Autolib devant la tour Eiffel

Même si le service est lancé depuis plus d’un an, je n’avais jamais eu l’occasion de tester Autolib’ lors de mes déplacements dans la capitale. J’ai donc effectué mon premier essai dans des conditions particulières puisqu’il avait neigé la veille !

Cela faisait une dizaine de jours que je planifiais cet essai et j’étais loin de me douter qu’il se déroulerait dans de telles conditions ! La veille, un beau manteau blanc avait couvert la capitale, la rendant au passage bien plus calme que d’habitude.



L’abonnement à Autolib’

Essai Autolib

Je me suis rendu dans la station d’abonnement Autolib la plus proche de mon hôtel, à savoir rue Rémusat, que j’ai trouvée grâce à l’application iPhone dédiée. À l’arrivée, une première surprise de taille m’y attendait : un SDF y avait élu domicile ! Il faut dire que les bornes d’abonnement sont de véritables petites cabanes en verre.

Avec le froid qu’il fait dehors, comment lui en vouloir ? Il m’accueille poliment à l’intérieur où il a installé ses affaires et se prépare visiblement à manger. J’ai une envie irrésistible d’immortaliser ce moment en photo car ça me paraît assez insolite comme situation, mais je me retiens, par pudeur.

Le comptoir d’abonnement est laissé libre et je m’en approche pour procéder à mon inscription au service. Tout se fait grâce aux nouvelles technologies : je suis connecté en visio-conférence avec un téléconseiller qui recueille les différentes informations me concernant : nom, prénom, adresse, email et numéro de téléphone mobile.

essai Autolib'

Je suis ensuite invité à lui scanner ma carte d’identité et mon permis de conduite. La procédure est très simple, il suffit de les présenter devant la vitre prévue à cet effet et le tour est joué.

Reste à choisir la formule d’abonnement. Initialement, je comptais prendre une formule à la journée mais Autolib propose une offre promotionnelle : les frais d’inscription sont offerts pour un abonnement d’une semaine, du coup j’opte pour cette formule qui me revient moins cher.

À deux fois, la validation de mes choix d’abonnement ne fonctionne pas, comme si un problème réseau bloquait l’envoi de l’information. Le téléconseiller me demande de refaire la procédure et tout fonctionne cette fois-ci. L’automate me délivre mon badge Autolib et l’opérateur me prodigue quelques conseils pour bien démarrer la prise en main de la voiture. La communication se termine : en 10 minutes, je me suis abonné et je suis désormais prêt à rouler !

Je quitte la borne d’abonnement en saluant son « locataire » qui me souhaite à son tour une excellente journée. C’est une scène qui me semble un peu surréaliste sur le moment !



La location de la voiture

Borne de réservation Autolib

Je me rends à la borne de location où je suis invité à présenter mon badge. On me demande si je veux louer une voiture puis de déclarer sur l’honneur que mon permis est valide, que je ne suis pas sous l’emprise d’alcool ni de stupéfiants. La voiture (mal) stationnée à l’emplacement n°2 m’est affectée.

voiture autolib

Celle-ci est branchée et je dois badger sur la borne de recharge afin de déverouiller la borne de recharge et débrancher la voiture. Le connecteur utilisé est identique à celui que j’utilise pour recharger ma Nissan LEAF, je ne suis donc pas tellement dérouté. Je referme le « capot » de la borne et je m’approche de la voiture.

borne et prise de recharge Autolib

La prise en main d’une Autolib’

Badge Autolib'

Sur l’avant de la voiture, côté conducteur, je badge à nouveau pour ouvrir la voiture. Je peux alors m’installer au volant. La clé de contact est attachée au tableau de bord avec un petit cordon. Je mets le contact et la voiture me salue par un « Bonjour Yoann NUSSBAUMER » sur le tableau de bord.

La clé de l'Autolib'

L'écran d'accueil Autolib'

Une petite vidéo me présente alors le fonctionnement de la voiture en deux minutes :

J’y apprends notamment comment ouvrir le coffre pour y loger ma petite valise : ce dernier n’est pas énorme mais semble suffisant pour une majorité de trajets. Les places arrière ont l’air d’être relativement accueillantes pour de courts trajets. Le reste de la voiture est « standard » et conçu pour résister à une utilisation intensive. Pas de superflu.

Le coffre d'une Bluecar

Les places avant d'une Bluecar Autolib'

Mon objectif est de me rendre à la Gare de l’Est et j’ai besoin du GPS car je ne connais absolument pas les rues de Paris. La Bluecar est pourvue d’un GPS avec plusieurs options : adresse, point d’intérets, stations Autolib. J’essaie chacune d’entre elle, mais impossible de trouver la gare de l’Est dont je ne connais pas l’adresse exacte ni même une rue à proximité.

Le GPS Autolib

J’utilise donc mon smartphone pour me repérer. La station Autolib la plus proche de la gare de l’Est semble être celle de Paris/Saint-Martin/168 et elle est libre d’après l’application iPhone d’Autolib.

Borne de recharge Autolib sur l'application iPhone

Je tape donc cette adresse dans le GPS de la Bluecar mais ce dernier ne m’affiche que la station Paris/Saint-Martin/243, sans que je ne comprenne pourquoi. Tant pis, je valide la destination et lance le GPS. Ça y est, je peux rouler !

Rouler en Autolib’

Tableau de bord Autolib'

La voiture est simple à prendre en main, comme toutes les voitures électriques. Il suffit de se mettre en mode « Drive » et d’accélérer ou de freiner. Peu de bruit à l’intérieur, si ce n’est la radio que je m’empresse de régler. Pour cela, on utilise le même écran que le GPS. Je remarque d’ailleurs un petit détail gênant : le GPS est placé assez bas dans la console centrale, ce qui oblige à beaucoup quitter la route des yeux pour y lire les informations nécessaires.

Console centrale Autolib'

La Bluecar propose deux modes de conduite : un mode normal et un mode « ice », conseillé lorsqu’il neige ou en cas de fortes pluies. Je fais quelques tests sur la neige : le mode ice est effectivement plus sécurisant sur la chaussée glissante. Il limite le couple et il est beaucoup moins facile de faire patiner les roues. Je n’ai pas vérifié, mais je ne crois pas que les Bluecar soient équipées de pneus hivers (à confirmer).

Pour le reste, peu de choses à souligner au niveau de la conduite. La voiture est suffisamment vive pour se faufiler dans la circulation même si je ne peux pas réellement l’exploiter à cause de la neige.

La batterie de ma Bluecar est pleine et je dois dire que je ne me soucie pas de l’autonomie. La voiture a 8000 kilomètres au compteur mais à l’intérieur elle semble déjà avoir été beaucoup utilisé. Certains tissus sont un peu tachés et l’intérieur comme l’extérieur ne sont pas hyper propres, mais ça me semble tout à fait normal.

Je me décide de tester le chauffage, et c’est plutôt une bonne surprise : j’ai l’impression qu’il chauffe assez vite, plus vite que celui de ma LEAF… en moins d’une minute, il souffle de l’air chaud. Je suis désormais bien à l’aise au volant de ma Bluecar !

Mon trajet me fait passer à proximité de la tour Eiffel, et je ne peux pas m’empêcher de m’y arrêter pour immortaliser ce moment !

Une bluecar devant la tour Eiffel !

Je ferai quelques petits détours afin de tester la voiture en circulation. Je remarque notamment que le montant gauche de la voiture n’est pas des plus pratiques en terme de visibilité. J’ai l’impression que l’on a vite fait de ne pas voir un piéton arriver…

Le montant gauche de la Bluecar

Rendre la voiture sur une station Autolib’

Le GPS me dit que je suis arrivé à destination. Pourtant, je ne vois pas la station Autolib’ ! Intrigué, je continue ma route sur 200m… ça y est, je la visualise. 3 voitures y sont garées et il reste une place de libre. Mais… ? La place est libre mais il n’y a pas de borne de recharge ! Il semble que celle-ci soit en travaux… du coup je continue mon chemin pour trouver une autre station à proximité. Je lance le GPS et j’en trouve rapidement une autre à 500m. Cette fois-ci, les 4 places sont libres et je peux y déposer ma voiture.

Borne Autolib

La encore, c’est très simple : je gare la voiture, je badge sur la borne de recharge, je branche la voiture et je badge la voiture pour la fermer. Mon téléphone mobile vibre : j’ai reçu un SMS d’Autolib qui m’indique que ma location est terminée et me donne son tarif :

Autolib SMS

Conclusion

Ce que je retiens, c’est qu’Autolib est assez simple d’utilisation si on est à l’aise avec les nouvelles technologies. Je me demande par contre comment s’en sortent les séniors. Il est vrai qu’il y a une assistance téléphonique dans la voiture, ce qui doit bien aider à la prise en main.

Les process semblent assez bien rodés au niveau d’Autolib’ et au final tout est assez rapide au niveau de l’abonnement et de la location d’une voiture. À part quelques bizarreries techniques à l’abonnement et avec le GPS, tout a impeccablement fonctionné et l’expérience a été bonne.

J’en ai même oublié que j’étais à bord d’une voiture électrique, peut-être parce que j’y suis habitué. Je ne me suis pas posé la question de l’autonomie puisque mon trajet se cantonnait à Paris, ce qui doit être le cas de la majorité des trajets effectués avec des Autolib’.

Au final, je crois qu’Autolib est un excellent complément aux offres de transport en commun dans Paris. Il doit forcément pousser des utilisateurs à se passer de leur voiture particulière, et ça c’est positif ! Le pari de Bolloré est réussi, je leur souhaite désormais d’arriver à le développer dans d’autres villes. Cette entreprise française dispose d’un savoir-faire unique en son genre, il faut maintenant l’exporter !

PS : rappel pour les utilisateurs du service, Automobile Propre propose désormais un forum dédié à Autolib’.

Une Bluecar Autolib sous la neige !