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La confiance prise dans la voiture électrique grâce à une DS 3 Crossback E-Tense de 2020, il n’y a désormais plus de voiture thermique chez Jean-Marie. Le dernier diesel s’est effacé devant un Volvo C40. Notre lecteur normand témoigne d’une démarche commune dans son couple.
Sous la dénomination longue « DS 3 Crossback E-Tense », le premier véhicule électrique de DS Automobiles a été lancé en 2019, et remanié en 2023 en perdant le « Crossback » : « Le mien a été mis en circulation en 2020. Je l’ai acheté d’occasion en 2023 à 22 000 € chez Spoticar à Rouen. Il avait alors 8 000 km. Comme je roule beaucoup, environ 23 000 km par an pour mes trajets quotidiens, le compteur a maintenant dépassé les 54 000 km ».
Considéré comme un SUV urbain, le DS 3 électrique présente une empreinte au sol de 4,12 x 1,79 m, pour une hauteur de 1,53 m. L’exemplaire de Jean-Marie embarque une batterie d’une capacité énergétique de 50 kWh dont 46 utiles qui le crédite d’une autonomie WLTP en cycle mixte de 320 km. A une borne en courant continu, la courbe de recharge peut s’élever jusqu’à une puissance de 100 kW.
Pour la recharge AC, il faut se contenter du chargeur de série 7,4 kW, à moins d’avoir un modèle doté de l’option 11 kW qui ne seront effectifs qu’en triphasé. De technologie synchrone à aimant permanent, le moteur de cette DS 3 anime les roues avant, potentiellement jusqu’à sa vitesse de pointe de 150 km/h. Avec un couple maximal de 260 Nm, il développe une puissance de 100 kW (136 ch).
Jusque dans le courant de l’année 2023, Jean-Marie s’était retenu d’adopter l’électrique : « J’habitais alors dans une copropriété sans possibilité de recharge. Je roulais en Mini Countryman diesel. Avec notre nouveau logement, nous avons eu la possibilité de faire installer une prise renforcée. Comme je parcours quotidiennement 54 km aller-retour pour rejoindre mon bureau à Rouen, passer à l’électrique devenait économiquement intéressant, en plus d’avoir le plaisir de rouler avec une énergie propre ».
Notre lecteur n’était pas parti au départ sur une DS 3 Crossback E-Tense : « Avec ma compagne, nous pensions plutôt à une Peugeot e-208 et avions aussi regardé du côté de la Renault Zoé, finalement jugée trop tape-cul. Ma femme ayant des problèmes de dos, il nous fallait un modèle plus confortable. Nous avons finalement flashé sur la DS 3 qui présentait si bien en rouge. En finition So Chic, elle a pal mal d’options dont les sièges chauffants électriques, mais hélas pas de GPS intégré ».
Cette première voiture électrique dans le foyer a vite été cantonnée aux déplacements du quotidien : « Une fois nous l’avons prise pour rendre visite aux enfants au Havre. Ce n’est qu’à 91 km, mais par l’autoroute. En arrivant à destination, il ne restait plus au tableau de bord que 60 km d’autonomie estimée. A un moment, il a donc fallu que je m’éclipse pour recharger chez Leclerc une quarantaine de minutes sur une borne DC. Au retour chez nous, il ne restait guère d’avantage d’autonomie ».
Cette expérience en demi-teinte pour un déplacement finalement pas si lointain a eu quelques conséquences : « Pour les trajets trop longs pour la DS 3, nous avons utilisé une Citroën C3 diesel. Mais un jour son capot s’est ouvert en roulant, en raison d’un défaut au niveau de l’attache. A l’époque, la GMF était notre assureur, et n’a pas voulu prendre en charge les dégâts. Il a fallu passer par la conciliation pour qu’au bout de deux ans nous soyons indemnisés. Pendant cette période, nous n’avons plus fait de grands déplacements ».

Les choses ont évolué dans le courant de l’année dernière : « Grâce à la DS 3, nous étions conquis par l’électrique en raison du silence à bord, seulement deux pédales à gérer, la sérénité et la souplesse de conduite. Nous nous sommes mis à rechercher un deuxième VE qui servirait principalement pour les moyennes et longues distances. Comme il y a pas mal de Renault électriques dans la flotte de l’entreprise où je travaille, j’aurais bien aimé un Scenic E-Tech que j’avais eu l’occasion de découvrir ».
C’est finalement un autre choix qui a été fait : « Là encore nous avons flashé pour un modèle en particulier, le Volvo C40 électrique à autonomie étendue. Il s’agit d’un SUV à la ligne de coupé qui se fait plutôt rare sur nos routes. En raison de la sécurité légendaire de la marque, confirmé avec ce modèle, ma femme tenait tout particulièrement à ce que nous le choisissions. Nous l’avons reçu en avril 2025. Pour lui, nous avons fait le choix d’une LOA en remarquant l’importante dévaluation en deux ans sur notre DS 3 qui ne se vend plus que 14 000 € ».
Jean-Marie ne conseillerait clairement pas le DS 3 E-Tense de première génération comme seul véhicule du foyer et pour les longues distances : « A 130 km/h, j’ai noté une autonomie de l’ordre de 120-130 km, et des recharges qui prennent 45 minutes pour aller jusque 80 %. A une borne DC, je n’ai jamais vu la puissance décoller des 50 kW. Comparativement, avec le Volvo C40 [NDLR : Pack 82 kWh bruts] la courbe se cale bien à 200 kW, et je n’ai pas besoin de le brancher plus de 15 à 20 minutes ».
La conso apparaît élevée pour le SUV Urbain de DS : « Elle est entre 22 et 23 kWh/100 km, car j’ai beaucoup d’autoroute. Sur mon trajet de 27 km, j’en ai 20 à 130 et 110 km/h, et 5 km de ville. Sur ce même trajet, avec le Volvo C40, j’ai une consommation identique ». Selon les valeurs officielles du constructeur, sur autoroute à 130 km/h, le DS 3 consommerait 19,7 kWh l’été et 26 l’hiver : « C’est sûr que ce n’est pas la voiture qui consomme le moins, et ça va beaucoup dépendre de la conduite ».
En alternance avec le Volvo C40, le DS 3 est rechargé tous les 2 jours sur la prise renforcée : « Son autonomie me convient pour deux allers-retours de 54 km, et je peux même en faire un troisième au besoin, l’autonomie estimée étant alors encore de 140 km. Avec le DS 3, la puissance de régénération est moins forte que sur le Volvo C40. Mais j’arrive à bien gérer l’économie des kilomètres dans la longue descente depuis le plateau où je suis, en roulant à 100 au lieu de 130, et en préférant au chauffage les sièges chauffants ».
La DS 3 de Jean-Marie connaît déjà bien le chemin de l’atelier : « Un an après son achat, à 20 000 km environ, j’ai vu apparaître un message du style : ‘Problème de traction électrique, veuillez contacter rapidement votre concessionnaire’. Le véhicule n’était pas bloqué, et j’ai pu continuer à rouler jusqu’à la date de l’intervention. C’est le compresseur de clim qui avait lâché, remplacé sous garantie dans la journée. Ca semble récurrent les problèmes dits ‘de traction’ chez DS ».
Ce n’est pas tout : « J’ai ensuite eu un blocage du moteur de la vitre conducteur qui est restée grande ouverte. Le dernier problème s’est soldé par le remplacement de la batterie 12 V. Ces deux pannes ont également été prises en charge du fait de la garantie de 2 ans par Spoticar. Comme elle s’est terminée fin 2025, j’ai depuis pris à la Maif l’assurance Opteven à 25 € par mois : elle couvre les problèmes mécaniques et électriques, sauf la batterie ».
Notre lecteur se demande tout de même : « Est-ce bien normal de rencontrer de tels problèmes si tôt après l’achat et avec un kilométrage encore peu élevé ? J’ai toutefois pu apprécier le SAV du concessionnaire, et j’en ressors content. Ils sont vraiment au top et à l’écoute. Je reste avec l’idée que cette DS 3 est une bonne voiture, qualitative, et bien agréable à conduire. Le plus souvent, je suis en mode Eco qui limite la puissance d’accélération ».
Avec le recul que lui permet aussi la conduite de sa Volvo C40, Jean-Marie a listé plusieurs points perfectibles sur le DS 3 E-Tense de première génération : « Il y a déjà une régénération pas assez puissante, une console un peu compliquée pour intervenir sur les divers paramètres, et un siège conducteur qui ne se relève pas suffisamment pour moi, alors que je mesure quand même 1,76 m ».

Il lui manque aussi « la possibilité de limiter facilement la fin de la recharge. Sur la Volvo, je peux indiquer qu’elle s’arrête à 80 ou 90 % par exemple. Avec la DS 3, je laisse aller à chaque fois quasiment jusqu’au bout, sinon ça m’obligerait à surveiller l’opération depuis l’application. La nuit suffit pour régénérer complètement la batterie, alors que, sur la même prise renforcée, il faudrait plus de deux nuits pour le C40 ».
Pour ceux qui s’intéressaient à une DS 3 Crossback E-Tense, notre lecteur souligne : « C’est une voiture d’un niveau plus élevé que d’autres VE de cette catégorie. Plutôt que de mettre 22 000 € lors de son achat, 17 000 ou 18 000 auraient suffi pour une Renault Zoé bien moins confortable. Peut-être qu’avec l’augmentation des prix du gazole, les cotes des électriques en occasion vont mieux se tenir ».
Aujourd’hui, Jean-Marie a 63 ans : « Professionnellement, je suis encore en activité pour environ deux ans. Pas sûr que nous conservions ensuite deux voitures électriques, une seule pourrait nous convenir si elle a une autonomie suffisante. Nous avons pensé à plusieurs possibilités. Par exemple chez DS, en prenant la DS 3 de nouvelle génération avec ses 400 km d’autonomie WLTP. Chez eux, il y a aussi la nouvelle DS N°7 électrique ou la DS N°8 ».
Autres pistes : « A la fin de notre LOA de trois ans, nous pourrions racheter notre C40, ou viser le Volvo EX60 avec plus de 800 km d’autonomie. Quand on a goûté à Volvo… Il y a le confort, la finition, la reprise et l’on sait que c’est plus robuste que bien es voitures d’autres marques. Mais si je devais changer maintenant, j’irais peut-être chez BYD, comme un collègue qui trouve extraordinaire cette marque. Il y a aussi XPeng… ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jean-Marie pour son excellent accueil et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER

DS 3 électrique
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J’habitais alors dans une copropriété sans possibilité de recharge. Je roulais en Mini Countryman diesel. Avec notre nouveau logement, nous avons eu la possibilité de faire installer une prise renforcée : encore un témoignage qui confirme que le déclencheur du passage au VE, c'est la clairement possibilité de recharger à domicile, pas cher et en temps masqué.
30 % des automobilistes se garent sur la voie publique et ne pourront donc jamais recharger "à domicile". On attend quoi pour commencer à installer massivement - progressivement bien sûr - des bornes raisonnablement bon marché (ce sera évidemment toujours un peu plus cher qu'à la maison) sur la voie publique en agglomération ?
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Je retiens de l'expérience de Jean-Marie les défauts de la DS3 E-tense : fiabilité aléatoire, prestations EV déficientes (autonomie, recharge,...), valeur de revente défavorable,...
Malgré une présentation sans doute valorisante, je ne vois rien qui me donne envie de retourner chez Stellantis à ce jour.
A l'inverse, et par contraste, la Volvo semble beaucoup plus agréable à tous points de vue. Un modèle sans doute insuffisamment connu...
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Il en est pourtant content globalement et songe même à revenir chez DS.