Cette nouvelle taxe sur les voitures électriques arrive au Royaume-Uni : la France va-t-elle suivre ?

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Le Royaume-Uni confirme l’arrivée d’une taxe kilométrique sur les voitures électriques à partir d’avril 2028. Après avoir assoupli plusieurs modalités face aux critiques, le gouvernement britannique maintient le principe du dispositif. La France n’a encore rien annoncé de comparable, mais la baisse programmée des recettes liées aux carburants pourrait tôt ou tard relancer le débat.

On le sait : la fiscalité reste un gros driver du marché automobile. Alors que les autorités chinoises entendent mettre fin aux avantages accordés aux hybrides rechargeables, le gouvernement britannique a publié sa réponse définitive à la consultation publique consacrée à l’Electric Vehicle Excise Duty (EVED). Cette nouvelle taxe kilométrique, dont nous vous parlions déjà fin 2025, doit s’appliquer aux voitures électriques et aux hybrides rechargeables à compter d’avril 2028.

Plus de 5 000 contributions ont été reçues entre novembre 2025 et mars 2026. Face aux inquiétudes des automobilistes et des professionnels, l’exécutif a revu plusieurs aspects pratiques du projet. Il n’a toutefois pas renoncé à son principe central : faire payer les conducteurs en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Le Trésor britannique justifie cette nouvelle fiscalité par la diminution progressive des recettes issues des carburants. Avec l’électrification du parc automobile, celles-ci sont appelées à se réduire fortement au cours des prochaines décennies.

Une redevance annuelle à 3 pences/km

Les voitures 100 % électriques seront ainsi facturées 3 pences par mile, soit environ 3.5 centimes d’euro par kilomètre au taux de change actuel. Pour un propriétaire parcourant 12 000 km par an, on parle donc d’une redevance annuelle de 420 €.

Pour les hybrides rechargeables, le tarif est fixé à 1,5 pence par mile, soit environ 1,76 centime d’euro par kilomètre. Ce tarif réduit part d’une hypothèse d’usage à parts égales entre thermique et électrique, les autorités britanniques ayant écarté l’idée de faire remonter la répartition réelle entre les deux modes. Une manière d’éviter une double taxation sur la part du trajet déjà couverte par la fiscalité sur les carburants.

En pratique, cette redevance viendra s’ajouter à la taxe de circulation déjà acquittée par les automobilistes britanniques. Les particuliers devront simplement communiquer le relevé de leur compteur ainsi qu’une estimation du kilométrage annuel au moment du renouvellement de leur taxe de circulation. Une régularisation sera ensuite effectuée. Le gouvernement proposera également une option de transmission automatique pour les véhicules équipés d’une connectivité 4G ou 5G. Grâce à la télématique embarquée, leur kilométrage pourra être envoyé directement à l’administration qui se réserve (évidemment) le droit de faire des contrôles si une fraude est suspectée.

Un régime particulier pour les flottes automobiles

Par rapport au texte initial, les loueurs et les gestionnaires de flottes ont obtenu plusieurs concessions. C’est notamment le cas sur la partie administrative où les entreprises pourront centraliser les déclarations de kilométrage de l’ensemble de leurs véhicules. La responsabilité ne reposera donc pas individuellement sur chaque conducteur.

Les professionnels auront aussi la possibilité de régler à l’avance les redevances restant dues avant la revente d’un véhicule. Ce point était particulièrement sensible pour les acteurs de la location et du leasing, qui redoutaient que des taxes non soldées ne compliquent les transactions et ne pèsent sur la valeur résiduelle des voitures électriques d’occasion.

Une taxe (déjà) appelée à augmenter

Le tarif initial de 3 pence par mile ne restera pas durablement figé. Le gouvernement britannique a confirmé que la taxe serait revalorisée chaque année en fonction de l’inflation à partir de l’exercice fiscal 2029-2030. Les automobilistes électriques doivent donc s’attendre à une hausse progressive du coût d’utilisation de leur véhicule, en plus de la taxe de circulation traditionnelle.

La France va-t-elle suivre le Royaume-Uni ?

À ce stade, la France n’a annoncé aucun projet officiel de taxe kilométrique visant les voitures électriques. Le contexte fiscal qui pousse le Royaume-Uni à agir existe toutefois également dans l’Hexagone. À mesure que les voitures thermiques reculent, les recettes issues des taxes sur les produits pétroliers, sont elles aussi appelées à diminuer.

Cette fiscalité sur les carburants rapporte chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros aux finances publiques. Son érosion progressive pose donc une question centrale : comment financer les infrastructures routières lorsque de plus en plus d’automobilistes ne consomment plus d’essence ou de gazole ? Alors que la Cour des Comptes a déjà alerté sur la baisse attendue des recettes fiscales adossées à l’énergie, le débat pourrait devenir encore plus pressant à mesure que la part des voitures électriques augmentera dans le parc français.

La fiscalité automobile française commence déjà à évoluer. Si les voitures électriques restent encore exemptées de malus au poids en 2026, leur bascule parait inévitable. De fait, il n’est pas impossible que d’autres leviers soient activés dans les prochaines années, qu’il s’agisse d’un dispositif similaire à celui que s’apprête à instaurer les autorités britanniques où d’un potentiel retour de la Vignette Automobile, disparue au début des années 2000. En matière de taxes, l’imagination de l’exécutif reste sans limite…

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Kakouloil y a 18 minutes

3 pence par mile revient à environ 2,18 centimes/km avec le taux actuel: vos calculs sont faux

light is rightil y a 40 minutes

On arrête pas le progrès :(Ce genre de décision est vraiment dangereux et liberticide.
Les montants annoncés sont...hallucinants. Je crois pas que ça passera en France car on se laissera pas faire !

En attendant, le kérosène n'est pas du tout taxé en Europe, faut-il encore le rappeler

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