Les nouvelles voitures électriques se rechargent-elles trop vite ? Voici l’angoisse du « hot-dog »

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Pour les électromobilistes, les pauses à la borne de recharge en 2026 n’ont plus grand-chose à voir avec celles effectuées il y a quelques années. Le temps d’arrêt est de plus en plus court… Et cela suscite une nouvelle forme d’angoisse selon un cadre de Volvo. Laquelle ? L’angoisse du « hot-dog »…

L’angoisse du hot-dog

Pendant longtemps, la principale crainte des conducteurs de voitures électriques concernait la capacité de leur auto à atteindre une borne avant la panne sèche. Avec des autonomies plus confortables, l’angoisse n’est plus exactement la même. Certains électromobilistes resteraient branchés plus longtemps que nécessaire. Ce phénomène de « l’angoisse du hot-dog » a été évoqué par Anders Bell, directeur de l’ingénierie et de la technologie chez Volvo, lors de la présentation américaine du nouvel EX60.

Vous avez peut-être déjà vécu cette situation. On s’arrête pour recharger, on fait la queue pour acheter de quoi manger, on passe aux toilettes, et là c’est le drame ! Votre véhicule a repris plus d’énergie que ce que vous pensiez… Rien de grave évidemment, mais certains conducteurs aiment maîtriser ce sujet au % près… On vise 65 % car cela devrait suffire pour atteindre la destination, finalement on se retrouve avec 80 % de charge. Cela a évidemment un impact sur la facture, et parfois c’est embêtant.

Des recharges trop rapides ?

Comme le rappelle InsideEVs phénomène repose sur une nouvelle réalité technique : les voitures électriques récentes rechargent de plus en plus vite. Volvo annonce par exemple un 10 à 80 % en 16 minutes pour son EX60. D’autres modèles, notamment chez BMW ou Mercedes, promettent aussi des puissances très élevées. Ces performances changent la logique des longs trajets. Il ne s’agit plus forcément de « faire le plein » à chaque arrêt, mais de récupérer assez d’autonomie pour rejoindre sa destination, ou la prochaine borne.

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Beaucoup ont encore le réflexe de viser 80 % de batterie, un seuil souvent présenté comme optimal lors d’une recharge rapide. Mais ce n’est pas toujours nécessaire. Si l’on est à 120 ou 150 kilomètres de chez soi, une recharge plus courte peut largement suffire, surtout lorsque la voiture sera branchée à domicile à l’arrivée (pour un kWh beaucoup moins onéreux). Dans ce cas précis, continuer à charger sur une borne rapide revient à payer plus cher une énergie dont on n’a pas immédiatement besoin.

Mais attention, il faut nuancer. Ce phénomène ne concerne pas tous les modèles. À l’échelle du marché, seuls quelques modèles sont pour le moment capables de passer de 10 à 80 % de charge en moins de 20 minutes ou de faire plus de 400 km sur l’autoroute. L’angoisse de l’autonomie n’a donc pas disparu pour tout le monde. Mais cette formule originale du « hot-dog » illustre bien un changement d’époque. De quoi ouvrir un nouveau débat autour du temps nécessaire à passer à la borne.

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