Avec son positionnement haut de gamme, Nio ne touche pas le cœur de marché chinois. Une seconde marque verra donc le jour pour conquérir ce fructueux segment.

On a coutume de comparer Nio à toutes les autres start-ups chinoises, Xpeng, LI Auto, Leap, Neta, Weltmeister, etc. Ce n’est pas tout à fait vrai. En effet, Nio a réussi à se forger une véritable image de marque premium, là où les autres marques citées ciblent plus le milieu de gamme ou le « milieu-haut ». Ainsi, le prix moyen des Nio est quasiment le double de celui de Xpeng.

C’est une véritable réussite sur un marché chinois où les marques nationales n’ont pas toujours eu bonne presse. C’est aussi un problème, puisque cela coupe Nio des plus gros volumes. Or la start-up a aussi de grosses ambitions en ce domaine.

Un problème, une nouvelle marque

Et l’on ressort la solution miracle de toutes les marques chinoises. Et donc également des start-ups qui voulaient pourtant renouveler le genre… La création d’une nouvelle marque. Une solution qui s’explique aussi par un marché chinois aux territoires de marques très segmentés.

La municipalité de Hefei étant à présent l’un des principaux pourvoyeurs de fonds de Nio, cette nouvelle marque sera fort logiquement produite au sein du NeoPark où la marque prépare son usine géante. Ce sont d’ailleurs les autorités municipales qui ont annoncé cette nouvelle marque et non le constructeur…

Cette nouvelle marque n’a pas encore de nom. Elle répond pour le moment simplement au nom de code de projet ALPS. Une appellation qui n’a rien de définitif. Sa production doit débuter en 2024 avec une gamme qui se positionnera en milieu-haut de gamme. Par rapport à Nio, le constructeur compare ce positionnement à celui des marques Volkswagen et Audi. Avec au passage une pique à Tesla. Cette nouvelle marque ciblera en effet Tesla, le sous-entendu étant que la marque Nio est positionnée plus haut en gamme que l’américain.

Sous sa marque phare, Nio ne compte pas descendre plus en gamme que ce qu’il a fait avec l’ET5. ALPS sera chargée de conquérir le segment C et le bas du segment D, tant avec des berlines que des SUV. Et on peut bien entendu d’ores et déjà envisager que cette marque arrivera en Europe durant la seconde moitié de la décennie.