Beaucoup d’agitation autour du mariage entre PSA et Fiat-Chrysler Automobiles. A la direction du groupe italo-américain, Mike Manley avance dans ce contexte qu’il imaginerait bien acheter des briques d’équipements technologiques Tesla plutôt que de créer le nécessaire pour produire de futures voitures électriques.

Moteurs, des batteries et des plateformes

Les propos de Mike Manley ont été publiés dans le média Business Insider le 31 octobre dernier, en pleine période d’officialisation d’une fusion entre les 2 groupes.

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Le dirigeant de FCA a cité des moteurs, des batteries, des suspensions et des plateformes qui pourraient être fournis par le constructeur américain, afin de produire très rapidement et à grande échelle des voitures électriques.

Une confidence qui ne semble pas avoir eu de validation ni fait l’objet de commentaires rendus publics du côté français.

Cacophonie ?

PSA vient de réaliser des investissements importants pour lancer une palette qui s’élargit de véhicules électriques, aussi bien en voitures particulières qu’en utilitaires légers et dérivés.

Peugeot e-208 et e-2008, Citroën DS3 Crossback e-tense, Jumpy et nouveau Berlingo Van, Opel Corsa-e et Vivaro, etc. : la liste s’allonge sans cesse des modèles qui sont ou vont être lancés d’ici 2021.

Peut-on imaginer que le groupe français ouvert à la fusion passe commande auprès de Tesla d’équipements dont il dispose déjà ? Surtout concernant les plateformes et moteurs qui peuvent être exploités pour une très large plage de véhicules.

Pour les batteries, en revanche, ce serait plausible dans le contexte actuel où des pénuries sont à prévoir du fait de feuilles de route électrifiées particulièrement denses pour de plus en plus de marques en automobiles.

Quel intérêt pour Tesla ?

FCA a déjà frappé à la porte de Tesla pour obtenir de précieux quotas électriques afin de limiter les émissions de CO2 de sa gamme et ainsi d’éviter de lourdes amendes de la part de l’Union européenne. Et Elon Musk, le boss de Tesla, a souvent proposé d’aider les constructeurs au nom de son implication pour l’environnement et la santé publique.

Mais désormais l’américain produit à flux très tendus des volumes très élevés de véhicules électriques pour une structure qui demeure encore jeune, fragile, et surveillée de près par les investisseurs et analystes financiers. Est-il imaginable qu’il devienne dans ce contexte fournisseur d’un groupe en passe d’accéder au quatrième rang mondial et, il ne faut pas l’oublier, qui est susceptible d’être un jour un rival gênant ?

Tant qu’il s’agit de quotas électriques ou de brevets à exploiter, pourquoi pas, mais des moteurs, des batteries et des plateformes, ce serait vraiment étonnant de la part de ce cavalier libre !

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