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Nous savions que Stellantis comptait investir à Mulhouse pour garantir l’avenir de l’usine et de ses employés. Nous connaissons désormais les détails de cet investissement. Le groupe franco-italo-américain prévoit de produire trois nouvelles Peugeot électriques et hybrides sur son site alsacien.
Stellantis a confirmé un investissement de plus d’un milliard d’euros en France, destiné à préparer l’arrivée de trois futurs modèles Peugeot sur les lignes de Mulhouse. Leur production doit débuter en 2029. Il s’agira de véhicules du segment C, un terrain stratégique en Europe puisqu’il représente environ 30 % des ventes automobiles sur le Vieux continent. Ces trois autos reposeront sur une nouvelle architecture baptisée STLA One. Une plateforme modulaire qui doit permettre à Stellantis de produire des véhicules 100 % électriques, mais aussi hybrides, avec différents formats de carrosserie.
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Voici à quoi vont ressembler les futures Peugeot !Le groupe dirigé par Antonio Filosa met en avant une conception simplifiée, censée réduire les coûts de développement et accélérer la mise sur le marché. Peugeot sera la première marque du groupe à inaugurer cette base technique appelée à jouer un rôle important dans les prochaines années.
Pour Mulhouse, l’enjeu est industriel autant que social. Le site alsacien emploie environ 4 500 personnes. C’est dans cette usine que sont actuellement fabriquées les Peugeot 308 et 408. L’attribution de nouveaux modèles était attendue, mais il s’agit tout de même d’un soulagement pour l’économie locale. Avec cette décision, Stellantis donne de la visibilité à l’usine au-delà de la fin de la décennie. Une bouffée d’air non négligeable dans le contexte économique du moment et les difficultés qui pèsent sur le secteur automobile.
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Renault hausse le ton face aux difficultés de ce fournisseur français de batteriesRappelons au passage que cette annonce s’inscrit aussi dans le nouveau plan stratégique FaSTLAne 2030, présenté par Stellantis le 21 mai 2026. Ce plan doit succéder à la feuille de route précédente et vise notamment à mutualiser les plateformes, les motorisations et les technologies du groupe. La plateforme STLA One illustre cette volonté de simplification industrielle, avec un objectif affiché de réduire les coûts d’environ 20 %. Voilà qui devrait théoriquement permettre à Stellantis de rester compétitif sur les modèles électriques, des engins encore globalement plus chers à produire que leurs équivalents thermiques.
Cette feuille de route a aussi une dimension politique. Dévoilée à Mulhouse par Antonio Filosa en présence de Roland Lescure, ministre de l’Économie, et de Sébastien Martin, ministre en charge de l’Industrie, l’annonce de ce jour intervient à un moment où la France pousse ses constructeurs à relocaliser ou maintenir une partie de la production automobile sur le territoire national. Le soutien public à l’achat de véhicules propres et les débats autour du « Made in Europe » pèsent désormais dans les arbitrages industriels.
Reste une inconnue majeure : l’identité de ces trois futures Peugeot. Stellantis ne communique pour l’instant ni les noms des modèles, ni leurs volumes de production, ni le détail des silhouettes retenues. On peut tout de même imaginer que la prochaine génération de compactes et de SUV Peugeot pourrait être directement concernée.
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