Lotus lève le pied sur l'électrique, sa prochaine supercar sera hybride

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Lotus vient d’officialiser le projet de sa future supercar. Surprise, elle sera hybride, et non 100 % électrique. C’est un choix stratégique fort, qui montre que la firme britannique ne veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Une future Type 135 hybride et non électrique

Lotus acte un virage important dans sa feuille de route. Alors que la marque avait largement misé sur l’électrique ces dernières années, notamment avec l’Eletre, l’Emeya et l’Evija, elle choisit désormais une approche plus prudente. Dans le cadre de sa nouvelle stratégie « Focus 2030 », Lotus vise la répartition suivante : 60 % sur l’hybride rechargeable et 40 % sur le tout-électrique. Un changement de cap qui traduit une réalité de marché… L’électrification ne progresse pas partout au même rythme.

Le modèle le plus symbolique de cette réorientation sera la future Type 135. Initialement attendue comme une sportive électrique, cette supercar adoptera finalement une motorisation hybride avec un V8. Lotus annonce une puissance supérieure à 1 000 ch, sans donner davantage de détails techniques pour l’instant. Sa présentation est prévue en 2028, avec une production envisagée en Europe. Le constructeur promet d’en dire plus dans le courant de l’année. Il faudra donc s’armer de patience d’ici là.

Ce choix n’est pas anodin. Pour Lotus, l’enjeu est de préserver ce qui fait encore son image, à savoir des voitures légères, aérodynamiques et centrées sur le conducteur. Et dans le segment des sportives, la masse des batteries reste un sujet sensible…

Quel avenir pour le tout-électrique ?

Cette stratégie passe aussi par la technologie X-Hybrid, déjà lancée en Chine sur l’Eletre. Elle associe une grosse batterie, un système électrique et un moteur thermique afin d’offrir davantage d’autonomie. Les livraisons européennes de cette technologie sont annoncées pour le quatrième trimestre 2026. Lotus revendique plus de 1 000 pré-commandes en Chine lors du premier mois de commercialisation, mais il faudra attendre les retours en Europe pour juger de son accueil réel.

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En parallèle, Lotus confirme la poursuite de l’Emira, son actuelle sportive thermique. Une version mise à jour doit être dévoilée prochainement. La firme londonienne ne veut pas abandonner trop vite une clientèle encore attachée aux sensations mécaniques traditionnelles. Le constructeur ne tourne pas pour autant le dos au véhicule électrique. L’Eletre, l’Emeya et l’Evija restent des piliers de son portefeuille. Mais le discours n’est plus le même. Le 100 % électrique n’est désormais plus présenté comme l’unique horizon.

Derrière ce repositionnement, il y a aussi un but économique. Lotus veut réduire ses coûts et améliorer ses marges. La firme détenue par le géant chinois Geely se fixe un objectif de 30 000 ventes annuelles d’ici 2030. Une ambition mesurée, mais qui révèle assez bien la philosophie d’un constructeur qui cherche désormais à trouver le bon équilibre entre son héritage sportif et les incertitudes du marché.

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Bofil y a une heure

Lotus, ça existe encore ? Cà finira comme Talbot !!!

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