Industrie automobile en crise : l'Europe va écouter les plaintes des constructeurs

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Les constructeurs automobiles sont inquiets. Ils font face à une crise historique. Pour tenter de trouver des solutions, ils se rendent ce jeudi 30 janvier à Bruxelles afin de rencontrer Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Un dialogue stratégique qui durera plusieurs mois.

L’industrie automobile européenne traverse une zone de turbulences. Cette semaine, les grands noms du secteur se réunissent à Bruxelles pour discuter avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. L’Union européenne fait face à un dilemme historique : il faut concilier les objectifs environnementaux ambitieux d’un côté et soutenir une industrie automobile en pleine mutation de l’autre.

L’Union européenne promet d’accompagner l’industrie

Le secteur automobile européen, qui emploie 13 millions de personnes et représente environ 7 % du PIB de l’Union, est frappé de plein fouet par plusieurs menaces. D’abord la concurrence chinoise, particulièrement sur les voitures électriques. À cela s’ajoute le risque important d’une hausse des droits de douane aux États-Unis avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir.

Ursula von der Leyen, consciente de la situation, a promis de soutenir le secteur. L’Union européenne pourrait mettre en place des mesures incitatives pour l’achat de voitures électriques. Mais les constructeurs réclament aussi plus de flexibilité au sujet des normes CO2. La réglementation s’est durcie au 1er janvier 2025. Les marques doivent vendre beaucoup d’électriques, sinon elles feront face à des amendes historiques.

Des défis historiques pour les constructeurs

Avec sa casquette de patron de l’ACEA (le lobby automobile européen), Ola Källenius, a écrit à Ursula von der Leyen. Selon lui, « de lourdes amendes pour non-respect des normes de CO2 risqueraient de priver l’industrie européenne des fonds nécessaires pour innover et investir ». Pourtant, « les constructeurs ne découvrent pas cette règle », estime l’euro-député centriste Pascal Canfin (membre de Renew).

Mais le marché tourne au ralenti sur le Vieux continent. La part des voitures électriques a baissé pour la première fois depuis l’envol du marché en 2020 : 13,6 % en 2024 contre 14,6 % en 2023. En parallèle, la Chine cartonne avec 11 millions de véhicules électriques vendus en 2024, un chiffre en hausse de 40 % sur un an. L’empire du Milieu mène également la danse dans le domaine des batteries. L’Europe doir se réveiller.

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cassiosil y a un an

Ce qui est en train de se passer, c'est une cubanisation du parc de voitures.
Les voitures neuves sont trop chères et les gens ont de moins en moins d'argent.

Donc les gens vont ménager au maximum leur voiture pour qu'elle dure le plus longtemps possible ce qui fait que des voitures thermiques vont aller au dela de ce qui était prévu.

A terme, une énorme partie des gens sera trop pauvre pour avoir une voiture sous quelle forme que ce soit et on aura une belle sobriété écologique par une grosse augmentation de la pauvreté.

La Dacia Sandero est une voiture prévue pour les pays en développement et c'est celle qui est la plus vendue en France.

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Ducatevoil y a un an

C'est un sujet touchy et passionnant car les décisions qui seront prises en cette période charnière, va conditionner, et pour être très direct, va enterrer ou sauver l'industrie automobile européenne !!! Rien de moins....
A mon avis, il est indispensable que l'Europe fasse la même chose que les Chinois : subventionner massivement les ventes de VE européens fabriqués en Europe et fermer les portes et les fenêtres pour éviter l'invasion des voitures chinoises.
De toute manière les marques occidentales n'ont plus d'avenir en Chine. Les Chinois ne sont pas fous. Et avec l'avènement des VE, ils ont compris que c'était une occasion en or pour eux de se défaire de la dépendance aux constructeurs historiques, donc aux constructeurs européens !!!
Nous entrons dans une ère de protectionnisme. On le voit clairement avec la Chine encore une fois mais aussi les US. Et ils ont bien raison.
Ne soyons pas le dindon de la farce et faisons de même.
Il y aura toujours besoin de commercer avec d'autres pays. Il y aura toujours des échanges. Mais à l'heure d'un réchauffement climatique qui ne fait pas que frapper à la porte, et il est déjà rentré !! Cette mondialisation effrénée doit être remodelée avec bon sens. Et le bon sens passera par du protectionnisme, par des circuits courts, etc
Cela passera pour une vraie volonté de vendre des VE pour tout le monde et non uniquement des boîtes à chaussures de suv à plus de 50000 balles, de développer la fabrication des batteries et bien sûr à s'occuper du recyclage des batteries en Europe qui est un point clé faute de matières premières....
Et, et, et évidemment, mais faut il le rappeler encore et encore, de permettre aux gens vivant en copropriété ou en résidence sans garage de pouvoir recharger leur VE...
Sans ce dernier point, le reste ne sert à rien.... Les ventes stagneront puisque ces gens là ne pourront pas acheter de VE faute de pouvoir les recharger ... C'est tout bête, mais c'est une réalité...

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eLionel2il y a un an

La seule posture acceptable est la fermeté vis à vis des constructeurs européens : la surtaxe d'importation des VE chinois est justement là pour leur donner de l'air, la contrepartie pour eux est de respecter les quotas CAFE-2025.
Le thermique va disparaître en neuf, si les consommateurs en veulent encore, le parc occasion est là pour prendre la relève. Il n'y a aucune raison de continuer à acheter des VT neufs, le sursis accordé jusqu'en 2035 est déjà très généreux, et hypothèque la survie de beaucoup de citoyens.

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