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Empêtré dans la politique de Donald Trump, Elon Musk veut s’éloigner de sa place au « DOGE ». Le milliardaire veut surtout revenir au chevet de Tesla, dont les ventes s’effondrent irrémédiablement.
Lorsqu’Elon Musk a commencé à soutenir Donald Trump, beaucoup y voyaient un « but contre son camp » de la part du milliardaire, alors que celui qui était candidat à la présidence avait un programme résolument anti-voiture électrique.
Quatre mois après le retour de Trump à la Maison Blanche, c’est la politisation de Musk qui semble avoir coûté le plus cher. Outre son pacte avec un candidat résolument conservateur et menaçant les droits de nombreux citoyens, le voir embrasser les mêmes idéologies a refroidi bon nombre d’acheteurs.
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Elon Musk a-t-il sapé l’avenir de Tesla en installant Donald Trump à la Maison-Blanche ?À grand renfort de commentaires et de gestes douteux, Musk s’est radicalisé. Celui qui prônait il y a plusieurs années la défense des minorités et de l’environnement a donc froissé son public.
Si cela ne suffit pas à expliquer l’effondrement des ventes de Tesla, ce virage radical y a contribué. Recruté à la tête du tout nouveau DOGE pour tailler à la serpe dans les rangs de l’administration, Musk suit quand même de près l’état de sa firme automobile.
Et ce qu’il y a vu l’a visiblement inquiété, si l’on en croit ses déclarations : « À partir du mois prochain, je vais allouer davantage de mon temps à Tesla. Probablement qu’à partir de mai, le temps que j’alloue au DOGE va baisser de manière importante. »
De quoi donner un bol d’air à Tesla et à ses actionnaires, conscients des dégâts causés par Musk et son agenda politique. Pour justifier ses résultats trimestriels décevants, la firme n’a d’ailleurs pas caché ce problème.
Car même si ces résultats décevants s’expliquent notamment par une gamme vieillissante, par une concurrence de plus en plus affûtée et par une incertitude sur le marché due notamment aux errances de Trump en matière droits de douane, la politisation de Musk a clairement pesé dans la balance.
Un communiqué a ainsi cité « l’incertitude sur les marchés de l’automobile et de l’énergie qui continue d’augmenter », « l’évolution rapide de la politique commerciale » et « la structure de coûts de Tesla ».
Mais Tesla n’a pas raté l’éléphant dans la pièce : « Cette dynamique, ainsi que le changement des sensibilités politiques, pourrait avoir un impact marqué sur la demande pour nos produits à court terme. »
Les produits ne sont pas les seuls à subir cet impact. La valeur de l’action de Tesla atteignait ainsi 479 dollars le 17 décembre. Depuis, elle a chuté de moitié pour descendre jusqu’à 221 dollars, et vaut actuellement 237 dollars.
Le chiffre d’affaires de Tesla a lui aussi subi un gros coup d’arrêt au premier trimestre 2025. Il a baissé de 9,4 % par rapport au premier trimestre 2024, passant de 21,3 à 19,3 milliards de dollars.
La chute est encore plus importante en comparant avec les deuxième, troisième et quatrième trimestre 2024. En effet, Tesla avait franchi la barre des 25 milliards à chaque fois, et en est donc très loin en ce début 2025.
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l'effet doge c'est surtout aux USA que ça pèse.
en Europe le mal est fait, musk s'est montré tel qu'il est réellement : libertarien radical tendance néo-facho ma gueule first
et c'est pas un genre qui se remet en question, et c'est pas non plus le genre le plus populaire dans la clientèle historique Tesla.
pour ce qui me concerne l'affaire est pliée : pas un sous pour ce gars là, où qu'il soit.
et pour ce qui est des VE : l'offre ailleurs est maintenant copieuse, tesla est très facilement évitable
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Cela ne changera rien, car le problème, c'est les 4 ou 5 dernières années de MusK, et ce, AVANT sa dérive en politique, qui n'a été que l'accélérateur du déclin de la marque.
Depuis la sortie de la model Y, les décisions de Musk ont été mauvaises.
Le choix de cyber truck une hérésie, alors que c'est la model 2 pouvant se vendre mondialement qu'il fallait sortir (malgré une marge unitaire forcément plus faible, mais rattrapable en volume.
La conduite autonome pas au point et hors de prix, et de toute façon, qui ne sera pas autorisée sur les principaux marchés.
Cette lubie des robotaxis.
L'absence de renouvellement des TMS et TMY avec 800V...
L'avenir est sombre, car rien de valable de prévu (produit), et les meilleurs collaborateurs sont partis
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Le gars avait une mission de 180 jours maximum.
Soit 6 mois avec les weekends, ou 9 mois en comptant seulement 5 jours par semaine.
On reste donc sur un départ prévu par les textes de loi.
Même le résultat final est clairement négatif et complètement dans l'esprit de cette administration.
Maintenant, aucune chance que son retour chez Tesla soit une bonne nouvelle pour la boite.
EM est bien trop cramé politiquement pour ne pas rester un boulet aux pieds de tout ce qu'il touche et touchera à l'avenir.
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