Normes CO2 : les constructeurs vont peut-être éviter des amendes de l'Europe

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Alors que Bruxelles a décidé d’imposer une transition vers l’électrique à marche forcée, des « flexibilités » pourraient finalement être accordées aux constructeurs. Stéphane Séjourné, commissaire européen en charge de la stratégie industrielle, s’est dit défavorable à des mesures punitives contre les marques.

Des « flexibilité » accordées aux constructeurs ?

Entrée en vigueur au 1er janvier 2025, la nouvelle version de la réglementation CAFE impose des quotas de plus en plus difficiles à atteindre pour les constructeurs automobiles. Pour faire simple, ils doivent vendre au moins 20 % de voitures électriques sur l’ensemble du mix au sein de l’Union européenne. Si elles ne respectent pas ces nouvelles normes, les marques s’exposent à des amendes dont les montants risquent d’être salés.

Plusieurs constructeurs, ainsi que le lobby européen de l’automobile (ACEA), demandent depuis plusieurs mois à la Commission européenne de faire preuve de souplesse. Bruxelles a toujours été ferme sur la question, mais pour la première fois, la Commission semble faire un premier pas en faveur de l’industrie. Stéphane Séjourné, commissaire européen en charge de la stratégie industrielle, n’y est a priori pas pour rien.

Le retour au pragmatisme ?

« Nous identifierons des solutions immédiates pour préserver la capacité de l’industrie à investir, en examinant les flexibilités possibles afin de garantir que notre industrie reste compétitive, sans réduire l’ambition globale des objectifs pour 2025 », affirme la Commission. L’ancien ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (gouvernement Attal) s’était dit « défavorable à des mesures punitives contre les industriels ».

« Sur les amendes liées aux quotas de véhicules propres vendus en 2025, je trouverais personnellement bizarre de pénaliser des acteurs que l’on essaye par ailleurs d’aider, alors que les concurrents, notamment chinois, n’ont pas les mêmes contraintes », avait-il dit à nos confrères du Figaro. Volkswagen a estimé que le montant global de son amende pourrait atteindre 1,5 milliard d’euros en 2025 si rien n’est fait.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, aurait également estimé « nécessaire » de faire preuve de « flexibilité » et de « pragmatisme ». Des déclarations en marge de la rencontre qui a lieu aujourd’hui, jeudi 30 janvier, avec les constructeurs automobiles. Il ne faudrait pas que ces « flexibilités » entament les ambitions des marques en matière d’électrification sur le Vieux continent. Le cap doit rester le même.

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Yukiil y a un an

En même temps l'Europe n'a pas a se tirer une balle dans le pied, c'est aux plus gros pollueurs de faire des efforts en matière de réductions de GES, Chine USA et Inde.
Les européens n'ont aucune raison de se sacrifier a la place de ces 3 pays qui a eux seuls émettent 49% des GES...et 30% pour le Chine seule.

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AKM74il y a un an

Et en lisant ça, les équipes vente, marketing, pub, et planification produit, loin de se désoler en réalisant que leurs jobs sont inutiles, sortent le champagne car ils ont tellement bien fait le travail que le client croit qu'il choisit sans aucune influence...

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GreenDriveil y a un an

Il faut l’anticiper, il y a une urgence climatique.
Céder là dessus c est encourager les constructeurs menteurs à repousser à terme le délais de 2035, stop à la naïveté.

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