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Il s’appelle Peter Szijjarto. Il était jusqu’ici chef de la diplomatie hongroise et proche allié de l’ancien Premier ministre Viktor Orban. Il vient d’être recruté par le géant chinois BYD. Cela pourrait sembler anodin, mais pour Peter Magyar, qui vient de succéder à Orban, il y a anguille sous roche…
Quand des responsables politiques passent du côté des entreprises privées, cela suscite souvent des interrogations. Dans le cas de Peter Szijjarto, la proximité de son nouvel employeur avec l’ancien gouvernement hongrois nourrit les soupçons de conflit d’intérêts…
Après avoir occupé le ministère des Affaires étrangères pendant près de douze ans sous Viktor Orban, Peter Szijjarto abandonne donc son mandat de député. À 47 ans, il devient directeur exécutif des relations extérieures et du développement des nouvelles activités chez BYD. L’ex-chef de la diplomatie hongroise estime avoir reçu une « offre extrêmement prestigieuse ». Sur ce point, on veut bien le croire.
Mais le rôle qu’il a joué dans l’implantation du constructeur chinois en Hongrie rend ce recrutement assez sensible. Peter Szijjarto avait personnellement participé au rapprochement entre Budapest et Pékin, ainsi qu’aux négociations ayant permis à BYD d’installer sa première usine européenne de voitures électriques à Szeged.
BYD aurait bénéficié de 400 millions d’euros d’aides sous le gouvernement Orban. Une enveloppe de 55 millions avait notamment été annoncée pour accompagner le transfert du siège européen de BYD et la création d’un centre de R&D à Budapest. Les aides accordées à l’usine de Szeged n’ont pas été communiquées, mais elles sont estimées entre 334 et 362 millions d’euros par le média d’investigation Atlatszo.
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Taxes sur les voitures électriques « made in China » : un bilan mitigé pour l’EuropeLe nouveau Premier ministre hongrois (pro-UE), Peter Magyar, accuse Peter Szijjarto d’avoir « défendu les intérêts » de BYD lorsqu’il était encore payé par l’État et « d’avoir contribué à l’obtention de subventions considérables ». Avant d’ajouter que « la seule différence par rapport à avant, c’est que désormais Peter Szijjarto ne sera plus payé par le peuple hongrois, mais par son véritable employeur ». Alors, Peter Szijjarto a-t-il été recruté pour son expérience, ou pour l’influence acquise lorsqu’il négociait précisément avec BYD au nom du gouvernement hongrois ? On vous laisse vous faire votre propre avis.
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