Résidant sans l’ancienne région Rhône-Alpes, Sylvie Meyniel se dit « super en colère » d’avoir dû renoncer à la mobilité électrique pour revenir à un modèle diesel. En cause, des loyers désormais inaccessibles pour elle sur les Leaf 2.

De 186 à 410 euros

Si aujourd’hui Sylvie Meyniel n’a pas pu poursuivre l’expérience de la mobilité électrique, c’est parce qu’elle aurait dû débourser mensuellement 410 euros pour une Nissan Leaf 2 équipée comme elle le souhaite. A comparer avec les 186 euros qu’elle versait pour le modèle 24 kWh qu’elle a utilisé pendant 3 ans, à partir de janvier 2016 (modèle 2015).

« Avec cette voiture, j’avais une autonomie réelle de 150-160 kilomètres qui correspondait à mes besoins courants. Je ne fais pas de longs trajets. Une exception, les 300 km que j’ai dû parcourir pour la ramener chez moi après avoir signé le contrat. Les concessionnaires plus proches n’étaient pas intéressés par cette transaction, ils préféraient vendre le nouveau modèle 30 kWh, plus cher », commente-t-elle.

Horaires décalés

« Avoir une voiture n’est pas une fin en soi en ce qui me concerne. C’est juste un moyen pour me déplacer, et en particulier pour me rendre à mon travail, à Lyon. Si je le pouvais, je me déplacerais en transport en commun, mais j’ai des horaires décalés qui me font parfois rentrer chez moi de nuit, vers 1 heure du matin », explique Sylvie Meyniel.

« Avant d’avoir la Leaf, j’utilisais une Renault Twingo que j’avais eu neuve également. Je remboursais chaque mois 225 euros de crédit pour elle. Comme la municipalité de Lyon dissuade d’utiliser la voiture, trouver des places n’est pas facile. Le tarif des verbalisations a augmenté et le contrôle du stationnement a été confié à la sous-traitance », complète-t-elle.

Un calcul à faire

« Résidant dans un immeuble, j’ai d’abord pensé que la voiture électrique ne m’était pas adaptée. Puis j’ai réfléchi à une solution, en m’appuyant sur un parking privé situé pas très loin de mon lieu de travail et équipé de 3 bornes de recharge accélérée », se souvient Sylvie Meyniel.

« Alors que je visitais ce site, une Leaf est arrivée et j’ai interrogé son propriétaire qui m’a conseillée d’acheter un câble avec prise T3. Ce que j’ai fait de suite après avoir signé la LLD avec Nissan, et pris un abonnement pour le stationnement », relate-t-elle.

« Je devais payer environ 50 euros par mois pour le parking. Ajoutés aux 186 euros de loyer pour la Leaf, on obtient 236 euros, à peine plus que ce que je payais en remboursement pour la Twingo », chiffre-t-elle.

Une situation qui se dégrade au parking : pas grave !

« Le premier avantage de ma nouvelle situation était de pouvoir me garer assez rapidement en arrivant à Lyon. Mais de plus en plus de grosses voitures hybrides rechargeables arrivaient dans le parking. Les 3 bornes n’ont plus suffi pour brancher toutes les voitures. Elles ont été supprimées au profit de 10 prises, avec l’idée de passer rapidement à 20. Ces nouveaux équipements ne me permettaient plus de pouvoir recharger entièrement ma Leaf à la demi-journée. Alors j’ai pris l’habitude de compléter en faisant du shopping. Je trouvais ça bien d’aller chez Auchan et Ikea pour cela », détaille Sylvie Meyniel.

« Je réfléchis en permanence aux solutions de déplacement que je pourrais utiliser. Quand j’en ai la possibilité, je prends le bus. Mais je ne peux me passer d’une voiture actuellement, parce que dans notre couple, mon compagnon et moi travaillons loin l’un de l’autre », souligne-t-elle.

Au bout de 3 ans

« Quand il a fallu rendre la Leaf, au bout des 3 ans de la LLD, j’aurais bien aimé en reprendre une autre. Mais on me demandait 410 euros. Pour moi, ce n’était pas possible. Encore 200 ou 250 euros, pourquoi pas ! Alors j’ai envisagé d’acheter plutôt que de louer, mais quid de la revente de ma voiture alors que les nouveaux modèles électriques auraient beaucoup plus d’autonomie ? J’ai même demandé au concessionnaire si ce serait un bon plan d’acheter une vieille voiture que j’utiliserais pendant 1 an, et la faire reprendre ensuite pour bénéficier de la prime de conversion. Il m’en a dissuadée », expose Sylvie Meyniel.

Un souhait

« Alors j’ai pris une Micra diesel, puisque le modèle essence émet trop de CO2. Je veux faire de mon mieux pour polluer au minimum la planète. Mais maintenant je suis super en colère, parce qu’on me fait culpabiliser toute la journée de rouler au gazole », s’emporte notre interlocutrice.

« Le financement de la Nissan Micra me coûte à peu près la même chose que la LLD de la Leaf. Mais j’ai le carburant en plus, et j’ai conservé la place de parking. Avec elle, je suis repartie maintenant pour 3 ans », révèle-t-elle.

« Je ne désespère pas de revenir à une voiture électrique, mais dans un budget qui ne dépasse pas 250 euros par mois. Si l’autonomie et le réseau de recharge me permettaient de retrouver rapidement en cas de besoin mes parents qui habitent à 350 kilomètres, ce serait un plus », espère Sylvie Meyniel.

 

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Sylvie Meyniel d’avoir pris sur son temps précieux pour nous livrer son témoignage.

Elle abandonne sa Nissan Leaf pour une Micra diesel
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