question devient sensible. Faut-il adapter la ville à des véhicules toujours plus grands, au risque de rogner sur les trottoirs, les pistes cyclables ou les espaces verts ? Ou faut-il au contraire inciter le marché à revenir vers des modèles plus compacts ? En France, certaines municipalités ont déjà commencé à agir.

Paris, Lyon ou Bordeaux ont notamment choisi de moduler le coût du stationnement en fonction du poids ou de la taille des véhicules, une manière de faire payer davantage l’occupation de l’espace public aux véhicules qui prennent le plus de place.

Des enjeux de sécurité routière

Au-delà du stationnement, l’étude insiste aussi sur l’enjeu de sécurité routière. Des véhicules plus longs, plus lourds et dotés de capots plus hauts peuvent aggraver les conséquences d’un choc, en particulier pour les cyclistes et les enfants. Selon les projections, la poursuite de la tendance actuelle entraînerait 400 décès supplémentaires par an en Europe en 2040 par rapport à un scénario où la taille des voitures serait mieux encadrée. Au contraire, les bonnes mesures pourraient sauver 2 500 vies. Reste que s’il y a bien sûr une mode du SUV, il ne faut pas non plus oublier que la hausse des gabarits découle aussi de normes de sécurité plus sévères…

Les deux organisations à l’origine de cette analyse appellent donc à une forme de « redimensionnement » automobile. Elles plaident pour des taxes locales et nationales tenant davantage compte du gabarit des véhicules, mais aussi pour des normes européennes plus strictes, avec des limites de largeur et de hauteur de capot. Derrière ce débat technique se dessine surtout une question politique : quelle place les villes veulent-elles encore accorder à la voiture individuelle ?

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lorpil y a une heure

Une R4 de 2026 a, à quelques centimètres près, les mensurations extérieures et intérieures d'une Scenic de 1996. Que s'est-il passé entretemps pour qu'on passe d'un concept salué à l'époque pour son habitabilité à un modèle jugé plutôt petit ? Est-ce que les adultes ont subitement grandi de 15 cm en 30 ans ?
La sécurité passive me paraît un faux prétexte : j'ai plutôt l'impression qu'on s'est tous (constructeurs, acheteurs, presse auto) laissé entraîner dans une montée en gamme qu'on a pas su traduire autrement que par des centimètres en plus.

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Bofil y a une heure

On peut raisonnablement mettre en doute la corrélation entre la taille de la voiture et le nombre de morts ....mais T & e est très orienté ...
Quant à l'évolution du marché, c'est la conséquence de l'impossibilité pour de nombreuses familles modestes d'accéder aux " petites" 'voitures neuves, et donc seuls ceux, en général d'un âge avancé achètent du neuf, et donc des voitures plus hautes et plus grandes, d'autant qu'en matière de VE, les propositions sont les + nombreuses, et avec une meilleure autonomie, que les modèles moins longs, m^me si on note des exceptions avec l'Elroc, l'EV3, l'ID3 et autres Born, les français étant à la ramasse dans ces longueurs ( Mégane et 308 ) .

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Bernardil y a une heure

On pourrait aussi inciter a la réduction d’echelle en proposant la même prime pour les véhicules électriques intermédiaires L7E* que pour les voitures "standard". (*) Hipster, Kilow, Ipop, Ulive, ...etc Ça éviterait une concurrence artificiellement déloyale pour les sociétés françaises ou européennes.

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