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La marque sportive de Mercedes officialise la conception d’un SUV hautes performances, basé sur la nouvelle plate-forme électrique AMG.EA.
Le marché de l’électrique traverse une zone de turbulences. Chez Mercedes, les ventes de ces modèles ne sont pas bonnes. Au point que la marque a décidé de revoir à la baisse ses ambitions, retardant sa bascule vers le tout électrique et annulant le projet d’une plateforme dédiée à ses électriques haut de gamme.
Mais le constructeur n’a pas remis en cause tous ses projets. Ceux pour AMG sont ainsi maintenus. La marque sportive va bien avoir sa base électrique dédiée, l’AMG.EA. Celle-ci sera inaugurée par une grande berline typée GT, attendue en 2025.
Ce 7 novembre, Mercedes-AMG officialise un deuxième projet sur cette base. Il prendra la forme d’un gros SUV. Rien de surprenant, tant le SUV reste à la mode. Ce modèle ne sera pas dérivé d’une Mercedes « classique », il sera propre à AMG. La firme d’Affalterbach suit ainsi l’exemple de BMW, qui a lancé récemment l’imposant XM.
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Mercedes-AMG prépare sa riposte aux Porsche Taycan et Tesla Model S PlaidMais si ce dernier est hybride rechargeable, chez Mercedes, ce sera donc du 100 % électrique. Le constructeur n’en dit pas plus pour le moment, mais on s’attend évidemment à une fiche technique démesurée, probablement plusieurs moteurs pour une puissance totale délirante. Pour rappel, la berline a été annoncée avec d’inédits blocs électriques à flux axial. Le constructeur a récupéré cette technologie en rachetant la start-up britannique Yasa. Ce type de moteur permet un gain de poids et de place.
La date de lancement du SUV n’est pas confirmée, ce devrait être 2026 ou 2027.
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En même temps, AMG étant une marque identifiée à la performance, il devenait difficile d'essayer de vendre un SUV avec un V8 ou un V12 qui se ferait rétamer par le premier SUV VE vendus pour la moitié ou le quart du prix...
Il ne faut pas perdre de vue que le moteur électrique est plus efficient, plus performant, plus léger, plus simple et moins cher à produire. Quels que soient les aides et les réglementations, il aurait fini par supplanter le thermique pour faire avancer les voitures ! La source d'énergie peut varier : batterie, super-condensateurs, turbine, range-extendeur, hydrogène, micro-centrale nucléaire ou une combinaison de plusieurs sources, mais la traction par moteur électrique remplacera inéluctablement la boîte à vitesse partout où on aura un moyen de l'alimenter. C'est aussi sûr que l'arrivée des écrans plats à condamné les tubes cathodiques !
Mais la stratégie des constructeurs me fait bien rire : quand on leur a imposé d'arrêter le thermique en 2035, la plupart ont voulu devancer l'échéance et s'en sont vanté : moi j'arrête en 2032, moi en 2030, moi en 2027... Au lieu de planifier une transition sur une période de 15-20 ans comme demandé, ils se sont précipité pour proposer des trucs mal conçus, lourds et chers, tout en laissant tomber le marché du thermique (voir le segment des micro-citadines décimé, mais pas que). La clientèle doit choisir entre des propositions thermiques plus très attirantes et des électriques encore beaucoup trop chères et ayant des contraintes de recharge non résolus (par ex : locataire sans place de parc attribuée...).
On est à plus de 10 ans de l'échéance et les constructeurs historiques ont déjà le c**** dans les ronces !!! Le pire, c'est qu'ils doivent trouver des solutions à la fois pour vendre des VE, et à la fois pour faire vivre des modèles thermiques dans lesquels ils ont cessé d'investir beaucoup trop tôt. En définitive, je me demande si ce n'est pas Toyota qui a eu raison de ne pas y aller trop vite.
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C'est ça : pour faire vite, c'était plus facile d'électrifier les voitures qu'ils avaient déjà !
Sauf que ça ne permet pas de tirer partie des avantages liés à une motorisation électrique, ni d'optimiser les prix de fabrication -> des VE plus compliqués, plus lourds, plus chers et plus difficiles à rentabiliser !
Il y a eu un autre ratage des constructeurs "historiques": considérer que la voiture électrique, c'était la même voiture qu'avant, mais avec un moteur électrique et aucun autre changement. La première fois que je suis monté dans une voiture électrique, c'était une Zoé: le fantasme que j'avais de la voiture électrique a pris une douche froide, la voiture avait autant de sex appeal qu'une Clio. Et puis Tesla est arrivé et a montré qu'on pouvait changer ce qu'était une voiture. L'inertie chez les "historiques" est terrible, le minimum c'est trois ans pour une nouvelle voiture, et encore, il faut qu'elle ressemble à quelque chose qu'ils font déjà. Maintenant je pense qu'on a passé le pire de l'attente, on commence à voir de "vrais" VE chez les "historiques", poussés par les Chinois et le darwinisme qu'ils imposent. La transition est bien chaotique, mais on est probablement sur les derniers cahots, la R5 et la 4L semblent plutôt être sur la bonne voie. Avec du leasing beaucoup plus de gens peuvent regarder des VE qui commencent à faire à la fois envie et dont les prix ne sont plus aussi catastrophiques puisque la valeur résiduelle d'un VE commence à être mieux comprise par les leasers. Reste effectivement le problème de la recharge pour ceux qui sont en habitat collectif sans parking attribué, mais est-ce la majorité de la population ? Sinon on finira aussi par avoir des bornes publiques abordables, capable de charger correctement des petites voitures.