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En septembre, les voitures électriques ont explosé les compteurs de ventes en France. Le Tesla Model Y continue de dominer le marché.
Bonne rentrée pour le marché automobile. Les ventes n’ont certes pas encore retrouvé un niveau normal (celui d’avant Covid). Mais on s’en rapproche petit à petit. Avec 156.304 voitures particulières neuves immatriculées, le score est en hausse de 10,75 % par rapport à 2022. Les mois en hausse s’enchaînent depuis le début d’année, ce qui donne sur la période janvier/septembre une progression de 15 %, à 1,29 million de voitures.
La rentrée a surtout été excellente pour les voitures électriques. Sur un total en hausse donc, elles ont atteint une part de marché record : 19 %. Quasiment une voiture sur cinq immatriculée en septembre était 100 % électrique ! Ce type de motorisation fait quasiment jeu égal avec l’hybride simple, qui est à 21,3 % en septembre. A noter que le diesel atteint un plus bas à 8,5 % seulement !
Ce sont donc 30.173 voitures électriques qui ont été immatriculées en septembre (et plus de 200.000 depuis janvier). Et une fois encore, le Model Y domine les débats. Tesla en a livré 5.035. Le SUV se classe d’ailleurs 5e dans le palmarès toutes énergies confondues, faisant par exemple mieux que le Renault Captur ! Depuis le début de l’année, Tesla a immatriculé 27.458 exemplaires du Model Y.
Celui-ci est donc bien parti pour devenir le champion des ventes de voitures électriques en France en 2023. Sur le cumul depuis janvier, la Dacia Spring est deuxième avec 21.103 exemplaires, dont 2.514 en septembre. La menace de la perte du bonus sur la Spring devrait d’ailleurs booster la fin d’année de la citadine.
Il en sera de même avec la MG.4, dont 1.945 exemplaires ont été immatriculés en septembre, et 12.199 depuis le début de l’année. Elle fait ainsi jeu égal avec la Tesla Model 3 (12.315 ventes). Seulement 315 exemplaires de la berline américaine ont été immatriculés le mois dernier, mais c’est parce qu’il y a une bascule entre l’ancienne et la nouvelle Highland, dont les livraisons doivent commencer en octobre.
La MG4 talonne aussi la Renault Megane, dont 12.649 exemplaires ont été immatriculés cette année. Elle réalise d’ailleurs une très bonne rentrée avec 1.945 immatriculations, alors que la française est dans le dur avec 1.372 ventes.
Les marques ne sont toutefois pas rassurées pour la suite. Si les ventes se portent bien pour le moment, c’est grâce à un effet rattrapage, après une longue période où les délais de livraisons ont été allongés par les pénuries de semi-conducteurs ou les difficultés logistiques. Des constructeurs s’inquiètent ainsi d’une baisse des commandes depuis le printemps. Le contexte n’est de nouveau plus favorable pour les ventes de voitures, avec l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat ou la hausse des taux.
Cependant, des clients pourraient se presser dans les concessions au cours des prochaines semaines avant l’évolution du bonus écologique, qui va faire beaucoup de perdants.
| 1 | Tesla Model Y | 5.035 |
| 2 | Peugeot e-208 | 3.924 |
| 3 | Dacia Spring | 2.514 |
| 4 | Fiat 500 | 2.445 |
| 5 | MG4 | 1.945 |
| 6 | Renault Megane | 1.372 |
| 7 | Renault Twingo | 968 |
| 8 | Kia Niro | 623 |
| 9 | Citroën C4 | 596 |
| 10 | MG ZS | 585 |
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"certains sont mêmes capable d’effectuer eux même une partie de l’entretien voir des réparations."
Sur les véhicules actuels, ça m'étonnerait, à part la vidange (y'en a pas sur un VE).
"Le thermique, ils connaissent. Ils ont une idée de ce que cela peut leur couter "
Non, je ne croit pas que les gens savent compter, ou alors faudra pas chialer que l'essence est trop chère. Rien que les économies de fonctionnement te paye la moitié du crédit.
"Je pense aussi qu’une partie de la gente masculine associe sa virilité au vroum vroum du moteur, à la belle mécanique, etc…"
Pauvre monde.
Les français sont méfiants, et cela peut se comprendre. Les VE sont une nouvelle technologie, et l'achat d'un véhicule est pour eux un gros investissement. Le thermique, ils connaissent. Ils ont une idée de ce que cela peut leur couter en réparation, certains sont mêmes capable d'effectuer eux même une partie de l'entretien voir des réparations.
Un VE, c'est l'inconnu, en terme de fiabilité, en terme de cout de réparation, en terme de disponibilité des pièces etc... Quand on a pas les moyens de se racheter une voiture pour aller bosser si jamais son VE rencontrait un gros problème, on préfère s'abstenir.
Une fois que les VE seront devenus plus familiers, que leur fiabilité sera admise, que leur économie de cout de fonctionnement et leur agrément de conduite sera reconnue, les réticences s'estomperont.
Je pense aussi qu'une partie de la gente masculine associe sa virilité au vroum vroum du moteur, à la belle mécanique, etc...
Vous omettez dans vos raisonnements les couts de fonctionnement qui n'ont rien à voir entre une Tesla et une premium allemande thermique. Pour quelqu'un qui fait 20 000 Km par an, la Tesla lui coute 2 000 Euros moins cher en carburant, et 200 Euros moins cher au moins en entretien. En gros, vous pouvez compter 1 000 Euros d'économie de carburant par 10 000 Km parcourus. 16 Kwh par 100 Km à 13 centimes du Kwh (heures creuses). Cela fait 2,08 Euros les 100 Km, et 208 Euros les 10 000 Km. Même avec 20% de charge rapide à 40 centimes du Kwh chez Tesla, cela ajoute 90 Euros.
Une thermique allemande à 7 litres au 100, avec un prix de l'essence à 1,80 Euros, cela fait 13,60 Euros les 100 kilomètres, et donc 1360 Euros les 10 000 Km.
Les économies de carburant pour quelqu'un qui fait 20 000 Km par an réduisent ses mensualités de près de 200 Euros par mois par rapport à une thermique au même prix.
Pour un gros rouleur, le choix d'une Tesla est tout à fait rationnelle.