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Les malus (CO2 et masse) ont généré plus de 500 millions de recettes pour l’Etat français au premier semestre. La liste des véhicules qui contribuent le plus réserve des surprises.
La flambée des prix des carburants bouleverse le marché automobile français. Si l’électrique était déjà bien implanté, cette motorisation connaît un gros coup d’accélérateur. Au premier semestre 2026, elle a représenté 29,1 % des immatriculations, contre 17,5 % sur la même période de 2025.
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Marché auto : nouveau record historique pour l’électrique, carton plein pour les modèles de RenaultCe succès n’a pourtant pas d’effet sur les recettes des malus ! En effet, selon les calculs faits par Dataneo, relayés par Mobilians, les sommes générées par l’immatriculation de modèles touchés par ces taxes ont encore atteint des records.
Pour la première moitié de l’année 2026, elles sont estimées à 523,4 millions d’euros. En 2025, c’était 405,1 millions. En 2024, on était à 336,6 millions d’euros. Si la trajectoire suit son cours, alors les malus pourraient générer plus d’un milliard d’euros en 2026.
Comment l’expliquer alors que la part de véhicules électriques, épargnés, est au plus haut ? Car pour le reste, il devient difficile d’échapper aux malus. 51,0 % des véhicules immatriculés au premier semestre étaient ainsi pénalisés, contre 48,3 % il y a un an. Les règles se sont durcies le 1er janvier, avec un seuil du malus CO2 abaissé de 113 à 108 g/km et un seuil du malus au poids abaissé de 1600 à 1500 kg.
Le malus CO2 impacte donc tous les véhicules thermiques et maintenant une partie des hybrides. Et le malus au poids pénalise fortement les grands modèles non électriques, à commencer par les hybrides rechargeables.
D’ailleurs, parmi les véhicules qui rapportent le plus à l’Etat, on ne trouve pas dans le haut du classement les super-sportives touchées par des taxes délirantes, le malus CO2 allant jusqu’à 80 000 €, auquel s’ajoute le malus au poids. Les 109 Porsche 911 immatriculées ont certes rapporté plus de 9 millions d’euros, mais on est loin de la première place. Celle-ci est occupée par le Mercedes GLC, dont les 1 733 immatriculations auraient généré 17,3 millions d’euros de malus. Le GLA est troisième, avec 12,8 millions. S’il est plus petit et donc plus léger, il a de plus gros volumes (3 598). Entre, on a le Peugeot 5008, qui a généré 14,3 millions d’euros.
Il ne faut pas non plus croire que le classement est monopolisé par les modèles volumineux et haut de gamme. En 7e place, on trouve … la Dacia Sandero, qui rapporte donc plus que la 911 avec 11,5 millions d’euros. La citadine n’est plus épargnée par le malus. Celui-ci est faible, mais la voiture se vend en grand nombre (plus de 32 000 immatriculations). Elle devance d’ailleurs la Citroën C3 et ses 10,7 millions.
Par marque, Mercedes est premier contributeur avec 66,5 millions d’euros de malus au premier semestre, devant BMW (56,7 millions) et Volkswagen (45,4 millions).
On rappelle que si l’Etat encaisse les fruits du malus, il ne dépense plus rien côté bonus, les aides à l’achat des véhicules électriques étant maintenant financées par les CEE, donc les fournisseurs d’énergie.
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