Sauver l'entreprise ou l'action Tesla, il va falloir choisir : que faire d'Elon Musk ?

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Ventes en berne, tempête en bourse, image abîmée, Tesla ne va pas bien. La firme d’Austin fait face à un dilemme crucial : faut-il évincer Elon Musk ? Avec lui, le constructeur se met à dos un certain nombre d’acheteurs potentiels. Sans lui, l’action s’effondre. Pourtant, il va falloir choisir.

La faute à qui ?

Les derniers résultats de Tesla montrent que la firme se trouve dans une situation délicate : les livraisons reculent et les marges s’effondrent. En parallèle, les immatriculations de voitures électriques augmentent dans le monde. Elon Musk a récemment déclaré qu’il allait « s’éloigner » de l’administration Trump pour se consacrer à Tesla. Mais est-ce vraiment une bonne chose pour la marque ? Tout dépend du point de vue.

Entre janvier et mars 2025, Tesla aurait perdu de l’argent s’il n’y avait pas eu la vente de crédits CO2. Et cela, malgré l’augmentation des ventes dans le domaine du stockage d’énergie. C’est peut-être d’ailleurs le seul point positif chez Tesla en ce moment. Toutefois, les choses risquent également de se compliquer dans ce secteur. Les cellules utilisées sont chinoises. Elles vont donc être soumises aux nouvelles taxes de Trump.

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Pour redresser la barre, Tesla doit analyser exactement d’où vient le problème. C’est d’ailleurs un débat qui anime le web depuis plusieurs mois. Si les ventes du constructeur chutent, est-ce parce que Musk s’est mis à dos une part non négligeable de la clientèle de Tesla ? Ou parce que l’entreprise privilégie les technologies de conduite autonome plutôt qu’un modèle abordable ? Ou encore parce que le nouveau Model Y tarde à arriver sur le marché dans toutes ses déclinaisons ?

Qu’on le veuille ou non, Elon Musk pose problème

Dans tous les cas, Tesla a vraisemblablement besoin d’une nouvelle direction. Elon Musk est devenu trop politisé (et trop controversé) pour être le visage d’une telle entreprise. Sans oublier qu’il partage son temps entre six projets différents. La firme d’Austin n’a lancé qu’un seul véhicule entièrement nouveau au cours des cinq dernières années : le Cybertruck. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas à la hauteur des promesses de Musk.

Comme le rappellent nos confrères d’Electrek, le patron de Tesla s’est « constamment trompé sur la date à laquelle Tesla mettrait au point une vraie technologie de conduite autonome ». Le média américain précise que « la plupart des PDG auraient déjà été licenciés » pour cela. Il est donc difficile d’imaginer qu’une nouvelle direction ne profiterait pas à Tesla. Mais il y a un problème de taille : si Musk s’en va, l’action s’écroule.

Malgré une chute vertigineuse entre aujourd’hui et début novembre 2024 (date à laquelle Trump a été élu président des États-Unis), le cours de l’action est particulièrement haut pour un constructeur automobile. Pourquoi ? Parce que le milliardaire à la tête de l’entreprise affirme que Tesla « est sur le point de démocratiser la conduite autonome ». Il positionne donc sa marque comme une société technologique.

La crainte d’un krach en bourse chez Tesla

En réalité, le cours de l’action Tesla est devenu « un indice de confiance » plus qu’autre chose. Mais, si l’homme providentiel s’en va, une bonne partie des investisseurs risquent de se désolidariser et l’action pourrait s’effondrer. Sans oublier que le patron de la firme américaine détient environ 12 % de Tesla. Son retrait provoquerait également un séisme en bourse. Les actionnaires n’ont donc aucun intérêt à le pousser vers la sortie.

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Pourtant, les choses risquent de se gâter avec le temps. Des marques chinoises sont déjà en train de s’imposer dans le domaine de la conduite autonome. Et Waymo, pour les États-Unis, se défend plutôt bien. Tesla n’est donc pas un « leader » dans le secteur, comme aimerait le faire croire Musk. À mesure que ces initiatives gagneront en popularité et que des millions de personnes les auront éprouvées, il sera difficile pour Tesla de rivaliser.

Vous l’aurez deviné, ce n’est pas la faute des 110 000 employés de Tesla, mais bien celle de l’homme à la tête de l’entreprise. Alors, comment se défaire d’Elon Musk ? Pour le moment, le conseil d’administration ne semble pas prêt à prendre le risque. Les actionnaires sont les seuls à pouvoir prendre cette décision lors de l’assemblée générale de Tesla qui a lieu une fois par an. Rendez-vous en juin 2025.

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Niala91il y a un an

La secte des actionnaires Tesla reste sous l'emprise du gourou EM qui leur promet le paradis, sans cesse repoussé, de la rentabilité et des plus value mirobolantes alors que le temple s'effrite et menace de s'effondrer.La réalité industrielle est toute autre, Tesla a tout intérêt à prendre ses responsabilités avec une nouvelle équipe dirigeante capable de redresser la barre et de relever les défis à venir, ils sont nombreux. Le cours de l'action n'est finalement qu'un détail que ne retiendra pas l'histoire de cette entreprise.

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AlexMinteril y a un an

Donc on va devoir attendre le mois de juin pour savoir si oui ou non Elon Musk sera évincé par les investisseurs..Une gamme vieillissante, les 3 et Y ont été remis à jour d’un point de vue esthétique principalement c’est bien mais la suite? Les Model S et X on en fait quoi? Même BMW doit mieux écouler ses IX et I7

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WattTheFunil y a un an

Plus concrètement, Tesla a généré au premier trimestre un bénéfice de $409 million grâce à la vente de $595 million de crédit CO2 à ses concurrents.

Le bouillon est donc bien froid, et ça va tomber encore plus bas car les crédits CO2 à offrir dépendent des ventes de véhicules et si les ventes baissent, et bien il y a moins de crédits CO2 à vendre.

Je pense que Musk va se faire sortir parce qu'il faut réorienter l'entreprise au plus vite, arrêter le massacre du Cybertruck, arrêter le délire de la conduite autonome qui n'est pas au niveau et dont la demande est bien plus faible qu'un bon VE à un prix plus bas que l'offre limitée de Tesla.

Il restera à Musk de beaux jouets, comme Space X/ Starlink, X, l'IA.

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