Décidément, alors que les Français espèrent de plus en plus acheter des véhicules produits dans l’Hexagone, le choix se réduit !

Selon les différents médias relayant actuellement l’information, la rumeur est partie de la CGT qui s’émeut, à juste titre, du sort réservé aux presque 1.500 salariés en exercice sur ce site mosellan.

De cette usine d’Hambach sortent actuellement les Smart Fortwo et Fortwo Cabriolet, désormais exclusivement électriques. On savait déjà que, dès 2022, ces citadines devaient disparaître au profit de modèles branchés et connectés plus haut de gamme assemblés en Chine par la coentreprise Smart Automobile Co., Ltd créée avec le groupe Zhejiang Geely.

Les collaborateurs lorrains s’étaient cependant encore rassurés, après avoir accepté de mettre un bon coup de collier à l’ouvrage à partir de 2015, en ayant de bonnes perspectives de poursuite de l’activité. Dès la rentrée prochaine, 3 véhicules badgés de l’étoile Mercedes, dont le SUV électrique EQA – déclinaison du GLA -, devaient entrer en production sur place.

Devant la rumeur qui enflait et la sollicitation des médias, Daimler a produit un communiqué confirmant son « intention d’entamer des pourparlers sur la vente de son usine automobile à Hambach, en France, dans le but de donner au site les meilleures perspectives d’avenir possibles ».

Deux raisons invoquées pour cette action : la volonté de disposer au plus vite de sites décarbonés, et les effets de la crise sanitaire du Covid-19 sur l’économie qui « créent de nouvelles conditions-cadres sur le marché » appelant à optimiser « le réseau de production mondial ».

Comment le nouveau gouvernement va-t-il réagir à cette annonce ?

Avis de l'auteur

Nous ne pouvons résolument pas rester insensibles à ce qui se passe actuellement à Hambach, dans la Smartville.

Chez Daimler, au niveau des voitures particulières, c’est bien le programme Smart qui donnait au groupe sa légitimité en mobilité durable : micro-citadine efficiente, production sur le sol national, première marque à passer toute sa production à l’électrique, etc.

La suppression de l’usine lorraine rend les futures productions électriques forcément moins attrayantes pour les automobilistes français.

Après le projet avorté de PSA de faire venir en France, dans son usine chargée de produire des modèles électriques, des collaborateurs espagnols et polonais, et l’annonce de l’arrêt de la production de la Renault Zoé à Flins-sur-Seine, ce nouveau coup de canif dans les efforts du gouvernement pour une production relocalisée dans l’Hexagone apporte une nouvelle amertume difficile à avaler.