Après une Toyota Prius II, Julien Clarisse a profité de l’offre LLD Renault à 135 euros mensuels pour une Renault Fluence Z.E. Devant la restituer dans quelques semaines, il a choisi de la remplacer par la nouvelle Nissan Leaf. Il nous explique son choix, et tire le bilan de 90.000 km avec la berline tricorps du Losange.

Une ligne superbe !

« Une ligne superbe que j’adore ! La carrosserie de cette voiture nous a plu immédiatement à ma femme et moi. Avec son coffre rallongée pour accueillir la batterie de traction derrière la banquette, la Fluence Z.E. est encore plus équilibrée que les versions thermiques dont elle descend » : c’est par ces mots que le Vendéen d’adoption, – Julien Clarisse -, explique son choix en 2013 pour cette voiture proposée en LLD contre un loyer de 135 euros mensuels. « Cet exemplaire ne faisait pas partie du lot initial de l’offre avantageuse de Renault, mais grâce au dévouement du directeur de la concession de La Roche-sur-Yon, j’ai pu bénéficier des mêmes conditions tarifaires », précise-t-il. La Roche-sur-Yon, en Vendée ! Bien sûr, cette Fluence s’est illustrée au Vendée énergie Tour, édition 2016.

De l’hybride à l’électrique

Auparavant, notre interviewé, coordinateur chez Enercon, avait eu le temps d’apprécier de rouler en mode électrique avec une Toyota Prius II. « Mon plus grand plaisir était alors d’avancer au maximum sur la seule énergie de la batterie afin d’établir des records de faible consommation », commente-t-il. Ce comportement ne pouvait que le faire accéder un jour à l’électromobilité pure. Avant que sortent les voitures électriques d’après 2010, Julien Clarisse, Ch’ti de naissance, avait déjà envisagé d’acquérir un VE, et notamment un ancien Kangoo. Mais il n’avait pu à l’époque trouver l’exemplaire qui remplissait toutes ses conditions. En choisissant la Fluence en 2012, il délaissait volontairement la Nissan Leaf.

99.000 km

Au compteur de la Renault Fluence que Julien Clarisse va devoir rendre en juillet prochain : 99.000 kilomètres. « Elle en avait 11.800, avec une première mise en circulation 18 mois plus tôt, quand nous l’avons reçue », précise-t-il. « Je pouvais alors compter sur une autonomie de 100 km en hiver et 120 l’été. Aujourd’hui, avec une capacité des batteries réduite à 68%, j’ai à peine 80 km de rayon d’action en conduite normale. Avec le pied vraiment très léger, et en ne dépassant pas les 80 km/h, je peux encore en tirer une centaine de km », chiffre-t-il. « A chaque sortie d’hiver, on s’aperçoit que l’autonomie de la voiture ne retrouve pas son précédent niveau de la belle saison », assure-t-il.

Pas de batteries de remplacement

« D’après le contrat que j’ai signé en 2013, Renault aurait dû me remplacer gratuitement la batterie quand sa capacité est descendue en-dessous de 75%, mais il n’y a plus de packs disponibles. Et le constructeur ne veut pas revoir les loyers à la baisse », révèle Julien Clarisse.

Un comportement de Renault auxquels pourraient être confrontés les utilisateurs de la Zoé, en particulier des premiers modèles ? En tout cas c’est un des arguments avancé depuis longtemps par les détracteurs de la location du pack, quand elle était obligatoire. La Fluence Z.E. est connue pour ses caprices de recharge. « Forcément, avec une batterie isolée dans un caisson et un ventilateur d’extraction de l’air chaud plaqué contre le dossier de la banquette, le refroidissement de la batterie est lent et la charge peut durer longtemps ou se mettre en sommeil. Mais, personnellement, je ne me suis jamais retrouvé bloqué le matin pour aller au bureau. Les 5 ou 6 fois où je n’ai pas pu recharger, c’était sur des bornes publiques qui étaient en panne. Dans ces cas-là, pour effacer le défaut enregistré et brancher la voiture ailleurs, il faut attendre 60 minutes », témoigne notre interviewé.

Problème moteur

« Des dizaines d’utilisateurs de Fluence Z.E. ont eu, à peu près en même temps, à partir de l’année dernière, des alertes au niveau du moteur. Un message en orange au tableau de bord, inquiétant, mais qui ne demande pas de bloquer le véhicule. Chez Renault, la réponse est toujours la même : ‘Il faut changer le moteur électrique de la voiture’. En cause, un défaut d’isolement du rotor, sans doute dû à une usure anormale. J’ai rencontré 2 fois ce problème, avec plusieurs mois d’écart », fait remonter Julien Clarisse.

« Quand les premiers exemplaires de Fluence Z.E. ont connu ce problème moteur, avant la fin de la garantie de 5 ans, il a été remplacé gratuitement. Ceux pour lesquels le défaut est intervenu quelques semaines après l’échéance, Renault a pris en charge une bonne partie de la facture qui s’élève aux environ de 3.800 euros. Moi, j’aurais eu à payer 1.700 euros », indique-t-il.

Un bon plan qui se transforme en cauchemar ?

« J’ai fait le choix de continuer à rouler sans changer le moteur, un peu encouragé par mon actuel garagiste. ‘Si ça casse, vous n’aurez qu’à vous garer sur le côté’, m’a-t-il dit. Pas mal de propriétaires de Fluence Z.E. font comme moi, et même se servent peu de la voiture pour ne rien casser. Nous ne voulons pas que le bon plan d’il y a 5 ans se transforme en gouffre financier quelques mois avant de la rendre », reconnaît Julien Clarisse. D’autres problèmes en 5 ans ? « Juste la couture du siège du conducteur, sur le côté gauche de l’assise, qui a lâché », modère-t-il. « Il y a des (futurs)-anciens propriétaires de Fluence Z.E. qui se désolent que ne soit pas disponible en France son clone Samsung SM3 Z.E., mieux équipé, notamment avec une batterie de 33 kWh de capacité, reprise des plus récents Kangoo Z.E., et la recharge accélérée qui évite d’avoir à attendre 8 heures pour un plein complet des batteries », rapporte notre interviewé.

Hyundai Ioniq

« Pour moi, il y a quelques mois, il était sûr que la remplaçante de la Fluence serait chez nous une Hyundai Ioniq électrique. Ca fait plus de 2 ans que j’ai fait remarqué ce modèle à ma femme, pour m’assurer que cette voiture lui plaise », avoue Julien Clarisse.

Eh, oui, une berline tricorps ! Et pourquoi ne pas avoir été jusqu’au bout de cette idée ? « L’essai de la voiture était sympa, mais l’idée ne s’est pas concrétisée pour plusieurs raisons. Tout d’abord un délai d’attente qui s’allonge. Il est à plus de 6 mois aujourd’hui et je ne pouvais pas rester sans voiture pour me rendre au bureau à partir de juillet. En occasion, les prix grimpent, même les versions de démo, sans doute du fait des délais qui s’allongent pour les modèles neufs. Et puis nous voulions la finition ‘Executive’ pour la ventilation des enfants à l’arrière. Mais elle coûte 3.000 euros plus cher que la version ‘Creative’, et les réductions ne se trouvent que sur cette dernière, augmentant encore la différence de prix entre les 2 voitures. Ma femme souhaite un essuie-glace à l’arrière, que la Ioniq n’a pas. De mon côté, avec une vitre de hayon partagée par une barre transversale, le rétroviseur extérieur n’est pas exploitable. Bien sûr, il y a les caméras de recul, mais… A cela s’ajoute, pour un même budget, une meilleure autonomie au crédit de la Leaf, et surtout un choix de la recharge rapide Combo pour la Ioniq qui m’aurait privé de l’utilisation de certaines bornes. On trouve bien plus de stations avec un connecteur CHAdeMO », liste-t-il.

« Je remercie ma femme ! »

« Dommage qu’elle n’est pas disponible en France dans sa version tricorps Sylphy », s’empresse de dire Julien Clarisse au sujet de la Nissan Leaf 2.0. Mais il reconnaît que le système avec hayon plaît davantage à son épouse. « J’avais visité plusieurs concessions Nissan de ma région, mais sans remise sur les modèles neufs, et entre 5 et moins de 10% sur ceux de démo. En plus, aucun n’avait reçu la nouvelle Leaf », déplore-t-il. « C’est ma femme qui a eu l’idée géniale de me suggérer d’appeler mon père, client Nissan depuis longtemps dans le Pas-de-Calais. Je l’ai fait sans trop y croire, mais elle avait raison puisque la concession près d’Arras m’a très rapidement contacté en me promettant une finition Tekna sur un modèle d’exposition disponible rapidement. Ils m’ont proposé directement 11% de remise, regrettant de ne pouvoir faire mieux. Mais Nissan accordant des remises supérieures aux professionnels, mon numéro Siret, obtenu grâce à la revente de l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques installés sur le toit de ma maison, a permis d’aller jusqu’à une remise de 15% ».

2 billets d’avion

« Dans l’enthousiasme, ma femme a eu une autre riche idée pour la récupération de la Leaf près d’Arras : prendre 2 billets d’avion afin que mon fils aîné, de 10 ans et demi, puisse m’accompagner. Nous avons partagé une belle aventure grâce à ma femme », rend compte notre interviewé, reconnaissant. « Il ne restait plus que le voyage du retour à préparer. Avec 700 kilomètres à faire dans la journée pour revenir à la maison, je me suis pas mal inquiété, en amont, de ce problème de refroidissement de la batterie que l’on appelle ‘rapidgate’. Avec un refroidissement dynamique des batteries, et moins de place laissée entre les cellules pour la dissipation de la chaleur, du fait d’un pack de meilleure capacité, la puissance de recharge se trouve souvent limitée. Mais le road-trip effectué en Renault Zoé jusqu’en Italie par Pascal Houssard, directeur général du SyDEV, m’a donné confiance », explique le Vendéen.

Puissance de recharge en baisse

« Comme je m’y attendais, la puissance de recharge a régulièrement baissé au fil de mes 4 arrêts programmés à des bornes rapides pour rentrer en Vendée : 38, 24, 22, 17 kW », relate Julien Clarisse. « J’ai suivi les recommandations qu’on m’a donné, et j’avais prévu des plans B et C pour la recharge des batteries, en cas de défaillance d’une borne. J’avais même envisagé la possibilité de revenir à la précédente, dans un cas extrême ». Pour raconter cette aventure, notre interviewé a ouvert un post sur le forum d’Automobile Propre, intitulé « Voyage de 698 km en Leaf 40 kWh en 1 journée » . Il y a déposé un lien vers un compte rendu très complet, avec photos.

Un électromobilien satisfait

« Je ne regrette pas mon achat. Le coffre est spacieux et la 5e place, au milieu de la banquette arrière, est suffisamment grande. Au début, j’ai trouvé curieux l’emplacement du caisson Bose pour le kit audio monté de série avec la finition Tekna, placé sous une tôle peinte en noir, le tout boulonné au fond du coffre. Je me suis offert un abonnement sur Deezer, et là j’ai été inondé par un son de haute qualité. J’ai compris l’utilité et la valeur ajoutée de cet équipement. Avec cette Leaf, je vais maintenant pouvoir envisager d’aller en vacances en voiture électrique à plus de 500 kilomètres de la maison, avec ma femme et mes 3 garçons », Conclut notre interlocuteur. La Leaf de Julien Clarisse est inscrite depuis quelques jours au Rallye des Ambassadeurs du Vendée énergie Tour.

Automobile Propre et moi-même remercions Julien Clarisse pour sa disponibilité et sa réactivité. Personnellement, je le remercie de m’avoir proposé d’être son copilote pour le VET.

 

 

Témoignage : de la Renault Fluence Z.E. à la Nissan Leaf 2.0
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