Stellantis s'associe au constructeur chinois Leapmotor

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Stellantis / Leapmotor
Stellantis / Leapmotor

L’accord envisagé entre Stellantis et Leapmotor est désormais officiel et s’avère particulièrement important. Il verra en particulier le groupe américano-européen aider son nouveau partenaire chinois à l’international.

Les discussions, en cours depuis plusieurs mois, entre le groupe Stellantis et le petit constructeur chinois Leapmotor ont finalement abouti sur un contrat en bonne et due forme qui va bien au-delà du simple échange de technologies.

Sur le plan financier tout d’abord, l’accord n’a rien de substantiel. Stellantis va ainsi débourser 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) pour acquérir 20 % du capital de Leapmotor. Un accord qui valorise le constructeur chinois à 7,5 milliards de dollars. Stellantis gagne au passage le droit de nommer deux représentants au conseil d’administration.

L’accord devrait donner à Stellantis l’accès aux technologies de Leapmotor : dernière plateforme Leap3.0 avec son architecture électronique centralisée, prolongateur d’autonomie… Mais le volet principal semble se positionner sur le volet international. Stellantis et Leapmotor vont ainsi donner naissance à une coentreprise, détenue à 51 % par le groupe dirigé par Carlos Tavares, et 49 % par le constructeur fondé par Zhu Jiangming.

Stellantis aux commandes de l’avenir international de Leapmotor

Une part majoritaire pour le groupe franco-italo-américain, qui lui donne le droit de nommer le Directeur Général de cette entité nommée Leapmotor International. Une entité qui sera seule autorisée à exporter des modèles du constructeur chinois hors de son marché national, et également la seule à avoir le droit de produire ces mêmes modèles hors de Chine. En clair, la totalité des plans d’internationalisation de Leapmotor se font sous la houlette de Stellantis.

Y compris en Europe qui est l’un des marchés prioritaires de l’accord. De là à voir fleurir les enseignes Leapmotor aux côtés de celles de DS, Citroën, Opel, Jeep, Peugeot, Alfa Romeo ou Fiat il n’y a qu’un pas qui devrait être franchi dès 2024.

Et puisque le sujet industrialisation figure clairement au programme de l’accord, on peut aussi envisager que les modèles Leapmotor puissent venir s’intégrer… dans des usines Stellantis en Europe.

Leapmotor a vendu 111 168 véhicules l’année dernière, et 88 827 sur les trois premiers trimestres de 2023.

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Jérémie Gouryil y a 2 ans

Je suis pas certain de comprendre où vous voulez en venir.

light is rightil y a 2 ans

Je partage pas vraiment quand vous dites que les voitures françaises sont faites à partir de pièces chinoises. Pour les composants, les frais de transport sont vraiment pas neutre, sans compter les taxes douanières. (bien sûr ca dépend de leur nature, de la taille du poids, etc)
Quoi qu'il en soit, je vois cette acquisition comme un risque déraisonnable et comme une erreur stratégique.

Tavares a pas raison juste parce qu'il gère 400.000 personnes. C'est pas mon boulot pour autant.
Son boulot c'est aussi de payer les actionnaires, donc le court terme.
Je n'oublierai pas tous les constructeurs historiques qui se sont bien marrés en voyant tesla, en voyant les gigacastings.

Jérémie Gouryil y a 2 ans

Oui tout a fait c’est aussi une des methodes qui existent. Perso j’appelle ca la methode Apple lol

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