Voiture électrique : la borne plante, il est facturé 13 900 € pour 30 minutes de recharge !

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Photomontage AP.

Il pensait avoir rechargé son Kia EV9 pour quelques dollars, mais a découvert une facture de plus de 22 300 dollars (13 900 euros). Un automobiliste canadien a été victime d’un bug majeur de la borne de recharge sur laquelle il s’est branché. Appliquant un tarif à l’heure, l’infrastructure n’a jamais pris en compte le départ du véhicule. Au lieu d’une trentaine de minutes, l’opérateur lui a facturé 15 mois de recharge interrompue avant de corriger son erreur.

Tout commence de façon plutôt banale, le 17 mai 2025 au soir. Le propriétaire d’un Kia EV9 branche son véhicule sur une borne AC de l’opérateur canadien Hypercharge, installée dans le garage d’un immeuble résidentiel. Il récupère 4,91 kWh d’énergie en 36 minutes, de quoi gagner une trentaine de kilomètres d’autonomie, puis débranche son câble et repart.

Sauf que du côté informatique, rien ne s’est passé comme prévu. La borne perd la communication internet et ne parvient pas à clôturer la session de recharge. Pour le système de facturation, le véhicule reste donc branché et continue de consommer, alors qu’il a quitté les lieux depuis longtemps. La session ne sera officiellement arrêtée que le 25 août 2026, au retour de la connexion, soit plus de quinze mois plus tard, avec un décompte à 11 154 heures de recharge.

L’utilisateur reçoit donc une facture de 22 308,42 dollars canadiens, soit 13 886 euros, au lieu de 1,26 dollars. Le document, partagé par le malheureux sur le réseau social Reddit, montre également une erreur dans la durée de facturation. Elle mentionne sept jours de branchement facturés, mais le montant ne correspond pas. En somme : rien ne va.

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L’histoire se termine bien

Le conducteur a naturellement contesté la facture. Quelques jours plus tard, Hypercharge est intervenu pour clôturer l’affaire. « Les 22 308,42 $ affichés dans la capture d’écran n’ont jamais été débités de votre carte de crédit », annonce l’opérateur. « Nous avons depuis inversé le montant total, y compris le 1,26 $, et restauré le crédit de 20 $ qui était sur le compte. Nous avons également ajouté 50 $ de crédit en guise d’excuse pour les désagréments. »

Pour éviter qu’un tel évènement se reproduise, Hypercharge promet d’instaurer une vérification des sessions anormalement longues avant qu’elles soient facturées aux utilisateurs.

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Un mode de facturation qui pose question

Outre le problème de communication de la borne, cette déconvenue trouve aussi son origine dans le mode de facturation retenu par l’opérateur. Au Canada, il est fréquent que la recharge sur ce type de borne soit facturée au temps de connexion, 2 CA$ (1,24 €) de l’heure dans le cas de cet utilisateur, plutôt qu’au kilowattheure. Un mode de facturation que l’on retrouve parfois en France et en Europe, qui a toutefois tendance à disparaître progressivement.

Il est souvent jugé injuste puisqu’il avantage largement les véhicules rechargeant plus rapidement que d’autres, à quantité d’énergie récupérée identique. La recharge « au temps » exerce aussi une désagréable pression psychologique sur les utilisateurs de voitures électriques. C’est, d’un côté, son but : éviter les voitures ventouses, qui restent branchées sans recharger.

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