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Les voitures électriques seraient difficiles à revendre ? Les derniers chiffres publiés par Mobilians, l’Avere-France et AAA Data racontent une autre histoire. Au troisième trimestre 2026, les professionnels ont mis moins de temps à revendre leurs modèles électriques que leurs véhicules thermiques. Une tendance qui confirme la transformation progressive du marché de la seconde main.
On entend encore régulièrement que les voitures électriques seraient difficiles à revendre pour tout un tas de raisons… Pourtant, les dernières données du marché français montrent que la situation évolue. Et certains résultats sont même plutôt surprenants.
C’est probablement l’enseignement le plus intéressant du dernier baromètre publié par Mobilians, l’Avere-France et AAA Data. Au troisième trimestre 2026, une voiture électrique d’occasion est restée en moyenne 134 jours chez un professionnel avant de trouver preneur, contre 147 jours pour un modèle thermique. Soit près de deux semaines de différence en faveur de l’électrique. Et c’est inédit !
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Les voitures électriques d’occasion s’arrachent : les stocks fondent et les prix montentCet écart est d’autant plus intéressant que les tendances sont opposées. Le délai de revente des VE continue de diminuer : il était encore de 161 jours au quatrième trimestre 2025, puis de 138 jours au deuxième trimestre 2026. Dans le même temps, celui des thermiques s’allonge. Ces statistiques concernent les stocks des professionnels et ne permettent pas de tirer les mêmes conclusions pour les ventes entre particuliers.
En parallèle, l’offre continue de s’étoffer. Les professionnels disposent désormais de 61 569 voitures électriques d’occasion, soit 9 % de leur stock automobile total. Un volume en progression de 5 % par rapport au trimestre précédent.

Toutes les voitures électriques ne sont évidemment pas logées à la même enseigne. Les écarts sont importants selon les catégories. Pour les citadines, le délai moyen est passé de 138 à 117 jours en un trimestre. Les SUV électriques affichent une progression spectaculaire, avec 83 jours contre 141 pour leurs équivalents thermiques.
La Tesla Model Y profite des baisses de prix pratiquées sur le neuf depuis le début de l’année. Ces ajustements ont contribué à rendre les exemplaires d’occasion plus attractifs. Du côté des autres modèles, la Renault Twingo électrique de précédente génération se distingue. Au troisième trimestre, 60 % de ses transactions ont été réalisées en moins de trois mois. Elle devance la Mini électrique (57 %) et la Renault Mégane E-Tech (52 %). En volume, c’est la Peugeot e-208 qui domine les ventes avec 1 820 unités.
Le marché français de l’électrique d’occasion a enregistré 61 349 transactions au troisième trimestre 2026. C’est 15 % de moins qu’au trimestre précédent, une période où les VE d’occasion avaient connu un énorme succès avec la montée soudaine du prix des carburants. Mais c’est surtout 40 % de plus qu’un an auparavant.

Et côté prix ? Avec les aides à l’achat, un VE neuf coûte en moyenne 35 543 €, contre 33 672 € pour un VE d’occasion de moins de trois ans. Un écart de seulement 5 % qui peut inciter certains conducteurs à privilégier le neuf. Les modèles plus anciens conservent néanmoins un avantage financier plus important. Tous âges confondus, une électrique d’occasion coûte en moyenne 23 384 €. Voilà qui permet de rappeler que le marché de la seconde main joue un rôle essentiel dans la démocratisation de l’électrique.
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