Une borne de recharge de la ville de Paris

J’ai eu l’occasion de passer au salon E-cartec et de discuter avec plusieurs fabricants de bornes de recharge. Beaucoup d’entre eux ont un peu le moral dans les chaussettes et se demandent où sont passés les fonds publics destinés aux infrastructures de recharge, promis par le livret vert.

Je me suis rendu sur le salon E-cartec, un événement petit par la taille mais avec des visiteurs et des exposants de qualité. L’occasion pour moi de prendre contact avec les fabricants de bornes de recharge pour leur présenter mon projet : ChargeMap.



J’ai pu constater que ces derniers n’ont pas forcement le moral. La voiture électrique démarre lentement et l’un d’entre eux m’a confié qu’il n’y avait presque pas de marché pour l’instant. Heureusement, une partie de ces entreprises a d’autres activités que les bornes de recharge…

Beaucoup d’entre elles se demandent où est passé l’argent public promis dans le livre vert et destiné à doter la France d’une infrastructure de recharge digne de ce nom. Les ventes de bornes de recharge sont aujourd’hui confidentielles et seuls DBT et Saintronic semblent tirer leur épingle du jeu avec un minimum de volume. DBT fabrique les chargeurs rapides destinés à Nissan tandis que Saintronic, leader des bornes d’urgence sur les autoroutes, fournit toutes les bornes utilisées par Autolib.

Il semble que le marché de la borne de recharge soit amené à se concentrer, car tous ne pourront pas survivre. Beaucoup de petits fabricants pensaient trouver un relais de croissance (un eldorado ?) dans les bornes de recharge et doivent déchanter : pour l’instant la demande et les volumes restent très faibles.

En attendant, personne ne semble savoir quand l’Etat va véritablement pouvoir allouer des fonds pour que les collectivités puissent déployer une vraie infrastructure de recharge. Je n’ai pas réussit à savoir où cela coinçait exactement : est-ce au niveau des collectivité où au niveau de l’Etat ?

Ce qui est sûr la rigueur budgétaire promise par les candidats à la présidentielle n’augure rien de bon…

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