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C’est une scène assez étrange à laquelle les habitants de Shenyang, au nord-est de la Chine, ont pu assister. Un BYD Tang a été aperçu en train de rouler avec un moteur électrique pendu à l’arrière… Alors, que s’est-il passé ?
Dans une vidéo publiée il y a quelques jours, on aperçoit un BYD Tang (un véhicule électrique disponible en France) qui avance à faible allure sur une chaussée inondée à Shenyang. Comme vous pouvez le voir, un élément volumineux traîne derrière lui.
Il s’agit de son moteur électrique. Une scène spectaculaire qui soulève des questions sur la fiabilité du véhicule. En Chine, les images ont fait le tour des réseaux sociaux.
Face aux réactions, BYD a apporté sa version des faits. Selon le Chinois, le moteur ne serait pas tombé spontanément en raison d’un défaut de fabrication ou du passage dans l’eau. Le véhicule aurait subi un « violent choc au niveau du soubassement ».
Il aurait « heurté un objet immergé » impossible à repérer depuis l’habitacle. Les images ne permettent pas de connaître la profondeur exacte de l’eau au moment de l’impact. Lorsque le véhicule a été filmé, la chaussée ne semblait recouverte que de quelques centimètres. Le niveau a toutefois pu être plus important auparavant.
Mais alors, comment pouvait-il encore avancer alors que son moteur pendait à l’arrière ? Ce BYD Tang serait vraisemblablement une version à transmission intégrale, équipée de deux machines électriques : une à l’avant et une à l’arrière. Le moteur avant serait donc resté opérationnel et aurait continué à entraîner les roues avant. Le SUV s’est provisoirement comporté comme une simple traction.
Le fait que le Tang soit encore capable de rouler ne signifie évidemment pas qu’il pouvait poursuivre normalement son trajet. Un câble haute tension endommagé, une pièce lourde qui traîne sur la chaussée et un soubassement éventré présentent des risques importants pour la circulation. Idéalement, le conducteur aurait dû immobiliser le véhicule dès que les conditions le permettaient, couper le système et attendre une assistance.
Par ailleurs, BYD affirme avoir pris contact avec le propriétaire et inspecté le SUV après l’incident. On imagine que les dégâts sont conséquents… En plus du groupe motopropulseur arrière, les fixations, le câblage électrique et probablement plusieurs éléments du soubassement devront être contrôlés ou remplacés.
Ces images rappellent une autre affaire survenue en Malaisie en 2024. À l’époque, l’essieu arrière d’un Chery Omoda 5 s’était rompu alors que le véhicule circulait. Cela avait entraîné le lancement d’une campagne de rappel. Mais la comparaison s’arrête là : dans ce cas, le constructeur avait identifié un défaut de soudure qui provenait d’un équipement mal recalibré chez un fournisseur. Pour le BYD Tang, la marque affirme que le détachement du groupe motopropulseur résulte d’un choc et non d’un défaut de fabrication.
En 2022, Toyota avait également immobilisé les premiers exemplaires de son bZ4X en raison d’un risque de desserrage des boulons de roue. Une roue pouvait, dans certaines circonstances, finir par se détacher du véhicule. Là encore, il s’agissait d’un problème technique identifié et traité par un rappel.
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