La prochaine Tesla Roadster annonce une fiche technique utopique et elle pourrait aller encore plus loin. Dans l'attente, un ingénieur tente de vérifier les annonces officielles.

Reprenant le nom de l’un des premières sportives électriques, la prochaine Tesla Roadster s’incrustera dans une sphère très fermée. Si elle disposera de dimensions de GT, elle proposera une fiche technique qui n’appartient à aucun autre objet à roues autorisé à fouler les routes.

Dans sa configuration d’appel, la Tesla Roadster promet une copieuse dotation avec trois moteurs électriques produisant 10.000 Nm de couple, pour une puissance toujours inconnue. L’ensemble serait alimenté par une batterie de 200 kWh, capable de tenir la charge sur 1.000 km. Coté performances, un 0-100 km/h en 2,0 secondes (0-60 mph en 1,9 secondes) a été avancé par la marque. Mais l’accélération serait plus foudroyante encore avec le pack SpaceX.

Quand SpaceX déborde sur les voitures Tesla

Au nom de la société spatiale d’Elon Musk, cette version de la sportive électrique pourrait alors viser le 0-60 mph en seulement 1,1 seconde ! Soit un chronomètre à la limite de la physique, que seule une poignée de pilotes est en mesure d’encaisser, même après un entrainement physique de pointe.

Pour arriver à un tel résultat, Elon Musk a puisé dans son imaginaire débordant : la Tesla Roadster embarquera dix propulseurs de fusée ! Alimentés par un réservoir à gaz froid installé à la place des sièges arrière, ils permettront d’améliorer les performances lors des phases d’accélération, mais aussi de freinage. En temps normal, rien ne laissera penser que le pack SpaceX équipe la Roadster puisque les propulseurs se cacheront derrière des plaques immatriculation sur supports rétractables.

Pour tout comprendre de ce délirant système, la chaîne Engineering Explained fait le point sur un tableau blanc rempli de calculs. Les explications sont claires toutefois, et permettre de prendre toute la mesure du travail qui attend les ingénieurs de Tesla.

Avis de l'auteur

Elon Musk est un geek avéré mais aussi un sérieux cinéphile. Inspiré par quelques films d’anticipation comme Blade Runner, qui a potentiellement donné naissance au Cybertruck, le patron de la marque est principalement attaché à la Lotus Esprit de James Bond dans le film « L’espion qui m’aimait ». C’est cette voiture d’agent secret qui a sans doute inspiré Elon Musk. On peut aussi imaginer que ce soit le fruit d’une longue étude de la Peugeot 406 de Daniel dans le film Taxi 2, capable de semer les gendarme avec un cocktail à base de Pastis.

Ses délirantes mais passionnantes visions semblent en revanche toucher la limite du monde réelle. Aussi, une telle installation soulève de nombreuses questions au chapitre sécurité, mais aussi au chapitre légal, avec des plaques amovibles qui ne devraient pas satisfaire les autorités.

Elon Musk veut aller encore plus loin dans son imaginaire. Car s’il est surtout question de forces longitudinales et latérales pour améliorer la vitesse en virage, la Tesla Roadster pourrait être capable de se soulever du sol, comme l’indique Elon Musk sur Twitter, à la manière de la Delorean de « Retour vers le futur ». Cette vision de la Roadster pourrait finalement traduire l’état d’esprit du milliardaire : à vouloir repousser les limites, il n’aurait plus les pieds sur terre.