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De nombreux foyers s’équipent en climatiseurs mobiles pour obtenir un confort thermique supportable lors des canicules. Mais ces appareils sont particulièrement énergivores, bruyants, encombrants et pas toujours très efficaces. La meilleure alternative reste le climatiseur fixe split. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est ni interdit ni très compliqué de l’installer soi-même, à condition d’avoir un minimum de connaissances en bricolage. Nous l’avons fait, voici les étapes.
Face aux canicules, la France a longtemps refusé de s’adapter. 75 % des logements sont donc dépourvus de climatiseurs dans notre pays. Si certains foyers n’en ont pas besoin grâce à une configuration qui leur permet naturellement de limiter la chaleur intérieure, d’autres sont de véritables bouilloires. Dans l’urgence ou parce que l’on est locataire, de nombreux occupants achètent des climatiseurs mobiles pour éviter de suffoquer.
Problème : ces appareils n’ont pas été conçus pour la performance énergétique. Ils nécessitent une fenêtre entrouverte pour évacuer l’air chaud, génèrent une dépression interne aspirant l’air extérieur, sont bruyants et volumineux. Leur consommation électrique est donc très élevée au regard du service rendu. C’est la double peine : coûteux à l’achat, ils le sont aussi à l’utilisation.
Pour refroidir efficacement un logement, parmi les appareils disponibles actuellement sur le marché et accessibles au public, il n’y a que le climatiseur fixe, qui existe en version « split » ou « monobloc ». Le « split », c’est l’appareil que nous connaissons tous, composé d’une ou plusieurs unités intérieures, reliées par des liaisons frigorifiques à une unité extérieure. Une climatisation « monosplit » comporte une seule unité intérieure, une « multisplit » en a plusieurs (pour chauffer ou refroidir plusieurs pièces).
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Climatiseurs 100 % remboursés dans les crèches et établissements scolaires : la méga aide anti canicule d’EDFLe « monobloc » est un climatiseur sans unité externe, mais communiquant avec l’extérieur à travers deux larges trous dans le mur (l’un pour rejeter l’air chaud, l’autre pour aspirer l’air extérieur avant de le refroidir). Tous sont réversibles : ils peuvent chauffer en hiver et refroidir en été.
Pour mieux comprendre, voici les différents types de climatiseurs disponibles sur le marché :
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Type de climatiseur |
Installation |
Performances |
Prix moyen pour un modèle adapté à une pièce de 20 m² |
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Mobile monobloc |
Intérieur, avec tuyau à placer à travers une fenêtre donnant sur l’extérieur |
Médiocres |
350 € |
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Mobile split (bi-bloc) |
Un module à l’intérieur et un module à l’extérieur, reliés par une liaison indissociable |
Moyennes à bonnes selon modèle |
1000 € |
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Fixe monobloc |
Intérieur avec deux bouches d’aération à percer à travers une paroi donnant sur l’extérieur |
Bonnes |
1000 à 1500 € |
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Fixe split (bi-bloc) |
Une ou plusieurs unités intérieures et une unité extérieure, reliées par des liaisons séparables |
Excellentes |
800 à 1000 € (installé soi-même), environ 2000 € si installé par un professionnel |
L’installation d’un climatiseur fixe monosplit (avec une seule unité intérieure) en « dos-à-dos », la configuration la plus facile, est généralement facturée autour de 2000 € par les professionnels. Un coût élevé, donc, mais ce n’est pas une fatalité. Il est possible d’installer soi-même ce genre de climatiseur tout à fait légalement, à condition de respecter les consignes et la réglementation.
Seule la mise en service doit, selon la loi, être effectuée par un artisan disposant d’une aptitude à la manipulation des fluides frigorigènes. Une opération fréquemment facturée autour de 300 €, malgré sa rapidité et sa simplicité. Attention, il peut être difficile de trouver un professionnel acceptant d’effectuer une mise en service, ces derniers préférant habituellement réaliser des installations complètes.
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Canicule ou froid glacial : qu’est-ce qui fait le plus consommer un climatiseur réversible ?Avant l’installation, l’étape la plus importante est le choix de la puissance du climatiseur. Rien de compliqué : il faut compter 100 W par mètre carré de surface à climatiser, un peu plus si le logement est mal isolé. Pour une pièce de 20 m² par exemple, il faudra opter pour un climatiseur d’au-moins 2000 W de puissance calorifique.
L’installation d’un climatiseur fixe classique nécessite habituellement l’utilisation d’une pompe à vide. Cette petite machine permet d’extraire l’air et l’humidité des liaisons frigorifiques avant la libération du gaz. Il n’est pas impossible de le faire soi-même, mais l’étape est assez délicate, longue, et surtout, elle impose d’acheter un appareil coûteux qui ne sera utilisé qu’une seule fois.
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Climatiseurs 100 % remboursés dans les crèches et établissements scolaires : la méga aide anti canicule d’EDFLa seule alternative à ce jour est d’opter pour un climatiseur avec liaisons frigorifiques préchargées. Il s’agit de liaisons hermétiquement scellées déjà remplies de gaz, qui exemptent donc d’effectuer un tirage au vide. Elles intègrent des valves qui ne s’ouvrent que lors du vissage complet des raccords sur les unités.
Il n’y a hélas aucune concurrence dans cette niche en France, qui est actuellement occupée seule par la marque « Airton », avec ses liaisons « ReadyClim ». Cette marque commercialise des climatiseurs en kit à des prix généralement bas, malgré le coût élevé des liaisons préchargées par rapport à des liaisons classiques nécessitant un tirage au vide.
Leurs climatiseurs sont vendus avec le câble électrique inter-unités et le tuyau d’évacuation des condensats mais sans support pour l’unité extérieure ni câble d’alimentation électrique. Nous avons récapitulé ci-dessous l’ensemble des dépenses que nous avons réalisées pour l’installation d’un climatiseur de 2,5 kW vendu par cette marque.
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Equipement |
Coût |
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Kit comprenant l’unité intérieure + l’unité extérieure + le câble électrique inter-unités + le tuyau d’évacuation des condensats |
400 € |
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Liaisons frigorifiques préchargées |
200 € (pour 4 m) |
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Support de fixation murale de l’unité extérieure |
30 € |
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Câble électrique 3×2,5 (alimentation du climatiseur depuis le tableau général |
40 € (pour 25 m) |
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Disjoncteur 16A |
10 € |
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Quincaillerie (vis, chevilles, mousse expansive) |
20 € |
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Frais de livraison |
60 € |
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Frais de mise en service par un professionnel habilité |
300 € |
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TOTAL (sans mise en service) |
760 € |
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TOTAL (avec mise en service) |
1060 € |
Nous passons commande sur leur boutique en ligne d’un climatiseur de 2500 W, suffisant pour chauffer et refroidir notre pièce de 14 m², ainsi que de liaisons frigorifiques préchargées de 4 m.
Peu après le paiement, la marque nous demande de signer électroniquement le CERFA attestant que la mise en service sera effectuée par un professionnel habilité. Il s’agit d’une démarche obligatoire lorsqu’un commerçant français vend un climatiseur fixe à un particulier. Le document est purement déclaratif et doit simplement être conservé par le vendeur et l’acheteur. Les commerçants européens non établis en France, comme PC-Componentes par exemple, n’y sont curieusement pas soumis. Ce CERFA est étonnamment prérempli par la marque, qui se déclare comme installateur, que vous ayez ou non opté pour une prestation de mise en service auprès d’eux.
Quoi qu’il en soit, une fois le formulaire signé, la commande est mise en livraison et nous la recevons en une dizaine de jours. Nous pouvons donc commencer l’installation.
Inutile d’attendre la réception complète du matériel pour commencer les travaux. Vous pouvez déjà tirer la ligne d’alimentation électrique depuis le tableau général jusqu’à l’emplacement de l’unité extérieure. Optez pour un câble en 3G2.5, que vous protégerez par un disjoncteur de 16 A courbe C.
Un climatiseur doit toujours être installé sur une ligne dédiée, ne le raccordez pas à une prise ou à une ligne existante alimentant d’autres appareils.
Une fois le climatiseur et ses accessoires reçus, l’installation entre dans le « dur ». Nous commençons par la platine murale qui fixe l’unité intérieure au mur. Consultez systématiquement le manuel fourni par le fabricant pour connaître les préconisations d’installation spécifiques à votre matériel.
Il est toujours préconisé de placer l’unité intérieure à une hauteur de 2 à 2,5 m, en laissant un espace de 10 à 15 cm de chaque côté (il ne faut pas plaquer l’unité intérieure au plafond ou contre un mur latéral). N’oubliez pas qu’un climatiseur doit pouvoir « respirer » à pleins poumons pour fonctionner efficacement, que ce soit l’unité intérieure ou extérieure.
Pensez à positionner l’unité intérieure de façon à ce que le flux d’air ne soit pas dirigé vers un lit ou un canapé pour éviter les courants d’air désagréables. Le bruissement émis lors du fonctionnement doit également être considéré.


Au niveau de la platine de l’unité intérieure, un passage doit être réalisé à travers le mur afin d’y insérer les liaisons frigorifiques, le câble électrique inter-unités et le tuyau d’évacuation des condensats. Pour un climatiseur monosplit, optez pour un trou de 8 cm de diamètre. Dans notre cas, une couronne diamantée premier prix avec adaptateur SDS+ montée sur un perforateur a suffi pour traverser les deux rangées de parpaings et la paroi en briquettes.
Il est absolument crucial de réaliser ce trou en légère pente descendante dirigée vers l’extérieur, afin de garantir un bon écoulement gravitaire des condensats et d’éviter un dégât des eaux en été. Prévoyez au moins 10 % de pente. Pour éviter d’endommager l’enduit de la façade extérieure, préférez un perçage de l’extérieur vers l’intérieur.


Les liaisons frigorifiques et les câbles doivent être abrités dans des goulottes pour les maintenir en place, éviter d’être exposés au soleil et à la pluie, mais aussi pour des raisons esthétiques. Pour un climatiseur monosplit, des goulottes de 80×60 suffisent.
Assurez-vous qu’elles soient bien droites avec un niveau à bulle. Marquez les trous de perçage grâce aux œillets présents sur les supports de la goulotte, percez, insérez les chevilles puis vissez sans trop serrer pour éviter de casser le plastique. Pensez également à acheter une « sortie de mur » et, si nécessaire des coudes « angle à plat » et des « joints d’intersection » si vous placez plusieurs goulottes bout à bout.


Dans le trou réalisé à l’étape 3, passez le tuyau d’évacuation des condensats en premier, bien plaqué au point le plus bas du trou. Veillez à ce qu’il ne soit jamais comprimé, percé ou pincé. Vous pouvez ensuite passer les deux liaisons frigorifiques et le câble électrique inter-unités. Certains installateurs scotchent l’ensemble pour tout insérer d’une traite, ce qui est généralement plus facile.
Soyez très précautionneux lorsque vous manipulez les liaisons frigorifiques : il s’agit de tuyaux en cuivre fin, qu’il ne faut en aucun cas pincer, plier ni écraser. Le fluide frigorigène doit s’y écouler sans obstacle, il en va du bon fonctionnement et de la durée de vie de votre climatiseur. Déroulez-les délicatement au sol.
Lorsque vous devez réaliser un coude, déplacez progressivement vos deux pouces rapprochés le long de la courbure souhaitée. Vérifiez continuellement que le cuivre ne se pince pas. Le coude ne doit jamais être en angle droit. L’idéal restant d’utiliser une cintreuse, si vous en disposez.
L’unité extérieure doit être fixée au mur au moyen d’un support spécifique ou posée au sol sur des pieds anti-vibrations (rubber foot). Quatre boulons arriment l’unité extérieure à son support. Si vous utilisez un support mural, n’oubliez pas d’installer l’ensemble des dispositifs anti-vibrations (patins en caoutchouc entre l’unité et le support et entre le support et le mur sur certains modèles).
Il est primordial de laisser un espace d’environ 30 cm entre le mur et le dos de l’unité extérieure ainsi que sur les côtés. Devant, l’unité doit pouvoir souffler l’air chaud (en mode climatisation) et l’air froid (en mode chauffage) librement, sans obstacle important à moins d’un mètre. Elle doit aussi être posée bien droite (utilisez un niveau à bulle).
Pensez également au bruit émis par l’unité extérieure, particulièrement en hiver. Sur les modèles d’entrée de gamme, il peut être élevé par temps glacial et déranger les occupants du logement comme les voisins. Sur un balcon ou une terrasse, n’oubliez pas que le flux d’air chaud ou froid risque de rendre cet espace très inconfortable selon le choix d’orientation de l’unité.

Les liaisons frigorifiques doivent désormais relier l’unité intérieure à l’unité extérieure. Il suffit de visser délicatement les extrémités des liaisons sur leurs raccords jusqu’en butée, sans forcer excessivement. Utilisez deux clés à molette : l’une pour maintenir le raccord, l’autre pour visser l’écrou. Vous remarquerez que les liaisons n’ont pas le même diamètre : l’une est à basse pression, l’autre à haute pression, et doivent être vissées sur les bons terminaux, côté unité intérieure comme unité extérieure.
C’est une étape cruciale que vous devez exécuter minutieusement en prenant votre temps.
Dévissez le capot latéral droit situé au-dessus des raccords frigorifiques. C’est ici que se trouvent les terminaux électriques. Un bornier est dédié à l’arrivée de l’alimentation depuis votre tableau et un autre est réservé à la connexion inter-unités. Lisez attentivement le manuel du fabricant. Il n’y a rien de compliqué ici : la terre doit être vissée sur le terminal terre, la phase avec la phase, le neutre avec le neutre.
Sur le bornier dédié au câble reliant l’unité intérieure à l’unité extérieure, c’est la même chose : neutre, phase et terre avec un fil supplémentaire qui permet la communication des ordres entre les deux unités. Veillez à ne pas les inverser. Serrez fermement les câbles sur leurs terminaux sans trop forcer non plus. Replacez le capot.

Sur l’unité intérieure, il n’y a qu’un seul bornier. Reliez les fils exactement de la même façon que sur le bornier inter-unités de l’unité extérieure.
Vérifiez que le tuyau d’évacuation des condensats est bien emboîté. Fermez le capot et clipsez correctement l’unité intérieure sur son support mural.
Coupez le courant via le disjoncteur général avant de toucher à votre tableau. Sur une rangée équipée d’un interrupteur différentiel, placez le disjoncteur 16 A courbe C. Son câblage dépend du type de tableau dont vous disposez (peignes ou fils). Placez le fil de neutre sur le terminal « N » du disjoncteur et la phase sur l’autre terminal.
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Canicule ou froid glacial : qu’est-ce qui fait le plus consommer un climatiseur réversible ?Vérifiez toujours le bon serrage des terminaux. Un terminal mal serré représente un risque majeur d’incendie. N’oubliez pas de relier le câble de terre au bornier de terre de votre tableau. Laissez le disjoncteur alimentant le climatiseur en position fermée avant de remettre le courant.

Si certains particuliers ne s’embêtent probablement pas avec cette étape et réalisent eux-mêmes la mise en service, la loi impose l’intervention d’un professionnel titulaire d’une aptitude à la manipulation des fluides frigorigènes. Ce dernier doit normalement vérifier l’étanchéité du circuit frigorifique, la bonne connexion électrique et procéder à la libération du gaz (qui consiste à ouvrir deux vannes avec une clé Allen). Il mettra également sous tension le climatiseur et vérifiera qu’il fonctionne correctement.

Avec la mise en service, l’opération nous aura donc coûté 1060 € et une petite journée de travaux. C’est 630 € de moins que le devis le plus économique proposé par les professionnels que nous avions sollicités, pour un résultat similaire. Notre climatiseur est en service depuis plus d’un an, sans le moindre problème à signaler.
En remplaçant un radiateur électrique, il nous a permis de réduire de 50 % la consommation d’électricité liée au chauffage dans la pièce où il est installé. En outre, il offre un confort indispensable en été, où il n’est allumé qu’au cours des canicules, afin de conserver une température intérieure vivable.
Sujet réalisé en partenariat avec nos confrères de Révolution Energétique
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Sur le site d'Airton, j'ai lu une revendication d'installation en 20mn. C'est bien évidemment impossible même pour un pro et ça m'interpelle.
Il me semble qu'on trouve des clims moins bruyantes, c'est souvent important pour le voisinage qui ne doit pas être importuné s'il laisse ses fenêtres ouvertes la nuit
Dans les avis, il y a pas mal de mécontents récents qui sont en attente de livraison bien au delà des dates promises. Airton doit avoir du mal à suivre la demande
Et ça marche pour les voitures ?
Ne pas oublier que l'unité extérieure va condenser pas mal d'eau en mode chauffage en hiver.