mia-usine

Le petit constructeur de voitures électriques n’aura pas survécu à la période d’observation suite à son placement en redressement judiciaire il y a un mois.

C’est donc la fin, et c’est dommage.

Placée en redressement judiciaire le 12 février, la période d’observation de Mia n’aura pas duré longtemps. Selon France 3, Michelle Boos, la patronne de l’entreprise, a réinjecté 350 000 € début mars, tout juste de quoi couvrir les salaires.

Le mandataire judiciaire a expliqué que dans ces conditions « aucune prolongation d’activité n’est envisageable », sachant que la trésorerie de l’entreprise ne permet pas de faire repartir la production. Cette dernière est bloquée depuis deux mois, les fournisseurs n’acceptant plus de livrer certaines pièces.



Les millions d’euros promis par Mme Boos de la part de ses actionnaires (Focus Asia) semblent donc ne jamais être arrivés… même s’il est étonnant que 350 000 € aient été injectés en début du mois dans une telle situation.

Les salariés, eux, sont dépités : « on trouve regrettable qu’on n’ait pas laissé Michèle Boos aller jusqu’à la présentation de son plan prévu pour le 26 mars. On a préféré mettre 200 personnes au chômage », a expliqué Alfredo Dias Couto, délégué CFDT.

Quoi qu’il en soit, la seule chance de Mia passe par un nouveau et éventuel repreneur. Un de plus…