Afin de limiter ses émissions de CO2 et d’éviter de lourdes amendes de l’Union européenne, le groupe italo-amériain Fiat Chrysler vient de conclure un accord avec Tesla pour intégrer les ventes électriques du constructeur à son propre parc.

S’il a confirmé début mars à Genève l’électrification de sa gamme, Fiat reste très en retard par rapport à d’autres constructeurs. Alors que l’Europe fixe un objectif à 95 g CO2/km en 2021, Fiat était l’an dernier à 123 g/km. Selon les analystes, le groupe italien pourrait avoir à régler plus de deux milliards d’euros d’amende.

Pour Fiat Chrysler, l’accord conclu avec Tesla vise ainsi à intégrer au sein de son propre parc les ventes de véhicules électriques du constructeur californien. Objectif : diminuer sa moyenne d’émissions et éviter les sanctions financières. Le Financial Times, qui a révélé l’information ce dimanche, évoque un contrat de plusieurs de centaines de millions d’euros.

Monnaie courante aux Etats-Unis, ce principe de rachat de quotas est intégré à la réglementation européenne qui autorise ce genre de regroupement, ou « pool », entre constructeurs. Une démarche qui peut également être réalisée entre les différentes marques d’un même groupe. PSA pourra par exemple compenser le surplus d’émissions d’Opel par celles de Citroën et de Peugeot et vis-versa.

En Europe, Tesla va vendre ses quotas électriques à Fiat
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