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Il ne se passe plus un mois sans que les constructeurs ne dévoilent un nouveau modèle de voiture hybride rechargeable. Introduit sur des véhicules haut de gamme et/ou premium, l’objectif est d’élargir l’offre en direction du milieu de gamme afin de rendre cette technologie intrinsèquement couteuse, accessible au plus grand nombre. Faut-il vraiment y croire ?
Un rapide coup d’oeil sur l’excellent site SpritMonitor, suffit pour s’en convaincre : en matière de consommation de carburant, les véhicules hybrides rechargeables sont capables du pire comme du meilleur. Selon l’autonomie offerte en mode électrique, le type de parcours effectué et la fréquence à laquelle les utilisateurs les branchent, la consommation moyenne de carburant varie énormément. Rien de très surprenant dans la mesure où ce type de motorisation est véritablement bi-énergie : 100 % électrique batterie pleine. Hybride le reste du temps.
Accusée d’être une technologie de inconvénient pour permettre aux constructeurs de grosses berlines et SUV de luxe d’atteindre les objectifs européens d’émissions de CO2, l’hybride rechargeable ne fait pas toujours l’unanimité.
Sous le capot d’un très lourd et très imposant BMW X5 ou Audi Q7 par exemple, l’intérêt d’une telle technologie interpèle. Si c’est uniquement pour offrir un mode zéro émission compatible avec les contraintes du monde urbain, là où ce genre de véhicule n’a rien à y faire, ses détracteurs ne manqueront pas de l’accuser de « greenwashing ». D’autant que sur les longs trajets autoroutiers et/ou en cas d’absence de rechargement, ce type de motorisation pourra même être synonyme de surconsommation comparativement à une version diesel non hybride compte tenu du surpoids engendré par la batterie.
Du fait d’une capacité de batterie relativement modeste et de la présence d’un (puissant) bloc thermique sous le capot, rares sont les hybrides rechargeables qui offrent en plus de la charge normale, une recharge rapide ou accélérée.
A ce jour, seul le Mitsubishi Outlander PHEV déroge à cette règle. Pour tous les autres hybrides rechargeables du marché, la recharge de la batterie se fera donc quasi exclusivement au domicile ou sur le lieu de travail, sous réserve de pouvoir compter sur la présence d’une prise domestique (ce qui est rarement un problème)
A l’instar de l’électrique, l’hybride rechargeable est donc une technologie qui ne conviendra pas à tous les publics ni à tous les usages. C’est particulièrement vrai pour celles et ceux qui n’ont pas la possibilité ou l’envie (?!) de recharger très régulièrement leur véhicule ou pour les gros rouleurs qui parcourent régulièrement de longues distances sur autoroute notamment. Pour tous les autres cas de figure, l’hybride rechargeable a les moyens de séduire les automobilistes qui ne se sentent pas (encore) prêts pour le tout électrique mais néanmoins séduit par l’idée de rouler à l’électricité.
Reste que par rapport à un hybride classique, l’hybride rechargeable n’est pas toujours synonyme d’économie de carburant. Toujours par rapport à l’hybride classique, l’équation économique reste à ce jour difficile à résoudre même en prenant soin de recharger très fréquemment.
Rendez-vous l’an prochain pour apprécier l’évolution du marché de l’électrique, de l’hybride et de l’hybride rechargeable…
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Vincent,
Oui, je suis un peu d’accord avec vous.
Il est vrai que cette GOLF manque un peu d’autonomie en ZE, qu’elle est trop chère pour ce qu’elle fait, mais il faut reconnaitre qu’elle ouvre la voie du véhicule « propre » à tout faire. Espérons qu’elle fasse bouger nos constructeurs nationaux, qui eux, tardent à nous faire ce genre de proposition, au coût bien plus français !
La même chose en segment B, 50km min en ZE, 75-80CV (pas plus), à moins de 1100kg et 18500€ bruts (genre CLIO/208-5P) serait sûrement ce qu’il faudrait pour ne plus « embrumer » les villes, tout-en pouvant faire les 600km du week-end à la mer, et ce, sans révolutionner les sources de carburants respectifs.
Elle est là, la solution « transitoire » …
§
@Aurélien JUTANT
"50g de CO2 par kWh moyen en France", la valeur de la base carbone est supérieure.
Sachant que dans le calcul de CO2/km il faut intégrer la fabrication de la voiture (qui est quand même un VE et un VT en un).
@VINCENT
Les 10 kWh/100 km à priori sont ceux indiqués par la voiture, à la prise il y en a déjà plus et à la centrale aussi.
Votre calcul est uniquement en énergie finale et ne tient pas compte du rendement de la centrale et des pertes en ligne pour produire et acheminer l'électricité jusqu'à la voiture.
Vous faites le même raccourci que lorsque l'on dit VE = ZE.
@Aurélien JUTANT
Le calcul en énergie primaire est peut-être difficile à faire, toujours est-il que l'électricité consommée par la voiture, il a fallu la produire avec un rendement pas très bon et des pertes en ligne.
On ne peut pas prendre uniquement ce qui nous intéresse :
1/ dire que l'électricité nuke est peu carbonée,
2/ oublier le rendement faible de cette filière,
3/ oublier les déchets dangereux produits.
Et même en raisonnant en énergie finale, 4 l/100 km ce n'est pas beaucoup moins que ce que je fais avec un hybride.