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Plus les années passent, plus la puissance des automobiles augmente. L’électrification du parc joue un rôle dans cette évolution. Mais ce n’est pas la seule raison. La notion de performance est à l’aube d’une nouvelle ère.
L’augmentation continue de la puissance des automobiles n’est pas une illusion. Elle s’inscrit dans une longue trajectoire historique. Dans les années 1950, une berline familiale se contentait de 40 à 60 ch, pas plus. Aujourd’hui, la moyenne dépasse les 210 ch pour les modèles neufs vendus en France. Une envolée importante qui traduit autant les évolutions technologiques que les choix stratégiques des constructeurs.
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Ventes de voitures électriques : la France prend du retard face aux autres pays européensD’abord, le thermique a connu ses propres paliers. La généralisation du turbo et des moteurs multivalves dans les années 1980-1990 a fait grimper la puissance des compactes bien au-delà des 100 ch. Dans les années 2000, la montée en puissance des SUV, plus lourds, a encore tiré la moyenne vers le haut, jusqu’à environ 130 ch en 2015. Une progression lente, mais bien réelle. Avant la démocratisation de l’électrique.
Avec l’arrivée des voitures électriques, la rupture a été brutale. Une simple citadine atteint facilement 150 ch, les compactes dépassent les 200 ch. Dans le haut de gamme, le phénomène est encore plus spectaculaire avec les Tesla Model S Plaid (1 020 ch) ou Rimac Nevera (1 914 ch). L’étude réalisée par NGC-Data montre que la puissance des voitures électriques a bondi de 87 % entre 2017 et 2025.
Exemple concret avec la nouvelle R5 E-Tech. La citadine électrique est disponible dans des motorisations qui vont de 95 à 150 ch. Un modèle équivalent dans les années 2010, comme la Renault Clio, oscillait plutôt entre 60 et 100 ch. En 15 ans, l’évolution est frappante. Certains diront qu’il s’agit d’une certaine forme de confort. D’autres critiqueront ces chiffres pour des raisons de sécurité.

Cette progression n’est pas le fruit du hasard. L’électrique libère la puissance des contraintes mécaniques, et les constructeurs y voient un argument marketing fort. Résultat, la barre des 300 ch devient un standard. Certaines marques dépassent même les 500 ch de moyenne. C’est le cas chez Porsche (590 ch) et Maserati (580 ch). Mais cette surenchère pose question.
Car dans les faits, les conducteurs n’ont pas besoin de telles puissances. Les limitations de vitesse rendent caducs les 400 ou 500 ch disponibles. Et ces modèles surpuissants donnent des accélérations folles qui peuvent devenir dangereuses. Pire, l’excès de puissance pénalise l’efficacité énergétique. Un SUV électrique de 500 ch consomme parfois deux fois plus qu’un modèle de 200 ch.
Comme vous pourrez le constater sur le tableau ci-dessous, les marques chinoises, lancées dans une course au premium, ne sont pas en reste. Pour concurrencer les firmes allemandes, les constructeurs de l’empire du Milieu ont tendance à proposer des véhicules de plus en plus puissants. On peut citer la Xiaomi SU7 Ultra et son record sur le circuit du Nürburgring. Mais aussi la Yangwang U9 récemment devenue la voiture la plus rapide du monde, ou encore la MG4 XPower et ses 435 ch. Cette dernière a une puissance que l’on trouvait il y a peu avec une Porsche 911, mais pour moins de 40 000 € !
Mais dans le monde de la voiture électrique, un autre indicateur pourrait prendre le relai : celui de l’efficience avec une consommation mesurée en kWh/100 km. Certains modèles, comme la BMW i4, disposent même d’un mode de conduite bridé pour offrir « juste ce qu’il faut ». La notion de performance semble donc prendre une nouvelle tournure. L’efficience est sur le point de prendre le pas, ou au moins de compléter, la puissance pure.

On voit donc qu’il y a à la fois des avantages et des inconvénients à cette démocratisation. D’un côté on constate que les voitures puissantes sont davantage à la portée des bourses moyennes. Ce n’était pas du tout le cas il y a encore 10 ans. De l’autre, cette débauche met sur la table la question de la sécurité routière. Rendre accessible un véhicule de 200, 300 ou 400 ch n’est peut-être pas souhaitable. Et encore moins utile.
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Un moteur électrique de 300 cv d'une voiture qui fait le 0 à 100 en 4 secondes ne coûte pas beaucoup plus cher qu'un moteur électrique de 130 cv qui fait le 0 à 100 en 9 secondes.
Par contre un châssis qui encaisse les 300 cv et 4 secondes coûte beaucoup plus cher que celui de 130 CV et 9 secondes : rigidité, taille pneus, poids, freins, suspension, amortisseur, résistance aux chocs ... C'est aussi pour ça que les VE coûtent plus chers.
A quand la compacte de 150 cv, 8 secondes, 150 km/h, 1500 kg, LFP, 500 km wltp, 150 kW de recharge. Sans aucune version plus sportive. Donc avec un châssis calculé juste.
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Sans maîtrise la puissance n'est rien.
On se doit de respecter une règle 100cv par tonne. Exemple 1800kg ça donne 180 cv, ce qui en électrique est excellent car on a la puissance immédiatement comparé à un thermique.
Ça donne des autos avec de très bonnes reprises pour doubler. Les bolides avec des CV à revendre n'ont aucune utilité de nos jours. Que les constructeurs travaillent sur l'efficience et les batteries.
C'est juste mon avis
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Excellent article ! Je m'insurge en permanence sur Internet contre cette course à l'échalote, et j'ai déjà dû m'en plaindre une ou deux fois ici.
Ce n'est pas tant l'excès de puissance qui me gêne. Avec l'électrique les chevaux sont gratuits, autant en profiter. C'est la croyance dans leur utilité. Trop souvent je lis des avis tels que "avec le surpoids des batteries ces chevaux sont nécessaires".
En tant que chauffeur poids lourd je sais qu'on peut facilement se contenter de 150, 180 ou 200 pour les petits gabarits d'une dizaine de tonnes.
Pour connaître la puissance d'un bahut, regardez sur sa portière elle y est presque toujours indiquée. Quant à sa masse, les deux-essieux (quatre roues, comme une voiture) peuvent aller jusqu'à 19 tonnes.
Moi pour mon petit 26t (trois essieux) 350 CV sont largement suffisants.
Quant aux semi-remorques, qui font environ 40 tonnes (38 à 44), 400 CV sont suffisants, mais ils en font de plus en plus souvent 500. Bien sûr ils sont bridés. Ça ne les empêche pas de se tirer la bourre sur autoroute, dans les montées, etc.
Enfin pour les convois exceptionnels, par exemple des porte-chars qui livrent des engins de chantier de 60 tonnes, eux bénéficient de 750 chevaux.
Voilà pourquoi quand je lis que telle berline a bien besoin de 500 CV car elle dépasse les deux tonnes ça me fait vriller.
Et c'est une légende qui s'auto-entretient, les gens sont sincères, ils ne font que répéter ce qu'ils ont entendu.
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