PSA teste depuis 2015 les voitures autonomes, avec une feuille de route qui prévoyait les déplacements intégraux sans conducteurs au volant entre 2025 et 2030 au plus tard.

Le programme semblait suivre son cours encore récemment, puisque, fin janvier dernier, PSA lançait en Chine ses voitures expérimentales autonomes sur routes ouvertes.

Au salon de Genève, Carlos Tavares a annoncé que le groupe qu’il dirige abandonne le développement des fonctions de pilotage automatique au dessus du niveau 3 pour les véhicules particuliers. Et ce, pour des raisons financières.

« Entre le niveau 3 et le niveau 4, il y a une vraie divergence », a justifié le patron de PSA, ajoutant, avec une phrase choc comme il les affectionne : « Compte tenu du coût additionnel de la technologie, le coût de la voiture devient tel que celui qui peut se la payer n’est de toutes les façons pas derrière le volant, mais plutôt sur la banquette arrière… ».



Les particuliers ne devront donc pas attendre des futures Peugeot beaucoup plus qu’un pilotage sous la surveillance d’un conducteur et capable de suivre des marquages au sol et des files de voitures.

Il est peu probable que les automobilistes accrocs aux marques Peugeot, Citroën, DS et Opel se plaignent de ce coup de théâtre.

Une question se pose cependant : La décision prise par Carlos Tavares va-t-elle entraîner dans son sillage d’autres constructeurs ?