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Le Dacia Striker est un nouveau modèle au carrefour entre break, SUV et berline. Nous l’avons découvert en avant-première en studio à Milan (Italie).
Atteindra-t-il sa cible ? Le Striker (en référence au strike du bowling) espère en tout cas agrandir celle de Dacia. Pour cela, il opte pour une silhouette inhabituelle. On parlera, au choix, de break surélevé ou de crossover surbaissé.
Dans sa communication, le constructeur évoque « la posture surélevée » d’un SUV, la « praticité d’un break » et « l’efficience et le dynamisme d’une berline ». À savoir, selon la marque : « le meilleur des trois mondes ». Pour mieux vous figurer le gabarit de ce modèle inédit, dites-vous que l’engin est 10 cm plus bas qu’un Duster et près de 30 cm plus long. On note aussi une garde au sol proche de 20 cm, favorisant le passage dans les chemins.

Longueur : 4,62 m
Largeur : 1,82 m
Hauteur : 1,53 m
Quelle est la clientèle visée ? On peut s’imaginer des aficionados de la Skoda Octavia délaissés par son embourgeoisement. Ou encore les marchés méditerranéens n’ayant pas encore cédé à 100 % à la frénésie du SUV.
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Le/la Striker inaugure aussi la nouvelle signature lumineuse en « T » de la marque. Une ligne d’éclairage horizontale surplombe une verticale. C’est le même dessin à l’arrière et l’on devrait retrouver cette configuration sur les futurs modèles de la marque.
Pas de surprise à bord. On retrouve le paysage et les détails déjà aperçus ailleurs dans la gamme, même si la planche de bord est spécifique.
Le volant maison vient ainsi du Duster. Il porte des « oreilles » et des boutons familiers. Pourquoi changer quand ça marche ? Autre apport du groupe Renault : la touche My Safety placée à gauche permettant de paramétrer les aides à la conduite en deux clics. L’instrumentation numérique 7 pouces, lisible, est reflétée sur une surface en polycarbonate, façon Peugeot e-208. L’écran central 10,1 pouces est inclus de série sur toutes les versions. En revanche, le contenu change en fonction des finitions : les six haut-parleurs ou la navigation « en temps réel » ne seront pas fournis dès l’entrée. Même chose pour le chargeur de téléphone à induction, réservé aux sommets.

Dacia poursuit sa politique priorisant les tissus et plastiques simples mais de bon aloi là où cela se voit. Les tapis de sol en caoutchouc (finition Extreme), c’est encore ce qu’il y a de plus facile à nettoyer au lavage auto. Autre astuce futée : la présence d’un grattoir sur le flanc de la planche de bord pour dégeler les vitres. On retrouve aussi la riche série d’équipements à fixation Youclip de la marque (porte-gourde, plaid enfant avec motif « circuit », filet de rangement, porte Lego…).
Les places arrières sont agréables, même si l’espace aux genoux n’est pas aussi généreux que ne le suggèrent les 4,62 m du véhicule. L’aumonière est présente, mais petite. Les profonds bacs de pied tranchent avec la production électrique actuelle où la batterie impose de soulever les panards. Pour les versions dépourvues de pavillon panoramique (la majorité, donc), la garde au toit sera un tantinet réduite pour les plus d’1,80 m. Saluons, en revanche, le moelleux presque inattendu des assises et dossiers, qui donnent envie de voyager.


Évidemment, on attend du Striker de la praticité. Evoquons surtout le coffre. Les capacités d’emport « jusqu’à 600 litres » sont voisines d’une Peugeot 308 SW plus basse mais beaucoup plus chère. En revanche, c’est voisin d’un Jogger existant, pourtant plus court. Sur l’Hybrid 155, on trouve un cache-bagages amovible qui se range sous le double-fond. On peut aussi séparer la soute en trois sections. Sur le Striker 4×4, l’espace sous le plancher est nettement moins utilisable. La modularité est restreinte. La banquette arrière n’est pas coulissante et ne se fractionne que selon une formule 60/40 (et non 40/20/40). Surtout, il n’est pas question ici d’une version 7 places, contrairement au Jogger. Tristesse à Versailles.

Vous connaissez, ces hayons qui s’ouvrent en passant le pied sous le pare-choc. Leur fonctionnement aléatoire est caricaturé jusque dans le dessin animé Bluey. Sur le Striker, Dacia répond avec un dispositif inédit. Ici, il suffit de porter sur soi la carte-clé et de se tenir derrière le dit hayon. La zone balayée par le radar mesure 1 mètre.
Combien de temps ? Dacia annonce « quelques secondes ». Attendez environ cinq secondes selon nos mesures. Une alerte sonore et le clignotement des feux préviennent le passant. Ce système a l’avantage de ne pas réclamer de capteur (et donc de coût) supplémentaire par rapport à l’usage classique d’une carte mains-libres. Bien vu…
On l’a testé à Milan. Au concret, c’est un peu moins séduisant en raison de l’immobilité requise pour que cela fonctionne. Ceci sera, espérons-le, rectifié d’ici la sortie.
Le dispositif est offert de série sur la finition Journey, en option sur le Striker Extreme.
En France, le gros des ventes devrait s’effectuer avec la motorisation Hybrid 155. Il s’agit du bien connu 4-cylindres 1.8-litre atmosphérique du Groupe Renault avec ses deux machines électriques, sa batterie de 1,4 kWh et sa transmission multimode. Clio, Captur, Duster ou Bigster roulent déjà avec. Les émissions de CO₂ se trouveront sous les 100 g/km. Pas de malus, donc, à court terme, pour cette motorisation qui devrait tout de même coûter 3 à 5 000 euros de plus que l’entrée de gamme GPL.


Mais l’attelage le plus intrigant est l’Hybrid 150 4×4. Ici, le 3-cylindres 1.2-litre est accompagné dans ses efforts par une petite machine électrique. L’originalité, c’est qu’elle est placée sur l’essieu arrière. Elle développe 31 ch et 87 Nm — un couple suffisant pour tirer le véhicule de quelques situations boueuses ou neigeuses… Le logiciel prévoit cinq stratégies d’arbitrage entre thermique et électrique en fonction des situations. Cette machine est débrayable, permettant d’abaisser les consommations et émissions lorsque la transmission aux roues arrières n’est pas réclamée. En revanche, on roule en propulsion lorsque l’on glisse en 100 % électrique.
Cette chaîne de puissance est déjà disponible sur le Duster, mais uniquement en bi-carburation GPL. En mode 100 % électrique, on roule donc en propulsion. C’est une première chez Dacia depuis… la 1100, dérivée de notre Renault 8.
Pour le bloc thermique, on trouve une boîte de vitesses à double embrayage à six rapports. Elle fonctionne habituellement en automatique, mais on peut aussi choisir ses rapports via de (petites) palettes.
Cette offre hybride + 4×4 est surtout rare. En feuilletant les catalogues des marques, on trouve de tels attelages à prix modéré chez Toyota (Yaris Cross) ou Jeep (Avenger). Mais ces deux concurrents sont nettement plus petits et moins coffrus que ce Striker. Le chasseur repenti ou la dame de Haute-Savoie devraient apprécier.
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Dacia Hipster : on a roulé à bord du concept-car de la future citadine électrique !Par ailleurs (et même si cela sort du champ de compétence d’Automobile Propre) Dacia proposera ce même 3-cylindres en version GPL en hybride léger. Rappelons ici que Dacia est le numéro 1 en Europe pour ce carburant, qui constitue environ 300 000 immatriculations annuelles, dont près de 40 % s’effectuent en Italie.
À quoi s’attendre niveau prix ? Pour l’heure, Dacia indique que le prix de départ sera « inférieur à 25 000 € ». Ceci placerait le nouveau modèle dans les mêmes zones que le récent Bigster, dont les prix s’échelonnent de 24 990 à 31 200 €. Pour rouler avec le « full hybrid » 155, il faudra sans doute s’approcher des 30 000 €.
La dotation propose les essentiels dès le premier niveau de finition (d’ailleurs judicieusement nommé « Essentials »). Le régulateur adaptatif est ainsi présent dès l’introduction, tout comme la clim ou la caméra de parking.

Les versions les plus luxueuses sont Extreme et Journey. Le premier privilégie le toit panoramique. Le second priorise les équipements de confort comme les sièges chauffants ou le hayon motorisé. Les jantes 19 pouces sont en option à tous les crans.
L’usine de Bursa (Turquie) se prépare à la mise en production. Vous pourrez observer, palper et détailler le Striker, en octobre, à l’occasion du Mondial de l’automobile de Paris. Les prises de commandes débuteront d’ailleurs à cette échéance. Les premiers essais routiers sont programmés pour novembre, avec les livraisons dans la foulée. Ce qui vous laisse le temps d’aller vous entraîner au bowling.
Cette Dacia est la plus grande parmi les modèles récents et actuels.
Gamme actuelle Dacia :
Mais pour la petite histoire et par pur pédantisme, le pick-up à cabine allongée sur base de 1310, vendu jusqu’au début des années 2000, mesurait jusqu’à 4,79 m… C’est donc lui qui détient toujours le record de longueur de la marque.
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