C’est avec Alphabet (Google), Apple, Dell Technologies et Microsoft que le constructeur américain est accusé par International Rights Advocates de profiter du travail des enfants en République démocratique du Congo pour obtenir un des composants de ces batteries lithium-ion.

Basée à Washington, l’organisation, qui entend défendre les intérêts des personnes exploitées par les grandes entreprises, a produit un document de 79 pages, photos à l’appui, pour justifier sa prise de position. Elle alerte sur des mutilations et décès des trop jeunes ouvriers causés, entre autres, par l’effondrement de tunnels dans les mines.

Selon International Rights Advocates, si les différentes entreprises ciblées font appel à des sous-traitants, elles seraient parfaitement informées de la situation de ces enfants qui risqueraient leur vie à chaque instant pour des salaires dérisoires.

L’association Amnesty International, d’ailleurs citée par l’organisation américaine, s’était déjà alarmée sur le sujet dès 2015. Deux ans plus tard, elle distinguait Tesla comme l’un des constructeurs de véhicules électriques s’activant le plus contre l’exploitation des enfants dans les mines de cobalt : enquêtes sur son réseau d’approvisionnement, certificats d’origine exigés pour les matières premières, visites aux fournisseurs, commandes d’audits à des sociétés indépendantes, etc.

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En 2018, Tesla, qui cherche à s’affranchir du cobalt pour fabriquer ses batteries, a publié un rapport intitulé « Conflict Minerals Report » dans lequel il détaille sa politique interne pour un « approvisionnement responsable ».

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