La polémique est vive chaque année lors du Grand-Prix de Formule E de Paris. La course de bolides 100% électriques est critiquée pour son impact environnemental et les désordres générés au cœur de la capitale.

Des tonnes de goudron déversés sur les pavés face aux Invalides aussitôt retirés après la course, un ballet de camions pour transporter les véhicules, un vaste espace public privatisé… L’étape parisienne du Grand-Prix de Formule E fait l’objet d’importantes critiques chaque année. Plébiscitée par la maire de Paris Anne Hidalgo, la course qui s’est déroulée le 27 avril est cette fois qualifiée d’ « aberration environnementale » par Benjamin Grivaux, ex-ministre LREM et prétendant à la candidature aux prochaines municipales.

« On a déversé 9000 mètres cubes de goudron pour quelques heures de course. Goudron qu’on enlèvera le soir même. C’est une aberration écologique. […] On ajoute du désordre au désordre. N’y a-t-il pas suffisamment d’embouteillages dans Paris ? On privatise l’esplanade des Invalides, on ferme des stations de métro, on rend l’accès à des musées difficiles » a t-il dénoncé à travers les médias.

S’il est élu l’année prochaine, il devra donc résilier le contrat qui lie l’organisateur de la course à la mairie de Paris jusqu’en 2022. Une convention pourtant approuvée par les élus LREM début avril lors du conseil de Paris.

Le Grand-Prix de Formule E de Paris qualifié de « désastre écologique »
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