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Si la hausse des ventes de voitures électriques génère plus de chiffre d’affaires, cela impacte la marge. Mais les modèles électriques de Renault deviennent de plus en plus rentables.
Si les ventes du groupe Renault ont stagné au premier semestre (- 0,4 %), le chiffre d’affaires a connu une belle progression. Avec 30,3 milliards d’euros, il a augmenté de 9,5 %.
La marge opérationnelle s’élève à 1,57 milliard d’euros, en léger recul. Elle est à 5,2 % du chiffre d’affaires, contre 5,6 % sur la même période de 2025, ce qui reste un très bon résultat en ce moment pour un constructeur généraliste.
Il y a toutefois une nuance à apporter. Les résultats sont portés par la filiale Mobilize Financial Services, qui s’occupe du financement des ventes. Celle-ci a généré 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mais 0,8 milliard de marge opérationnelle.
Si on se penche sur la partie « automobiles », le CA est de 26,8 milliards d’euros, en hausse de 9,3 %. C’est bien avec des ventes en recul de 0,4 % pour le groupe. La hausse s’explique notamment par une progression des ventes aux partenaires, des hausses de prix et un « effet mix produits ». En clair, Renault vend des modèles plus onéreux. Il donne en exemple la Clio 6, qui a un prix de vente moyen plus élevé que la 5, mais surtout sa gamme d’électriques.
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Les ventes de voitures électriques s’envolent chez Renault : + 63 % au premier semestre 2026 !Et les électriques sont justement en pleine forme. Les immatriculations ont progressé de 47,6 % au premier semestre ! En Europe, ces modèles ont représenté 18,8 % des ventes du groupe, en hausse de 6,5 points. Le souci, c’est que ces modèles sont moins rentables, ce qui pèse donc sur la marge opérationnelle. Ainsi, pour la division automobiles, celle-ci n’est que de 3 %. Au premier semestre 2025, elle était de 4,0 %.
Renault est toutefois en pleine phase de transition. Comme les autres constructeurs, il a longtemps perdu de l’argent avec les modèles électriques, qui ont demandé d’énormes investissements. Mais la situation s’améliore. Lors de la présentation des résultats, François Provost, directeur général, a déclaré : Aujourd’hui, nous faisons plus de profits sur R5 et R4 que sur les voitures électriques lancées précédemment, pourtant d’un segment supérieur, comme Mégane et Scénic ».
Outre les effets de volume (la R5 a par exemple atteint la barre des 100 000 exemplaires produits en à peine plus d’un an), ces modèles ont profité de nouvelles méthodes pour réduire les coûts : baisse du nombre de pièces les composants, partage d’éléments avec les modèles thermiques… Avec la Twingo, Renault a franchi une autre étape avec les batteries LFP, moins onéreuses.
François Provost a ajouté : « Je n’accepte pas qu’un nouveau programme électrique soit moins rentable que le programme équivalent hybride. » Lors de l’annonce de son plan stratégique FutuREady, il a aussi fixé un objectif de réduction moyenne des coûts variables de 400 euros par véhicule et par an. Il a indiqué que Renault était en bonne voie pour y arriver, malgré les vents contraires qui se sont encore levés depuis.
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Concernant les moteurs, figurez-vous que je n'ai pas besoin de "piste" puisque ça fait la bagatelle de.. . 30 ans que je travaille dans le domaine (électrotechnique, électronique de puissance, batteries etc). Alors je vous le dit tout net, quitte à détruire un hoax profondement ancré : non, les machines synchrones à excitation separée de Renault ne sont globalement PAS moins efficientes que les machines à aimants permanents. Elles un peu plus lourdes et encombrantes, ça c'est vrai - l'induction magnétique que l'on peut tirer d'aimants SmCo ou NeFeBo surpasse celle des meilleurs electroaimants, donc il faut un peu plus de tôles : la belle affaire. Elles sont aussi légèrement moins efficientes à basse vitesse - on parle de moins de 1 point de rendement -. Par contre à haute vitesse, typiquement sur voie rapide donc, un moteur à excitation séparée sera un peu plus efficace que son homologue à aimants (bon là aussi on parle d'environ 1 pt de rendement, pas plus) puisque il est évident que le premier peut être défluxé directement par l'excitation donc à facteur de puissance unitaire, là où sur un moteur à aimants il va falloir augmenter la composante Id du courant statorique et donc écrouler le cos phi. Ce sont des notions de base de pilotage de machine alternatives. Quant à ce que vous appelez "réluctance variable" - techniquement, c'est la composante de couple due à l'effet de saillance résultant de l'assymetrie entre les inductances cycliques Ld et Lq que l'on ne retrouve pas sur les machines dites "à pôles lisses' - que Tesla obtient sur ses machines à aimants avec des structures de rotor à concentration de flux, sachez que le moteur de Renault... A aussi une composante "reluctance variable" non negligeable en raison de ses poles relativement saillants. Et de toute manière l'effet de saillance ne peut rester que minoritaire (si vous aviez testé comme moi sur un banc d'essais une machine 100 % à reluctance variable d'une centaine de kW vous sauriez pourquoi : le bruit et les vibrations, même sur un marbre de 15 tonnes, sont absolument terrifiants en raison des harmoniques de couple intrinsèques à cette architecture).
Bref, si les Tesla sont aussi remarquablement efficientes, c'est avant tout en raison de leur aéro hyper sophistiquée ; de vrais voitures de course, sur ce point Tesla a tout compris. A côté, pour de stupides raisons de marketing, Renault fabrique des parpaings style SUV avec de grosses roues aux quatre coins et des SCx de camion (sauf la Twingo, qui est du coup plutôt efficiente pour son gabarit : étrange, non ? ). Aucune chaine de propulsion électrique ne pourra jamais compenser des aéros aussi pourries.
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Attention : pour qu'une VE soit écologiquement "rentable", il faut qu'elle puisse rouler plus longtemps qu'une VT, une vingtaine d'années au minimum. Or une réduction trop importante du nombre de pièces (disons plutôt : du nombre de modules indépendants) complexifie et augmente le coût des réparations, au détriment de la longévité donc. Idem pour le gigacasting, qui rend trop souvent les Tesla économiquement irréparables après des chocs modérés. Une vérité industrielle universelle est que pousser trop loin l'intégration pour baisser les couts de fabrication (au profit des constructeurs) fait systématiquement augmenter les coûts de réparation et de maintenance (au détriment des clients).
La R&D sur les batteries : oui bien sûr, mais c'est plutôt l'affaire des électrochimistes qui fabriquent les cellules, pas tellement le job des constructeurs de voitures. Il y a certes quelques progrès à faire sur la densité d'intégration des cellules, mais ça reste du second ordre et là aussi ça se heurte aux contraintes de rentabilité et de durabilité.
Enfin en ce qui concerne les moteurs électriques de traction, il me semble plutôt que, à l'exception de celui de la Twingo, Renault les conçoit et fabrique lui-même, ce qui n'est pas si courant.
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La meilleure pub c’est la recommandation du client très satisfait.
Tesla l’a très bien compris.
De façon générale, on revient chez les commerçants dont on est satisfait.
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