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D’après Nelson Mobility, la recharge mixte (itinérance et domicile) est la stratégie la plus favorable à l’électrification des flottes. À la clé, une réduction des coûts énergétiques moyens pour l’entreprise. Décryptage.
L’étude menée par Nelson Mobility, une start-up spécialisée dans les données de la mobilité des entreprises, porte sur l’analyse de 4 510 véhicules (dont 2 777 utilitaires et 1 379 voitures particulières). Au total, 1 027 727 jours de données et 118 millions de kilomètres ont été scrutés. L’objectif de cette étude est de mesurer l’impact de différentes stratégies de recharge sur l’éligibilité des flottes à l’électrification, d’une part, et sur les coûts énergétiques pour les entreprises, d’autre part.
Pour effectuer ses calculs, Nelson Mobility a utilisé les hypothèses suivantes : une autonomie moyenne (160 km pour les utilitaires, 300 km pour les routières et 200 km pour les citadines) ainsi qu’une marge d’erreur de 5 % pour les jours où ce niveau d’autonomie est dépassé. Les prix de l’énergie ont été également standardisés à 1,9 euro/litre pour le carburant, 0,18 euro/kWh pour la recharge à domicile et 0,44 euro/kWh pour la recharge en itinérance. À partir de ces hypothèses, la start-up a étudié trois scénarios possibles de recharge : à domicile (scénario 1), en itinérance (scénario 2) et mixte entre domicile et itinérance (scénario 3).
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Flottes : ce système économique permet de recharger 20 voitures par jour avec la puissance d’une seule borneD’après les calculs de Nelson Mobility, le scénario 3, en l’occurrence la stratégie de recharge mixte, s’avère le plus favorable à l’éligibilité des flottes à l’électrification. Concrètement, avec ce scénario, 48 % des véhicules sont jugés électro-compatibles, contre 30 % des conducteurs dans le cas du scénario 1 (recharge à domicile uniquement). Dans le cas du scénario 2 (recharge en itinérance), ce pourcentage s’établit seulement à 25 %. En clair, « ces résultats révèlent que la stratégie de recharge mixte est la plus favorable en termes d’éligibilité des véhicules à l’électrification, permettant des économies d’énergie significatives », conclut l’étude de la start-up.
D’après un récent rapport publié par l’Afirev (Association Française pour l’Itinérance de la Recharge des Véhicules) et l’association professionnelle Avere-France, l’utilisation des services de recharge accessibles au public connaît une légère hausse par rapport à l’année 2022. Ainsi, en 2024, 80 % des conducteurs de véhicules électrifiés ont utilisé au moins une fois une borne de recharge à accès public au cours des six derniers mois, comparé à 78 % en 2022. Le domicile reste le lieu de recharge privilégié par les utilisateurs, avec un taux d’utilisation de 91 %. A noter également que les automobilistes diversifient aussi leurs comportements, utilisant en moyenne 4,4 lieux de recharge différents contre 4,1 en 2022.
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En tous cas, merci pour cette étude dont les hypothèses étaient (à mon sens) très bien posées et bravo pour le panel significatif qui donne une idée précise de la façon dont on peut s'organiser lorsqu'on envisage l’électrification d'une flotte.
J'espère que beaucoup de "patrons" en prendront connaissance pour ne pas renoncer facilement sur la base de trop de on dit !
Courtoisement
Philippe
A ne pas oublier que beaucoup d'entreprises comptent sur leurs infrastructures sur site pour limiter le nombre de "biberonnage" en itinérance (chers et parfois contraignant en cours de journée). Il s'agit alors de correctement dimensionner les IRVE sur les parkings de l'entreprise. In fine, pour chaque conducteur un emploi du temps de recharge différent : cela complexifie le casse-tête du passage à l'électrique (et son équation économique associée)
Merci pour le partage de notre étude !