Habitué des révélations sur son compte Twitter, Elon Musk a annoncé il y a quelques semaines que les superchargeurs ne seront plus alimentés par le réseau électrique classique. Le patron de Tesla veut « à terme » alimenter ses stations de recharge ultrarapides avec de l’électricité d’origine solaire et des batteries.

Le projet est ambitieux et le défi technique colossal : alimenter la « quasi totalité » des 861 stations de superchargeurs installées dans le monde avec de l’énergie solaire et des batteries. Des équipements particulièrement gourmands en kilowatts qui feraient disjoncter les réseaux de distribution d’électricité s’ils n’étaient pas régulés. Comment alors imaginer qu’elle puissent être alimentées par des panneaux photovoltaïques ?

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Elon Musk veut en tout cas relever le défi d’après son tweet posté en réponse à une question sur l’origine de l’électricité utilisée dans les superchargeurs.

« Hélas, je peux voir la centrale électrique à charbon depuis le superchargeur Tesla. Jouer au jeu de la coquille [une expression anglophone désignant une manœuvre pour occulter la réalité ndlr] c’est tout ce que vous voulez, elles sont alimentées par du charbon » interpelle ainsi un utilisateur du réseau social.

« Tous les superchargeurs sont en train d’être convertis à l’énergie solaire/batterie. A terme, presque tous seront déconnectés du réseau électrique » répond alors Elon Musk.

Cette déclaration vient affiner la vision du patron de Tesla sur le déploiement des panneaux solaires pour les superchargeurs. Si la firme avait annoncé l’installation de batteries et abris solaires dès le lancement de son réseau de recharge ultrarapide en 2012, seulement 6 stations ont été équipées jusque là.

Le réseau « plus nécessaire » sur certains superchargeurs

Au grès des informations distillées par Elon Musk, on apprenait également que les batteries powerpack et panneaux solaires fourniraient l’électricité nécessaire aux superchargeurs « modérément utilisés » situés dans des régions ensoleillées et « non enneigées » et qu’ainsi « le réseau ne sera plus nécessaire ». Il avait ensuite réaffirmé vouloir déployer de telles installations sur la troisième génération de superchargeurs en décembre 2016.

La quantité considérable d’énergie mobilisée par ces futurs chargeurs de 350 kW et le nombre croissant d’utilisateurs ne laissera peut-être pas d’autre choix à Tesla que de produire sa propre électricité s’il tient à se déconnecter du réseau. Il est certain que les marquises solaires et batteries installées dans certains superchargeurs ne suffiront pas à produire assez d’électricité pour les alimenter de façon autonome.

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Tesla va devoir s’investir massivement pour trouver l’équation qui lui permettra de générer et stocker des quantités considérables d’énergie renouvelable sur de petits espaces. Mais on peut se rassurer, « impossible » ne semble pas figurer dans le lexique d’Elon Musk.

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