En volume et en taux de pénétration… Automobile-Propre dresse un état des lieux des ventes de voitures électriques par département sur l’année 2018.

Plus de 31.000 immatriculations sur l’année

En 2018, le marché des véhicules 100 % électriques a représenté 1,45 % des parts de marché totalisant 31479 immatriculations (DOM inclus).

Pour la dixième année consécutive, le nombre d’immatriculations de véhicules 100% électriques est en augmentation : + 26,4 % d’immatriculations en 2018 par rapport à l’année précédente. Nous notons également que le total de véhicules 100 % électriques a dépassé les 100 000 immatriculations au cours de l’année 2018. Ce document s’intéresse à la répartition en nombre et en pourcentage des immatriculations de cette catégorie de véhicules par département.

Les ventes de véhicules électriques en France ont commencé à décoller à partir de l’année 2011. Depuis lors, les chiffres augmentent chaque année. En volume, le passage de 2017 à 2018 représente la seconde plus importante augmentation (6569 immatriculations en plus en un an) après celle ayant eu lieu entre 2014 et 2015 (6702 immatriculations en plus). En pourcentage, l’augmentation entre 2017 et 2018 est de 26,4 %.

Quatre départements au dessus des 1.000 immatriculations

La barre des 1000 immatriculations de VE a été dépassée cette année dans quatre départements (contre trois l’an passé). On retrouve en première position les Hauts-de-Seine (2179 immatriculations), Paris (1599 immatriculations), les Yvelines (1261 immatriculations) et les Bouches-du-Rhône avec 1082 immatriculations. Les trois départements ayant eu le moins d’immatriculations sont : Mayotte (0 véhicule immatriculé), la Guyane française (22 immatriculations) et la Lozère (25 immatriculations).

La moyenne nationale de véhicules électriques immatriculés par département au cours de l’année 2018 est de 311 (contre 250 en 2017).

À l’exception de la Creuse, la Lozère, l’Indre, la Saône-et-Loire, les Hautes-Alpes, le Morbihan et la Seine-Saint-Denis, l’augmentation des immatriculations de véhicules 100 % électriques concerne la totalité des départements français.

Concernant les régions, 25 % des immatriculations ont été effectuées en Île-de-France (ce qui représente une augmentation de 1757 immatriculations en plus par rapport à l’année précédente). Les immatriculations de véhicules 100 % électriques ont augmenté d’environ 28,9 % en Île-de-France entre 2017 et 2018.

Plus de 3 % de parts de marché à Paris

En France métropolitaine en 2018, les véhicules 100 % électriques représentent 1,45 % des parts de marché (1,20 % en 2017).

Cet indicateur permet de connaître les départements où le véhicule électrique pénètre le mieux dans le marché automobile. Les trois départements où les véhicules électriques représentent la part de marché la plus importante sont : Paris (3,12 %) ; les Hauts-de-Seine (2,74 %) et la Haute-Garonne (2,32 %).

On note que les pourcentages sont plus élevés que la moyenne nationale dans les départements situés autour des agglomérations de Toulouse, de Lyon et de Paris. Certains départements majoritairement ruraux comme le Gers, l’Ardèche et le Lot-et-Garonne dépassent eux aussi les 2 % de part de marché. Cet exemple permet de confirmer que les usages du véhicule électrique correspondent à la fois aux besoins urbains et ruraux.

On note aussi que dans la majorité des départements du Centre de la France, à l’Est ainsi qu’un Nord, la moyenne départementale est plus faible que la moyenne nationale. En Corse, la pénétration du véhicule 100 % électrique est beaucoup plus faible que la moyenne nationale (0,35 % contre 1,45 % au niveau national).

Contrairement à la quantité de véhicules immatriculés par département, la carte présentant le pourcentage est beaucoup plus harmonisé et les écarts plus faibles. Cet indicateur est beaucoup plus fiable et précis si l’on veut suivre l’évolution du marché des véhicules électriques au cours du temps.

Ainsi, l’année 2018 aura vu le cap des 100.000 immatriculations dépassé et aura été une année de croissance importante.

L’année 2019 sera également une année de croissance pour le secteur de l’automobile 100 % électrique. De nouveaux modèles sont attendus dans différentes catégories (citadines, compactes, tout-terrains légers et moyens ou SUV pour les accros aux anglicismes qui ne veulent rien dire), les restrictions pour les véhicules thermiques se poursuivent. De plus, la concurrence des modèles fonctionnant à l’hydrogène, au gaz, au GPL ou au « bio-éthanol » n’est que très faible. La seule réelle concurrence des voitures 100 % électriques sont les hybrides (ainsi que les hybrides rechargeables malgré le prix très élevé).

Nous remercions le Bureau des Statistiques de la Route et des Véhicules pour les données brutes.

Pour aller plus loin :

 

 

Voiture électrique : dans quels départements se vend-elle le mieux ?
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