Le Cooper SE pourra être configurée comme une essence ou diesel

Nous avons pu embarquer rapidement dans la toute première Mini Cooper SE, version 100% électrique de la citadine anglaise 3 portes, présentée cette semaine à Rotterdam (Pays-Bas).

La Mini électrique… c’était devenu presque une légende. Sa première apparition date de 2009 et avait donné lieu à une expérimentation de 500 véhicules auprès de particuliers. Un projet classé sans suite mais qui avait toute de même servi de base à la conception de la BMW i3. Puis est venu le concept-car au Salon de Francfort 2017, avec ses appendices et ses couleurs flashy, suivi d’une « Classic » électrisée. Enfin, la version de série est présentée en 2019. C’est à Rotterdam, ville portuaire connue pour ses vélos omniprésents et sa modernité, que la marque a opéré l’avant-première.

La même en mieux ?

Il faut être honnête, pas de révolution façon i3 côté esthétique. Tout a été fait pour préserver l’esprit Mini. Du concept futuriste, il ne reste ainsi pas grand-chose. Seules les jantes ont survécu au passage à la grande série, la calandre est également fermée, mais les touches jaune/vert seront en option. Outre les roues 17 pouces visibles sur le modèle exposé, un autre jeu spécifique sera proposé en 16 pouces, mais les classiques seront aussi au choix. Bref, il sera possible d’avoir une Mini Cooper SE identique à une Mini Cooper S/SD, hors calandre fermée.

L’aspect conservateur se poursuit même sous le capot. Car si un bloc électrique prend bien moins de place, Mini a poussé la similitude avec un cache façon bloc essence ou diesel ! L’habitabilité est aussi identique. Le coffre stagne à 211 litres, tandis que la hauteur de batteries a engendré un rehaussement de 18 mm pour assurer un espace inchangé pour les 4 places. La planche de bord est aussi reconduite sans modifications, avec les inserts jaune-vert optionnels. Seul apport, les compteurs numériques, avec un écran ovale. Ce dernier reprend la disposition des compteurs analogiques avec la vitesse au centre, et deux jauges sur les côtés : charge à droite, fonctionnement moteur à gauche avec indication de recharge.

Un cache moteur façon thermique pour le bloc électrique

Mini électrique, un e-kart ?

Au contraire de nombreuses présentations automobiles, la Mini Cooper SE était prête est fonctionnelle sur place. Grâce à la piste ovale installée dans le hangar privatisé, étaient permises quelques sessions dynamiques, en passager toutefois.

Malgré la vitesse peu élevée en intérieur, il fut possible de sentir quelques différences. L’accélération du bloc 184 ch/270 Nm, issu de l’i3, est supérieure au thermique sur les premiers mètres, et l’agilité semble préservée. Rappel, la hausse de poids est contenue à 145 kg, soit 1.360 kg au total. Ceux qui adorent l’esprit « kart » dégagées par les Mini thermiques devrait encore plus apprécier l’électrique.

À noter, le moteur ne dégageait aucun bruit, mais un système sonore sera bien appliqué en série. Obligatoire depuis le 1er juillet en UE, cette installation sera active jusqu’à 30 km/h.

Essai à suivre, avant une autre électrique ?

Il faudra bien entendu un essai sur route ouverte pour découvrir l’âme de cette Cooper SE, ainsi que ses qualités et défauts. Il faudra y surveiller l’autonomie annoncée entre 235 et 270 km, via ses batteries 32,6 kWh.

Enfin, cette Mini Cooper SE, nommée « Mini Electric » sur certains marchés, ne sera disponible qu’en 3 portes « Hatch ». Son prix de vente est à partir de 32.900 €, ou 360 €/mois en location, hors bonus écologique. Les commandes seront ouvertes en septembre, les livraisons débuteront probablement en décembre 2019. Pas de 5 portes ni de Clubman Cooper SE à l’horizon. Par contre, une seconde électrique serait prévue ces prochaines années. Serait-ce celle au cœur de la rumeur du retour de la Rocketman ?

Mini électrique : premières impressions à bord de la Cooper SE (vidéo)
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