Le Tesla Cybertruck est enfin là, mais la réalité n'est pas à la hauteur des promesses

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Aperçu du Cybertruck // Photographie : Tesla

Officiellement disponible à la commande, le Tesla Cybertruck ne correspond pas tout à fait (c’est le moins que l’on puisse dire) à ce qu’avait annoncé la marque au moment de sa présentation. Il y a un monde entre les caractéristiques promises par Musk et celles dévoilées sur le modèle de série.

Des écarts de prix délirants

Le Cybertruck est bien là, certes, mais certains affirment déjà qu’il s’agit d’une vaste blague. Si le design est fidèle au modèle dévoilé il y a quatre ans, les prix ont grimpé et certaines caractéristiques (notamment l’autonomie) ne sont pas aussi impressionnantes que ce qui avait été promis à l’origine. Annoncé initialement à 39 900 dollars dans une version d’entrée de gamme, le Cybertruck Propulsion ne tient pas ses promesses.

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C’est peut-être notre plus grande déception. Le modèle Propulsion démarre à 60 990 dollars (soit environ 56 000 euros). Un écart de prix de plus de 21 000 dollars entre la présentation du pick-up électrique et sa sortie officielle. La version équipée de deux moteurs et de la transmission intégrale devait initialement coûter 49 900 dollars. Elle coûte finalement 79 990 dollars (73 300 euros). Il faudra donc débourser 30 000 dollars supplémentaires.

Le Cybertruck n’est pas aussi performant que Musk le promettait

Enfin, la variante à trois moteurs, désormais connue sous le nom de Cyberbeast, risque aussi de décevoir les fans de la marque. Au niveau du prix, la version tri-moteurs passe de 69 900 dollars à 99 900 dollars. Elon Musk avait parlé d’une autonomie de 805 km et une capacité de remorquage de plus de 6 350 kg. Dans sa mouture finale, l’autonomie ne dépassera pas les 515 km et la capacité de remorquage sera aussi plus modeste : environ 5 000 kg.

Aperçu du Cybertruck // Photographie : Tesla

Pas de doute : Tesla a tout misé sur la puissance de son gros modèle. Le Cyberbeast est capable de franchir la barre des 100 km/h en seulement 2,6 secondes. Plus rapide qu’une Porsche 911. C’est bien, mais était-ce une priorité ? Pour palier les problèmes d’autonomie, la marque propose un prolongateur d’autonomie pour les deux versions supérieures. De quoi parcourir environ 750 km dans le meilleur des cas.

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Sylapil y a 2 ans

Sauf erreur de ma part ce Q50 possède une redondance mécanique débrayable. Ce qui n'est pas le cas du cybertruck qui fait confiance à de "simples" fils.
Mais qui du coup ne possède pas de colonne pour s'empaler en cas de collision frontale. Petit plus pour la sécurité...
Après est ce qu'un tel système peut être homologué en Europe, rien de moins sur ?

Anonymeil y a 2 ans

Ce n'est pas le premier véhicule avec le steer-by-wire. La première a été l'Infiniti Q50S, sortie en 2013 : https://www.larevueautomobile.com/Actu/Le-steer-by-wire-de-l-infiniti-q50-6621.html

zeldomaril y a 2 ans

Je me trompe peut-être mais le maniement d'un avion ne subit pas les mêmes contraintes que dans l'essai d'évitement, où le moteur relié à la direction des roues va devoir faire gauche-droite hyper vite, hyper fort et sans latence.
Je suis comme toi, je crois dans la technologie, mais là je demande à voir :)

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