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Annonce surprise ce dimanche soir : Luca de Meo, qui a brillamment relancé Renault, va quitter son poste de directeur général du groupe.
Voilà une information que personne n’avait vue venir. Dans un court communiqué de presse, ce dimanche 15 juin au soir, le groupe Renault annonce le départ prochain de son directeur général, Luca de Meo. L’homme avait rejoint le Losange en juillet 2020 pour former un tandem avec Jean-Dominique Senard, président.
Auparavant patron de Seat, qu’il avait bien relancé, l’Italien avait été recruté pour reprendre en main un groupe secoué par la chute de Carlos Ghosn et en très mauvaise forme financière. Il a ainsi concocté le plan « Renaulution », un plan en trois phases (résurrection, rénovation, révolution) lancé début 2021. Il a pleinement réussi sa mission, puisque le groupe Renault a enregistré des résultats financiers records en 2024.
Vrai passionné de l’automobile et grand spécialiste du produit, Luca de Meo a surtout su rendre Renault à nouveau désirable. C’est ainsi lui qui a orchestré le revival de la R5, véritable porte-drapeau de la nouvelle offensive de la marque sur le marché de l’électrique. Il a aussi donné un avenir clair à Alpine, avec la mise en chantier d’une gamme complète de modèles.
Le départ de Luca de Meo sera effectif le 15 juillet 2025. Le Figaro a révélé qu’il allait devenir le directeur général du groupe de luxe Kering. Ce départ intrigue. Luca de Meo avait été renouvelé pour un deuxième mandat de 4 ans en 2024. Dans le communiqué, il déclare :
« Il arrive un moment dans sa vie où l’on sait que le travail est accompli. Chez Renault Group, nous avons relevé des défis immenses, et ce en moins de 5 ans ! Nous avons fait ce que beaucoup pensaient impossible. Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux-mêmes : les meilleurs de notre histoire. Une équipe solide. Une organisation agile. Et un plan stratégique prêt à porter la prochaine génération de produits. C’est pourquoi j’ai décidé qu’il était temps pour moi de passer le relais ».
L’homme avait en effet annoncé à plusieurs reprises la préparation d’un nouveau plan stratégique pour le groupe, nommé Futurama. On ne s’attendait donc pas à le voir partir si rapidement ! Y’a-t-il eu des soucis en interne ?
Le groupe perd assurément un excellent DG. Le Conseil d’administration « a lancé le processus de désignation d’un nouveau directeur général sur la base du plan de succession déjà défini ».
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Perso j’espere que c’est pas parce qu’il sait que sa solution ne marchera pas sur le long terme et qu’il se barre avant que ça s’effondre. Car là il a su assurer un effet de renouvellement et de nouveauté mais tenir dans la durée c’est une toute autre paire de manches. A croire que ces gens là veulent tirer les lauriers avant qu’il n’y ait plus que les épines. J’espere que son plan a vocation a fonctionner sur le long terme quand meme mais j’ai peur que sa demission soit le signe du contraire.
Perso ça me rassure pas sur l’etat du marché electrique et son avenir potentiel. Quand des gens importants comme ça quittent rapidement le navire….je sais pas vous mais moi ça m’inquiete un peu pour l’avenir du VE quand meme.
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La Zoé 2 que vous décrivez est… la Megane ! En effet, la Megane E-Tech aurait dû s’appeler Zoé (on peut le voir sur des sketchs des designers). Peut-être qu’ils auraient mieux faits de rester sur le nom de Zoé cela dit, pour capitaliser sur le succès que ça a été, mais je ne trouve pas le choix idiot non plus dans le sens où la Megane a cohabité quelques années avec la Zoé et que le Scénic est toujours une grosse Megane, comme par le passé, donc on garde la cohérence de gamme qu’il y avait en thermique. Pour ce qui est de la R5, je pense que c’est quand même une bonne idée. Je la trouve bien plus désirable que la Zoé en terme de design, et même si on peut regretter qu’il n’y ait pas de différence majeur au niveau des caractéristiques (meilleure recharge DC quand même pour celles qui l’ont, écran avec un bon planificateur, châssis censé être sympa (j’ai pas essayé mais j’en entend que du bien), et V2G/V2L, même si ce point laisse à désirer car il n’y a qu’un fournisseur électrique disponible pour le V2G)
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En même temps avant le putsch japonais l'Alliance était le 1er groupe automobile mondial et la Zoé était l'électrique la plus vendue en Europe. J'ai pas l'impression que le groupe était vraiment en difficulté et le virage électrique était déjà plus qu'amorcé. Pour moi l'arrêt de la Zoé et le lancement de la R5 a plus fait perdre du temps et de l'argent à Renault qu'autre chose. Le succès de la R5 est mitigé par rapport à la Zoé qui faisait des volumes de plus de 5000 unités par mois en croisière. Objectivement la R5 n'est pas mieux que la Zoé qui était déjà iconique en Europe. Une Zoé 2 avec de vraies améliorations (batt de 60 kWh + 130 DC et 22 AC par exemple) se serait arrachée bien plus que cette R5 qui n'a aucune réputation en électrique et qu'on a attendu 4 ans pour pas grand chose de nouveau au final. La Mégane n'a pas le succès commercial qu'elle mérite à cause d'un markéting trop timide qui ne sait pas mettre en avant ses atouts et qui est éclipsé par la R5. Pour moi ça reste une des meilleures offres en VE par sa polyvalence. De Meo n'était pas mauvais mais il n'a fait que surfer un peu maladroitement sur les vrais rails posés par Carlos Ghosn. On peut dire ce qu'on veut de lui mais le vrai boulot c'est lui qui l'a fait. Le soi-disant redressement express de Renault c'est un peu de la poudre aux yeux. Le groupe n'était pas en difficulté et déjà bien paré pour l'avenir grâce à la vision de Carlos Ghosn. Le reste c'est encore de la com' de markéteux.
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