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Pour recharger une voiture électrique chez soi au quotidien, certains préfèrent le câble domestique à la borne. Une solution particulièrement économique, d’autant qu’il existe une très grande variété de câbles offrant des fonctionnalités très différentes. Nous avons testé le Rheidon PC200-3K6, un des modèles plutôt dans le haut de gamme, vendu à 269 €, un prix raisonnable pour sa catégorie.
Des câbles de recharge domestique pour voiture électrique, en veux-tu en voilà. Sur les grandes plateformes de e-commerce, chez les constructeurs automobiles, les enseignes d’équipements et d’entretien automobiles et même les grandes surfaces : on en trouve presque partout, à tous les prix et avec des performances radicalement différentes d’un modèle à l’autre.
Après avoir testé l’un des câbles de recharge les moins chers du marché, vendu autour de 60 €, nous essayons cette fois un modèle nettement plus cher. Vendu 269 €, le Rheidon PC200-3K6 est, au premier abord, pourtant pas si différent de son homologue ultra-low cost. Les deux proviennent d’une firme chinoise basée à Shenzhen en Chine et permettent de régler l’intensité de charge de 6 à 16 A.
Le câble de Rheidon Tech se distingue toutefois sur de nombreux critères. D’abord, son aspect est nettement plus robuste. Le boîtier plastique est plus épais, protégé par des bandes de silicone partiellement collées. Il est plus long : 7,4 m, ce qui ravira les utilisateurs de voitures dont le port de charge est situé à l’arrière.
Ses fonctionnalités sont un peu plus évoluées : connecté via Bluetooth (hélas pas en WiFi), il est possible de régler des horaires de recharge à la minute près, ou un objectif de recharge, qui consiste à arrêter la charge dès que le quota de kWh de son choix est atteint.


Enfin, le câble Rheidon PC200-3K6 embarque de nombreuses fonctions de sécurité. Sur sa fiche technique, il promet une protection contre les fuites AC et DC 6 mA, un très bon point que nous n’avons toutefois pas pu vérifier, le boîtier n’étant pas démontable sans destruction. Outre cette spécificité, on retrouve également les basiques : protection contre les surintensités, sur et sous-tensions ainsi qu’un parafoudre.
Côté prise domestique, une protection thermique est censée interrompre la recharge en cas de surchauffe au niveau de la fiche. Néanmoins, sur ce point, la sécurité ne s’est pas déclenchée lors de notre stress test. Malgré l’immersion de la prise Shuko dans de l’eau à 80 °C durant 3 minutes et un chauffage de ses broches au contact d’un pistolet thermique (350 °C) durant une minute, le câble n’a jamais signalé le moindre problème. La charge s’est lancée alors que les broches étaient brûlantes au toucher.
Deux scénarios sont possibles : soit la protection thermique annoncée est inopérante ou inefficace, soit notre test n’a pas été assez sévère et prolongé pour transmettre la chaleur jusqu’à la thermistance censée être intégrée dans la fiche. Nous avons pourtant cessé de chauffer la prise au moment où les éléments plastiques ont commencé à émettre de la fumée.
Le câble Rheidon PC200-3K6 intègre également une sécurité qui empêche la charge lorsqu’il est branché sur une prise dépourvue de mise à la terre. Une surprenante fonction permet cependant de la contourner. Conçue pour dépanner en cas de besoin impérieux de recharge sur une installation qui n’est pas aux normes, cette fonctionnalité est particulièrement risquée. Par ailleurs, certains véhicules comme la Renault Zoé refuseront malgré tout de lancer la recharge dans cette configuration.
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Fiche technique du câble de recharge domestique Rheidon PC200-3K6 | |
| Puissance de charge maximale | 3,6 kW |
| Intensité |
6 à 16 A (réglable manuellement) |
| Tension | 220-240 V |
| Connecteurs |
– Type 2 côté véhicule – Schuko (type E/F) côté prise |
| Interface | – Écran LCD 3,5 pouces – 3 boutons mécaniques – App smartphone via Bluetooth |
| Fonctionnalités | – Réglage de l’intensité – Réglage des horaires de recharge – Démarrage de la charge par compte à rebours – Objectif de recharge (en kWh) – Contournement du verrouillage de la charge en cas d’absence de mise à la terre. |
| Longueur totale | 7,4 m |
| Longueur du câble (entre l’extrémité du boîtier et l’extrémité du connecteur Type 2) | 6 m |
| Matériau du boîtier | Polycarbonate renforcé, silicone |
| Dimensions et poids du boîtier | 20 x 9 x 6,7 cm 4 kg |
| Section de fils | 3 x 2,5 mm² |
| Température et humidité de fonctionnement |
-30 à +50 °C 5 à 95 % |
| Résistance | IP65, IP44 (prise Shuko) |
| Sécurités | – Différentiel AC Type A – Différentiel DC 6 mA – Protection défaut de terre (contournable manuellement) – Protection surintensité, sur et sous-tension, surchauffe.- Parafoudre – Protection thermique de la prise Schuko |
| Normes | EN IEC 62752:2016+A1 / EN IEC 61851 / EN IEC 62196 / EN IEC 61000-6-1:2019 / EN IEC 61000-6-3:2021 / RoHS |
| Garantie | 2 ans |
À la réception, l’impression est pourtant bonne, contrairement à certains câbles bas de gamme. Dans le carton, on retrouve le câble logé dans un sac de rangement en similicuir, bienvenu mais pas idéalement taillé pour être logé dans un sous-coffre. Un support mural avec antivol et visserie est également fourni. La fixation est métallique, plutôt robuste, mais l’antivol consiste en un simple cadenas à code. La méthode d’installation de ce cadenas, illustrée dans le manuel (fourni, en français et bien rédigé), est toutefois surprenante.
En bouclant le cadenas sur les deux trous à la base du support, elle n’empêche absolument pas le vol du chargeur. Il est préférable d’entourer le câble du chargeur avec la boucle du cadenas, contrairement aux indications du manuel.
Pour notre test, nous réglons l’intensité à sa valeur maximale : 16 A. Cela peut être effectué directement et sans difficulté via les trois boutons tactiles, ou par l’application smartphone (en Bluetooth). Nous relions le câble à une Renault Zoé R90 41 kWh presque entièrement déchargée et, de l’autre côté, à une prise domestique étanche non renforcée.
La charge se lance en moins de dix secondes et les informations s’affichent directement sur le grand écran LCD rétroéclairé de 3,5 pouces. On y lit l’intensité, la tension et la puissance en temps réel, l’énergie totale rechargée (kWh) ainsi que l’intensité sélectionnée et le temps écoulé depuis le lancement de la recharge. Un petit voyant indique la présence d’une terre et, en cas de problème, un code erreur parmi neuf peut s’afficher. L’affichage est clair, la luminosité est intense lorsqu’on presse un bouton, puis le rétroéclairage s’arrête au bout de quelques secondes.
Ces informations de recharge sont également consultables en temps réel sur l’application smartphone Rheidon, à condition de rester connecté en Bluetooth. Il n’y a toutefois pas d’historique de recharge au-delà de la session en cours, ni d’informations plus détaillées comme la température des capteurs ou une courbe de recharge, ce qui est dommage pour un câble plutôt haut de gamme. À noter que Rheidon propose aussi des mises à jour du firmware du boîtier à travers l’application.
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Prise renforcée pour voiture électrique : voici les meilleures alternatives à la Green’up de LegrandDès le lancement de la recharge, on est surpris par l’intensité et la puissance affichées sporadiquement sur l’écran. Nous observons de courts pics à 18 A et 4,2 kW sur ce câble pourtant annoncé avec un maximum de 16 A et 3,6 kW. À l’aide d’un compteur Shelly Pro 3EM surveillant la ligne qui alimente notre prise, nous vérifions ces valeurs.
Selon le compteur, le Rheidon PC200-3K6 ne semble pas atteindre réellement 18 A, en tout cas pas sur des durées suffisamment longues pour être détectées par le Shelly. Il plafonne plutôt à 16,3 A pour une puissance de 3,95 kW sous 246 V, ce qui est rassurant. Par ailleurs, sur une dizaine d’heures de recharge, la puissance moyenne s’établit à 3,83 kW.
On relève un certain écart entre la quantité totale d’énergie rechargée selon le câble (36,3 kWh) et notre compteur Shelly (38,3 kWh). Rien de très choquant, chaque système de mesure étant plus ou moins correctement étalonné, mais cela peut représenter une importante différence sur une année complète de recharges.
Au terme de cette longue charge, nous ne constatons aucun échauffement significatif du boîtier ni de la fiche et des broches. Une conclusion finalement assez proche de notre précédent test de câble de recharge domestique à bas prix. Avec un doute qui persiste sur l’efficacité des sécurités embarquées, on ne peut donc pas affirmer qu’acheter un câble beaucoup plus cher est systématiquement un gage de qualité et de durabilité.

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