Une Mahindra

J’ai découvert pleinement la Formule E pendant le weekend de la manche parisienne. Entre découverte des monoplaces, visite de l’eVillage et une journée de sport en tribune, voici à quoi ressemble la course du futur dans la capitale.

Le championnat de monoplaces électriques, la Formule E, faisait escale pour la 4ème fois dans la capitale. Non disponible durant les trois premières éditions, j’ai enfin pris part à celle de cette année, avec les fameuses nouvelles voitures. Avec Automobile-Propre, j’ai été invité par le partenaire titre de la compétition, ABB, avant de prendre part à la course en spectateur. Récit de ce weekend.

L’eVillage, un porte-drapeau de la mobilité électrique, et gratuit !

L’initiative d’un accueil gratuit,assez complet est très appréciable, le tout sur un fond musical digne d’un festival. Il suffit de passer par contrôle des sacs et fouille pour participer à l’évènement sur l’Esplanade des Invalides. Si l’on passe les classiques stands de restauration, c’est un petit salon automobile qui a eu lieu.

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Jaguar ouvrait son I-Pace, BMW y exposait son i3, le Mercedes l’EQC était présent en compagnie de la Smart fortwo EQ, Audi affichait son SUV e-tron, sans oublier la DS 3 Crossback E-Tense. Et il y avait même des concept-cars ! BMW cachait le concept Vision i Dynamics (évoquant l’i4) tandis que Porsche faisait trôner la Mission e aka Taycan. Au-delà de l’automobile, la mobilité au sens large se présentait. On pouvait fabriquer du jus de fruits en pédalant, découvrir les villes intelligentes en réalité virtuelle, piloter les FE dans un simulateur ou prendre en main le Nuul, le scooter électrique de Rieju.

Des concept-cars en accès gratuit, comme la Porsche Mission e.

L’accès gratuit permet aussi d’approcher à quelques mètres des paddocks et de la ligne des stands. On a pu ainsi suivre les interventions des mécaniciens sur les monoplaces ou les Jaguar I-Pace passer après les qualifications et courses. Une partie de la piste est aussi visible derrière deux grillages, ne laissant que peu de visibilité. Mais vu la gratuité, on ne va pas chipoter.

L’e-Village a ainsi fait le plein, attirant des milliers de personnes. L’organisation a même du bloquer les accès plusieurs fois durant la journée de samedi. On en parle justement plus bas.

Vue du paddock via l’e-Village

Dans notre visite privée via ABB, j’ai pu approcher à quelques mètres des monoplaces. L’occasion aussi de voir les équipes travailler, mais aussi de constater un esprit décontracté. Si l’on peut croiser certaines personnalités, elles sont parfois mêlées au public. En exemple, j’ai adoré Susie Wolff (Team principale de Venturi Formule E) sur sa trottinette électrique autour du circuit !

La FE en mode spectateur

Après avoir découvert les coulisses et approché de très près les différentes voitures et paddocks, retour à la vie réelle. Billet en mains (55 euros), je participe à la journée de samedi en mode spectateur lambda, histoire de respirer l’ambiance et faire l’expérience des tribunes.

Si l’e-Village est excellemment situé et animé, les tribunes sont un peu à l’écart. Il faut en effet sortir de l’enceinte, faire des centaines de mètres de l’autre côté du circuit. Le public doit répéter l’opération plusieurs fois pour se ravitailler, surtout qu’il y a peu de courses sur la journée. Par ailleurs, nous avons été privés du podium de FE, car les accès étaient bloqués à ce moment-là. Cela passe pour l’entrée gratuite, mais c’est incompréhensible pour les spectateurs tribunes.

Une Jaguar I-Pace eTrophy sur le circuit de Paris

On a vu la première course sous la pluie !

Cosmopolite, Paris s’est retrouvée vraiment internationale dans les tribunes. J’étais entre des Allemands, Britanniques ou en face de la tribune Belge supportant Vandoorne. Beaucoup étaient des hommes, passionnés de sports mécaniques, loin du caractère plus familial de l’e-Village. L’ambiance était très bon enfant malgré le temps aux froids giboulées, et l’on profite d’un écran pour tout suivre. Pour les amateurs de sports mécaniques, les commentaires furent co-signés Marc Minari, ancien d’Eurosport et TF1 sur les évènements F1. Et on a assisté à la première course de Formule E sous la pluie, une première après 55 épreuves sur le sec !

Située derrière les platanes du boulevard des Invalides, les tribunes offrent une vue peu dégagée, avec à peine 50 m de piste. En opposition, nous sommes très près des voitures, et le virage 3 était directement dans notre champ de vision. Ce fut d’ailleurs le virage où la plupart des accidents et dépassements eurent lieu. Petit bémol, outre la pluie et la grêle ayant rompu le ciel bleu par moment, le pollen fut très problématique. Les pilotes ont ainsi roulé longtemps sur un tapis végétal, réduisant l’adhérence (sur le sec en tous cas).

Felipe Massa après un choc en essais avec sa Venturi

La Formule E rempile à Paris jusqu’en 2022

Si son organisation est critiquée par certains à l’approche des municipales 2020, l’ePrix de Paris est reconduit pour trois éditions supplémentaires. Paris est donc inscrite au calendrier de saisons 6, 7 et 8. Cette manifestation au cœur de la capitale s’inscrit en conséquence sur le long terme. Normal, ceci est en adéquation avec les ambitions de la ville de promouvoir la mobilité électrique et urbaine.

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Toutefois, l’évènement et le championnat devront évoluer. L’e-Village doit continuer ainsi avec son accueil chaleureux et son accès gratuit, là-dessus, pas grand-chose à redire. L’organisation, comme nous le montrons plus haut, doit s’améliorer, tandis que la partie sportive doit devenir plus dense. Justement, nous en avons discuté avec le directeur de la communication du championnat. Rendez-vous dans nos prochains contenus Formule E pour en savoir davantage.

ePrix Paris 2019 : aperçu vidéo

ePrix Paris 2019 : en images

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